• 20 ans de prison pour le "violeur des parkings"

    on cas avait relancé à l'époque le débat sur la récidive. Patrick Trémeau, violeur récidiviste, a été condamné vendredi, par la cour d'assises de Paris à vingt ans de prison pour trois nouveaux viols. Une peine est assortie d'une période de sûreté de dix ans et d'une obligation de soins de huit ans. Les jurés ont donc suivi les réquisitions de l'avocat général, malgré les tentatives de Patrick Trémeau, qui, durant ses quatre jours de procès, avait tenté de les convaincre qu'il avait changé et continuerait à changer si on le soignait. "Je crois qu'aujourd'hui, c'est ma dernière chance et je saurai la saisir. Je crois pouvoir (...) être meilleur demain", avait-il déclaré, avant que la cour ne parte délibérer.

    Patrick Trémeau, 45 ans, avait déjà été condamné à sept ans de prison en 1987, dans le Val-de-Marne, pour un viol et à 16 ans en 1998, à Paris, pour 11 viols et deux tentatives, commis entre 1993 et 1995. Compte tenu des remises de peine et des décrets de grâce collective, il était sorti de prison en mai 2005 après dix années d'incarcération. Mais entre juin et septembre, celui que l'on surnommait déjà "le violeur des parkings" avait renoué avec ses pulsions et violé trois jeunes femmes, deux dans des parkings et la troisième dans un local à poubelles. Des viols qu'il a toujours reconnus.

    "Il y a non-assistance à société en danger"

    "Le bon sens ne devait pas autoriser une libération aussi anticipée qui ne peut aboutir qu'à la catastrophe que vous allez juger ce soir", a estimé vendredi l'avocat général, Philippe Bilger, considérant que "quand on relâche dans la nature un homme comme Patrick Trémeau (...), il y a non-assistance à société en danger". "Ce qui est impressionnant, c'est sa sortie", a acquiescé l'un des avocats de Patrick Trémeau, Me Jean-Baptiste Rozès. "D'un coup d'un seul, le 7 mai 2005, on ne prend plus la peine de l'appeler, ni de faire quoi que ce soit", a-t-il dénoncé, appelant la cour à transformer son client, aujourd'hui "symbole du diable" et de la "désespérance" en celui "d'une peine efficace" et "moderne", privilégiant le suivi socio-judiciaire.

    Patrick Trémeau n'est "pas né sous une bonne étoile", avait concédé plus tôt M. Bilger dans son réquisitoire. Mardi, l'ancien plombier avait raconté en pleurant sa jeunesse difficile, du viol de sa mère, tombée enceinte de son demi-frère, aux coups de ceinture de son beau-père, en passant par les violences sexuelles qu'il avait subies dans un foyer alors qu'il était jeune adolescent. "Il est le seul à pouvoir briser le cercle vicieux" qui relie la victime d'hier à l'agresseur d'aujourd'hui, avait estimé jeudi l'expert psychiatre Daniel Zagury. "Il est évident que le Patrick Trémeau de 1998 (...) avec ses tentatives de suicide, sa haine et son ressentiment, n'a plus rien à voir avec celui d'aujourd'hui", a-t-il nuancé, avant de demander une peine qui prenne en compte le fait que l'accusé serait "un jour capable de sortir, sans doute diminué de tout ce qui le rendait dangereux".


    Source: LCI


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