• Fin de cavale des deux évadés de Moulins à Créteil, Khider grièvement blessé

    Photo non datée de Christophe Khider, publiée le 28 mai 2001 par le ministère de l'Intérieur

    La cavale des deux détenus évadés dimanche de la centrale de Moulins a pris fin mardi matin près de Créteil (Val-de-Marne) après une course poursuite et une fusillade avec la police, au cours de laquelle l'un d'eux a été grièvement blessé.

    La fuite des deux hommes fichés au grand banditisme, Christophe Khider, 37 ans, et Omar Top El Hadj, 30 ans, avait débuté dimanche après-midi après leur évasion de la prison de Moulins-Yzeure (Allier), grâce à des explosifs et la prise en otage de deux gardiens.

    Leur cavale de moins de 48 heures s'est achevée mardi matin lorsqu'ils ont été repérés par des policiers de la Brigade anti criminalité (BAC) et pris en chasse sur l'autoroute A86.

    L'un d'eux, Christophe Khider, a voulu, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Gérard Gachet, faire usage de son arme, et a été grièvement blessé de deux balles dans le thorax lors d'un bref échange de coups de feu.

    Une source proche de l'enquête a indiqué que l'autre détenu avait été choqué dans l'accident de voiture qui s'est produit lors de l'interpellation. "Il n'a opposé aucune résistance", a précisé M. Gachet. Trois policiers ont également été légèrement blessés dans la collision, qui a entraîné la fermeture de l'A86 au niveau du pont de Nogent-sur-Marne.

    Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux évadés avaient percuté un véhicule sur l'A4 mardi vers 04H00, et pris en otage son conducteur l'obligant à retirer de l'argent avec sa carte bancaire dans une billetterie à la porte de Bercy à Paris (XIIe).

    L'homme, relâché, a alors alerté la police et donné le signalement de son véhicule. Une course poursuite s'est alors engagée pour s'achever dans un tunnel de l'A86 à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) où les malfaiteurs ont été interpellés. Ce tunnel, importante voie de circulation pour l'est parisien, devrait être fermé une grande partie de la matinée, le temps de faire les constatations, a indiqué la police.

    Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a adressé "ses vives félicitations" aux fonctionnaires de la BAC et salué "l'efficacité de l'ensemble des forces de police et de gendarmerie".

    La cavale des deux malfaiteurs a été ponctuée de prises d'otage, brèves, et de braquages. Ils avaient été signalés une première fois dimanche soir près de Nevers (Nièvre) où ils ont eu un accident de voiture, et à Evry (Essonne), où ils ont relâché les surveillants de prison.

    Ils ont ensuite été repérés en Seine-Saint-Denis où ils ont été suivis pendant 15 minutes par la police de ce département qui n'a jamais reçu, selon des sources policières, le feu vert "de la très haute hiérarchie" pour les intercepter. Leur trace a été momentanément perdue, lorsqu'ils ont pris la direction de Lille, avant d'être de nouveau retrouvée dans le nord de la France où ils ont braqué des automobilistes pour voler des voitures.

    Claude Charles-Catherine, dite "Catherine", la mère de Christophe Khider, a affirmé à l'AFP qu'elle avait appris par la radio l'arrestation de son fils. "Je n'ai pas eu de contact avec lui depuis son évasion. J'apprend qu'il est blessé, j'espère qu'on me laissera le voir, mais je ne sais même pas où il est, personne ne me dit rien", a-t-elle ajouté.

    Christophe Khider a été condamné à la perpétuité en 1999 pour un vol avec mort d'otage puis à 15 ans de prison en 2007 pour une tentative d'évasion de la prison de Fresnes en 2001. Omar Top El Hadj a été condamné à 10 ans de prison pour une fusillade avec des policiers en 2002.


    source : lci


    4 commentaires
  • Quatre braquages en moins de deux heures


    Quatre braquages à main armée ont eu lieu en moins de deux heures samedi soir dans des petits commerces, tous situés dans l'arrondissement d'Argenteuil, dans le Val-d'Oise.
     
    Vers 18h50, quatre individus, dont deux munis d'une arme de poing, se sont emparés de la caisse d'un fleuriste à Cormeilles-en-Parisis, dont le contenu est estimé à 700 euros. Aux alentours de 19 heures, deux autres braquages ont eu lieu à Bezons, l'un chez un fleuriste et l'autre dans un bar. Pour le premier, le montant du préjudice n'a pas pu être communiqué. Pour le second, les trois malfaiteurs, dont deux possédaient une arme de poing, se sont fait remettre le contenu de la caisse, estimé à 1.000 euros, ainsi que des jeux de grattage. Enfin, vers 20 heures, deux individus, dont l'un muni d'une arme de poing, ont braqué une boulangerie à Argenteuil. Le montant du préjudice n'a pas été communiqué. Lors de ces quatre vols à main armée, personne n'a été blessé.
     
    Par ailleurs, vers 18h30, le propriétaire d'une bijouterie de Saint-Leu-La-Forêt a été blessé au coude par un tir de fusil lors d'une tentative de braquage. L'homme, ainsi que sa compagne, ont été transportés au centre hospitalier d'Eaubonne, a-t-on appris auprès des pompiers. Les quatre malfaiteurs ont pris la fuite, a-t-on ajouté de source policière. Les différentes enquêtes ont été confiées à la police judiciaire du Val-d'Oise.
     
    source : lci


    votre commentaire
  • Les deux évadés "probablement loin"

    La folle cavale continue. Fichés au grand banditisme, les deux détenus, qui se sont évadés dimanche après-midi de la maison centrale de Moulins-Yzeure, dans l'Allier, ont braqué un automobiliste et son petit-fils de 5 ans, dans la nuit de dimanche à lundi dans l'agglomération amiénoise, avant de les relâcher plusieurs heures plus tard sains et saufs à Saint-Laurent-Blangy, près d'Arras. Ils ont alors braqué la voiture d'une quinquagénaire, qui a raconté avoir eu "la peur de sa vie" quand au petit matin les deux hommes "lui ont braqué un pistolet dessus" et ont tenté de l'emmener dans leur fuite. "Mais j'ai eu de la chance, une voiture est alors passée (...) et les deux hommes sont alors partis."

    Les deux hommes "sont probablement loin", a-t-on reconnu de source policière lundi en fin d'après-midi. Ils ont pu aller vers la "Belgique, la Hollande, ou redescendre dans l'Aisne pour aller vers le Luxembourg, il y a plein de possibilités", a-t-on ajouté de même source. "Leur plan n'était pas prévu comme ça. Il y a une part d'improvisation", a-t-on poursuivi, soulignant que l'enquête allait être longue.

    Plusieurs braquages de voitures

    Le premier fuyard, Christophe Khider, 37 ans, a été condamné à la perpétuité pour un braquage avec mort d'otage. Il avait été ensuite condamné en 2007 à 15 ans de prison pour une tentative d'évasion de la prison de Fresnes en 2001. Le second, Omar Top El Hadj, 30 ans, a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle pour une fusillade avec des policiers en 2002. Il était "libérable en 2020", selon une source pénitentiaire.

    Les deux "otages d'Amiens" ont été auditionnés après avoir reçu des "soins", selon une source policière, précisant que le grand-père, âgé de 65 ans, aurait été "violenté". Deux "voitures-relais" utilisées par les fuyards et retrouvées l'une à Amiens, l'autre à Arras, devaient en outre être "passées au peigne fin" par les services de l'Identité judiciaire de la police judiciaire. Dimanche déjà, c'est à l'aide d'otages qu'ils se sont enfuis. Après avoir fait sauter les portes du parloir, ils ont pris deux surveillants en otage, qu'ils ont relâchés dans la soirée à Evry, dans l'Essonne. Entre temps, il y a aussi eu changement de voitures, notamment après un accident.

    Deux proches des évadés en garde à vue 

    Le plan "Epervier", consistant à l'établissement massif de barrages de gendarmerie, a été déclenché dès dimanche. L'administration pénitentiaire a annoncé lundi des "mesures d'urgence" pour renforcer la sécurité, en particulier des "renforts" de personnel, à la prison de Moulins, qui comprend deux établissements distincts, une maison d'arrêt et une maison centrale, compte 272 places.

    La concubine de Christophe Khider et la soeur d'Omar Top El Hadj ont été placées en garde à vue et sont interrogées par la police judiciaire. "Il y a eu concomitance entre leur arrivée à Moulins et l'évasion. C'est pourquoi nous avons encore besoin de les interroger", a souligné le procureur de Lyon, ajoutant que si une mise en examen des deux femmes intervenait, ce ne serait "pas avant mardi". La quarantaine d'autres personnes qui se trouvaient dans le parloir au moment où les détenus ont pris en otage les deux surveillants avec au moins un pistolet ont été entendues par les enquêteurs dans la nuit .


    source : lci



    votre commentaire
  • on cas avait relancé à l'époque le débat sur la récidive. Patrick Trémeau, violeur récidiviste, a été condamné vendredi, par la cour d'assises de Paris à vingt ans de prison pour trois nouveaux viols. Une peine est assortie d'une période de sûreté de dix ans et d'une obligation de soins de huit ans. Les jurés ont donc suivi les réquisitions de l'avocat général, malgré les tentatives de Patrick Trémeau, qui, durant ses quatre jours de procès, avait tenté de les convaincre qu'il avait changé et continuerait à changer si on le soignait. "Je crois qu'aujourd'hui, c'est ma dernière chance et je saurai la saisir. Je crois pouvoir (...) être meilleur demain", avait-il déclaré, avant que la cour ne parte délibérer.

    Patrick Trémeau, 45 ans, avait déjà été condamné à sept ans de prison en 1987, dans le Val-de-Marne, pour un viol et à 16 ans en 1998, à Paris, pour 11 viols et deux tentatives, commis entre 1993 et 1995. Compte tenu des remises de peine et des décrets de grâce collective, il était sorti de prison en mai 2005 après dix années d'incarcération. Mais entre juin et septembre, celui que l'on surnommait déjà "le violeur des parkings" avait renoué avec ses pulsions et violé trois jeunes femmes, deux dans des parkings et la troisième dans un local à poubelles. Des viols qu'il a toujours reconnus.

    "Il y a non-assistance à société en danger"

    "Le bon sens ne devait pas autoriser une libération aussi anticipée qui ne peut aboutir qu'à la catastrophe que vous allez juger ce soir", a estimé vendredi l'avocat général, Philippe Bilger, considérant que "quand on relâche dans la nature un homme comme Patrick Trémeau (...), il y a non-assistance à société en danger". "Ce qui est impressionnant, c'est sa sortie", a acquiescé l'un des avocats de Patrick Trémeau, Me Jean-Baptiste Rozès. "D'un coup d'un seul, le 7 mai 2005, on ne prend plus la peine de l'appeler, ni de faire quoi que ce soit", a-t-il dénoncé, appelant la cour à transformer son client, aujourd'hui "symbole du diable" et de la "désespérance" en celui "d'une peine efficace" et "moderne", privilégiant le suivi socio-judiciaire.

    Patrick Trémeau n'est "pas né sous une bonne étoile", avait concédé plus tôt M. Bilger dans son réquisitoire. Mardi, l'ancien plombier avait raconté en pleurant sa jeunesse difficile, du viol de sa mère, tombée enceinte de son demi-frère, aux coups de ceinture de son beau-père, en passant par les violences sexuelles qu'il avait subies dans un foyer alors qu'il était jeune adolescent. "Il est le seul à pouvoir briser le cercle vicieux" qui relie la victime d'hier à l'agresseur d'aujourd'hui, avait estimé jeudi l'expert psychiatre Daniel Zagury. "Il est évident que le Patrick Trémeau de 1998 (...) avec ses tentatives de suicide, sa haine et son ressentiment, n'a plus rien à voir avec celui d'aujourd'hui", a-t-il nuancé, avant de demander une peine qui prenne en compte le fait que l'accusé serait "un jour capable de sortir, sans doute diminué de tout ce qui le rendait dangereux".


    Source: LCI


    votre commentaire
  • Depuis six mois, la justice bruxelloise recherche un diabolique

    BRUXELLES Au rythme d'une agression immuablement suivie de trois menaces, un corbeau, non identifié depuis six mois, distille la peur à Bruxelles. Son scénario, très élaboré, cible une Bruxelloise de 43 ans. Un véritable scénario à la Hitchcock.

    Selon nos infos, trois polices cherchent à identifier cet inconnu qui, dans son dernier courrier, daté de mardi passé, prévient sa victime, rendue folle de terreur, que plus "rien ne lui fait peur" . Le parquet piétine.

    <mot-cle>Cécile, sa proie, </mot-cle> ne comprend pas. La dernière fois, deux hommes l'ont attaquée en rue. Ils l'ont maintenue, ils ont versé du produit dans ses cheveux et ont mis le feu. Cécile, qui est gardienne de parc en Région bruxelloise, ne sort plus qu'accompagnée par des collègues.

    L'affaire a pris de telles proportions que l'IBGE, son employeur, a dû proposer un soutien psychologique. L'aide ne suffit plus. L'angoisse de Cécile est à nouveau maximale. Depuis le début, trois menaces du corbeau annoncent une agression imminente.

    Dans la troisième reçue mardi, le corbeau est clair. "Je vais te démolir." Et Cécile ne sait toujours pas ce qu'elle a fait, ni à qui, pour avoir mérité ce cauchemar. Tout commence le 4 août par une agression dans le parc du 21-Juillet à Laeken. L'agresseur a vidé un spray lacrymogène. Cécile, aveuglée, est tombée. Elle a reçu à terre un coup de pied au visage et l'agresseur, un chauve, est parti sans piper mot, avec son GSM.

    <mot-cle>Cécile croit </mot-cle>à une agression banale. C'est le 28 août qu'elle change d'avis, en trouvant ce message sur sa boîte vocale : "On t'aura, on t'aura." Voix d'homme déguisée façon Scream, le film d'horreur. Elle change définitivement d'avis le 1er septembre, jour de la rentrée, en recevant ce courrier : "Ça fait peur ? ah ah ah."

    Le 4 septembre, on trouve dans un autre parc bruxellois, le Colonial, un colis à son nom, qui contient un cutter, un dessin de tête de mort et ce texte : "Je t'attends Cécile." Près du prénom, une croix.

    La police a compris le 16 que ce n'était pas une plaisanterie.

    Le 16 septembre, Cécile était victime d'une agression au cutter, plusieurs coups la défigurent. L'inconnu, le même chauve, s'est contenté de dire : "On t'avait dit qu'on t'aurait."

    Source ; la derniere heure

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires