• Disparition d'Estelle : les enquêteurs ont réentendu Fourniret

    Michel Fourniret est-il mêlé à la disparition de la petite Estelle Mouzin le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine-et-Marne ? La police judiciaire de Versailles ne le croit pas, mais elle s'est toutefois rendue mardi à Reims pour entendre le tueur en série présumé, révèle Le Parisien dans son édition de mercredi. Cette audition n'a pas fourni "d'élément nouveau qui fasse qu'on puisse s'intéresser à cette piste", a affirmé une source judiciaire à  l'afp.

    La lettre qui sème le doute

    Un des éléments allant dans le sens de la non implication de Fourniret dans ce dossier est un appel qu'il a passé à 20 heures le jour des faits de son domicile de Sart-Custinne en Belgique, incompatible avec sa présence à Guermantes, situé à 267 km de là, à 18h15. "Fourniret n'a pas affirmé positivement avoir passé ce coup de téléphone, mais il a dit que s'il y avait eu un coup de téléphone ce jour-là (ce qu'attestent les relevés téléphoniques, NDLR), ça ne pouvait être que de lui".
      
    Fourniret, qui avait déjà été entendu dans le dossier par les enquêteurs, avait semé le doute en demandant le 18 juin dernier, dans un courrier adressé à la chambre de l'instruction  de la cour d'appel de Reims, à rencontrer les parents d'Estelle Mouzin ainsi que ceux de deux autres jeunes femmes disparues Marie-Angèle Domece et de Joanna  Parrish. Dans cette lettre, l'Ogre des Ardennes demandait également la jonction de ces trois affaires au dossier pour lequel il est renvoyé devant la cour d'assises des Ardennes.
     
    Manipulation de Fourniret pour retarder le procès ?
      
    Selon plusieurs sources proches du dossier, Fourniret aurait pu rédiger cette demande pour retarder la date de son procès devant la cour d'assises des Ardennes, alors que la date n'en avait pas encore été fixée. Depuis, le début du procès a été fixé au 27 mars 2008. Fourniret sera jugé pour sept homicides de jeunes femmes ou adolescentes, tous accompagnés de viols ou tentatives, un enlèvement et une tentative d'enlèvement.
     
    Elément perturbateur toutefois, note Le Parisien, Monique Olivier, l'épouse de Michel Fourniret, aurait déclarait ce lundi à la PJ de Versailles qu'elle se trouvait bien le 9 janvier 2003 à Sart-Custinne, en compagnie de son fils Sélim et de son époux... Didier Sedan, l'avocat d'Eric Mouzin, le père d'Estelle, a exigé qu'une enquête de téléphonie approfondie soit lancée pour déterminer si des renvois d'appels étaient possible. En clair, pour savoir si l'homme se trouvait en Belgique lorsqu'il a passé l'appel.

     

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