• 6 ans requis contre Kapllan ( Belgique )

    Vol de planches et folle cavale : le parquet ne trouve aucune excuse. Superbes plaidoiries des avocats

    BRUXELLES Comme toujours depuis vingt-cinq ans s'agissant de Kapllan Murat, deux versions s'affrontent. Celle du ministère public, l'avocate générale Elyane Jockmans, qui ne trouve aucune excuse au recordman belge des évasions, et en tire les conséquences : en première instance, Kapllan Murat avait eu droit à la clémence de la justice et s'en était tiré avec 1 an et 450 heures de travaux d'intérêt général.

    Si le parquet a interjeté appel, c'est pour assommer Kapplan d'une peine... six fois plus lourde : 72, voire 73 mois supplémentaires de prison ferme. Ou 6 ans... à ajouter aux 20 ans que Kapllan Murat a déjà passés derrière les barreaux.

    Face à la politique choc du gourdin, le besoin d'humanité remarquablement plaidé par les avocats Nathalie Buisseret et Pascal Vanderveeren. C'est la thèse qu'avaient suivie les juges de première instance : à 45 ans et demi, Kapllan qui veut se réinsérer doit pouvoir espérer que la justice lui tende la main. C'était, hier matin, la seconde audience - sous haute surveillance - de ce procès dont Kapllan Murat connaîtra le dénouement le 18 décembre.

    À la différence d'un Benallal, Kapllan n'a pas de sang sur les mains. Les faits pour lesquels il est jugé concernent ce vol de planches, alors qu'il était en conditionnelle, en avril 2005 à Londerzeel. En première instance, le juge lui avait infligé des travaux d'intérêt général, disqualifiant les préventions de vol avec violence et d'association de malfaiteurs et donnant tort au parquet.

    Le tribunal estimait aussi que le policier de Londerzeel qui avait fait feu sur le Bruxellois avait "mal évalué la situation". L'avocate générale Jockmans s'insurge : en appel, elle réclame 36 mois (ferme). Et autant pour la folle cavale (16 minutes de course-poursuite avec contresens furieux sur l'autoroute E411) de juillet 2006) : 3 ans ou trois fois plus qu'en correctionnelle à Nivelles.

    Avec sensibilité et non sans fondements juridiques étayés, les avocats ont plaidé le désespoir d'un homme qui, récemment papa d'une petite fille, promet, dès sa sortie de prison qu'il espère proche, tirer définitivement un trait sur le passé.

    Longues d'une matinée, les plaidoiries semblaient si convaincantes que le bientôt quinquagénaire aux six évasions (dont une non-réintégration) n'a plus souhaité prendre la parole.

     

    source : la derniere heure


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