• David Hotyat de retour devant le juge

    En avril 2003, la famille du promoteur immobilier Xavier Flactif était assassinée au Grand-Bornand, en Haute-Savoie, puis les corps brûlés dans une forêt voisine. Interpellé le 16 septembre, leur voisin, David Hotyat, un mécanicien de 33 ans, avouait les avoir tués avant de montrer le site de crémation. Puis il se rétractait, mettant en cause deux mystérieuses personnes - un scénario auquel il devait se tenir pendant les trois semaines de son procès en juin 2006, malgré les multiples incohérences soulevées par ses proches et les experts. Fin juin, reconnu coupable des meurtres des cinq membres de la famille (Xavier Flactif, sa compagne Graziella Ortolano, et leurs trois enfants, âgés de 6 à 10 ans), il était condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. Ses complices écopaient de peines allant de un an de prison avec sursis à 15 ans de réclusion.

    Le procès en appel de David Hotyat s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises d'appel du Rhône. Jugé principal protagoniste du drame et ayant reçu la condamnation la plus lourde, Hotyat a été le seul à faire appel. Les autres parties prenantes du quintuple meurtre n'apparaîtront donc pas à cette nouvelle audience. Pas plus le frère du principal accusé, Mickaël Hotyat, condamné à la peine la plus légère (un an avec sursis) pour avoir jeté l'arme du crime dans un canal, que son ancienne compagne  Alexandra Lefèvre, condamnée à 10 ans ; pas plus l'ami Stéphane Haremza, condamné à 15 ans pour complicité et association de  malfaiteurs, que sa femme Isabelle Haremza, qui avait écopé de 7 ans.

    Une tuerie dictée par la jalousie

    Au cours de la première audience, la cour d'assises de Haute-Savoie avait suivi les réquisitions de l'avocat général réclamant pour David Hotyat la peine la plus lourde prévue pour homicide avec préméditation. L'accusé avait reconnu, lors de ses premiers aveux, que le mobile des meurtres était la jalousie ; n'acceptant pas la réussite matérielle du promoteur, il s'était installé après la tuerie dans un chalet appartenant aux Flactif, à 80 m à peine du lieu du drame. A ce moment, le promoteur était simplement considéré comme disparu par les enquêteurs.

    Mais après avoir tenté d'aiguiller les recherches sur de fausses pistes - il était même apparu dans une émission télévisée, témoignant sur le drame - Hotyat avait été trahi par une coupure qu'il s'était faite au doigt lors du quintuple meurtre. Des examens pratiqués sur des traces de sang retrouvées dans le chalet de la tuerie avait permis d'identifier des traces d'ADN correspondant aux cinq disparus. Ainsi que la signature génétique d'une sixième personne : David Hotyat.


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