• Qui se cache derrière la mystérieuse Fraction nationaliste armée révolutionnaire ? Selon RTL, qui a révélé l'information, ce groupe aurait revendiqué il y a plusieurs semaines par courrier et photos à l'appui, auprès du ministère de l'Intérieur, les destructions ou tentatives de destructions de plusieurs radars sur les routes de France. "Mais d'autres revendications sont intervenues depuis", a-t-on précisé à la police judiciaire. Les services antiterroristes ont été chargés de l'enquête.
     
    La dernière tentative remonte à mardi, à la hauteur de Baillet-en-France, dans le Val-d'Oise, au bord de la Francilienne. L'engin retrouvé sur les lieux n'a pas explosé et a été désamorcé par les services de déminage. Pour stopper leurs actions, les poseurs de bombe exigent de l'Etat une importante somme d'argent et réclament également un "abaissement de la fiscalité" ou encore "moins de répression", souligne RTL. Une porte-parole de la police judiciaire a dit ne pas pouvoir préciser le montant des sommes réclamées à l'Etat.
       
    L'affaire n'est pas sans rappeler celle du groupe AZF qui avait exercé un chantage à la bombe contre le gouvernement en 2004 en déposant des engins explosifs - qui n'avaient cependant pas été actionnés - sur des voies de chemin de fer. Les bombes retrouvées au pied des radars sont beaucoup plus rudimentaires que celles d'AZF, souligne-t-on à la police judiciaire. 

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  • Un sexagénaire jugé pour avoir tagué un mur

    BRUXELLES Hier, le tribunal correctionnel de Bruxelles a rendu un jugement concernant un certain Frédéric D. L'homme, âgé de 65 ans, était poursuivi pour destruction d'un édifice. En réalité, il s'agit d'un graffiti sauvage.

    Alors que les dockers étaient en grève, Frédéric, éternel militant, était parti avec des amis; objectif : taguer un mur pour y inscrire "Libérez les dockers" .

    Mais la police les surprend. Frédéric est interpellé. La patrouille fouille sa voiture. Et dans le coffre, elle retrouve une serpette, une machette, un bidon contenant 5 litres de carburant, un livre sur Molotov et une boîte d'allumettes.

    Frédéric est placé en garde à vue. Il est poursuivi pour port d'arme prohibé et destruction d'édifice.

    Devant le tribunal, Frédéric a été condamné par défaut - c'est-à-dire en son absence - à une peine de prison d'une année. Suite à cela, l'homme a fait opposition afin de pouvoir être rejugé en sa présence.

    Devant ses juges, il a expliqué qu'il n'était évidemment pas un homme s'impliquant dans des actes terroristes. D'ailleurs, il n'a pas d'antécédent. Hier, le tribunal a rendu son jugement. Frédéric a été acquitté pour le port d'arme prohibé. Pour la destruction d'édifice, il a seulement écopé d'une suspension.



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  • C'est la deuxième fois en moins d'un mois que cette société de gardiennage et de transports de fonds est touchée par un acte terroriste. Un attentat à la bombe a visé mercredi soir un fourgon de Valiance sur un parking très fréquenté d'Ajaccio, sans faire de victimes.
     
    La bombe, de nature encore indéterminée, a explosé vers 19h30. "Elle était placée sous le capot-moteur, qui a volé en éclats", a indiqué à l'AFP un témoin sur place. Le fourgon, une camionnette non blindée, était garé sur un parking entouré d'immeubles dans un quartier populaire de la ville. Le 24 novembre dernier, Valiance avait déjà été touchée par une explosion criminelle. Un substitut du procureur s'est rendu sur les lieux, où un cordon de sécurité a été mis en place.

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  • Près de la mairie et devant le commissariat de police, l'homme, un habitant de la ville âgé d'une quarantaine d'années, s'est trouvé en face de trois policiers qu'il aurait mis en joue avant d'être abattu de trois balles après sommation. L'agresseur est décédé durant son transfert à l'hôpital par hélicoptère.
      
    Une altercation avait tout d'abord opposé le maire de Graulhet, Jean Picarel (DVD) dans son bureau avec son agresseur qui s'était enfui en courant avec son arme de chasse. Selon plusieurs témoins, avant de se rendre à la mairie, le forcené aurait tenu des propos incohérents chez lui avant de sortir et de frapper à plusieurs portes voisines. Une femme de 84 ans qui lui avait ouvert aurait été violemment giflée par lui.

    Un précédent en 2003 

    "Lorsque j'ai ouvert la porte de mon bureau je me suis trouvé face à un canon de fusil. L'individu devant moi était comme un chasseur partant à la chasse", a expliqué Jean Picarel à l'AFP. Une bagarre avait opposé les deux hommes, l'agresseur du maire lui reprochant de lui avoir "fait perdre des milliards", a précisé M. Picarel. "Il a réussi à me faire tomber au sol et m'a braqué le canon de l'arme entre les deux yeux. J'ai entendu deux déclics, puis plus rien", a-t-il précisé.
      
    La procureure de la République de Castres Danièle Drouay-Ayral a saisi l'Inspection générale de la police (IGPN) pour établir les circonstances de l'affaire. "C'est une procédure normale en cas de mort d'homme", a-t-elle précisé ajoutant que le SRPJ était chargé de l'enquête.Le préfet du Tarn et le sous-préfet de Castres se sont rendus sur les lieux mardi soir. En février 2003, Jean Picarel avait été victime d'une tentative  d'assassinat: le mari de la maire sortante, Jean-Jacques Rodet, avait tiré plusieurs coups de feu contre lui à son domicile, quelques jours après son élection


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  • Un automobiliste de 28 ans a été placé en garde à vue mardi dans l'Hérault, au terme d'une course poursuite de deux heures à travers l'Hérault et le Gard, avec les gendarmes qui l'ont délibérément percuté pour l'obliger à s'arrêter, selon la gendarmerie.
     
    L'homme qui circulait à bord d'une voiture immatriculée en Haute-Savoie, a dans un premier temps refusé de s'arrêter à un banal contrôle routier, à Codognan, dans le Gard. L'automobiliste s'est alors lancé, avec une trentaine de gendarmes à ses trousses, à travers des petites routes, entrant et ressortant de l'autoroute de façon à éviter les barrages, tout en multipliant les infractions -demi-tours, dépassements dangereux, sens interdits- allant jusqu'à tenter de renverser les motards qui arrivaient à sa hauteur.
     
    Arrivé aux portes de Montpellier, à Baillargues, dans l'Hérault, un véhicule banalisé de la gendarmerie l'a délibérément percuté au moment où le jeune homme tentait un demi-tour. Les gendarmes ont dû briser la vitre et utiliser les gaz lacrymogènes pour le menotter. Il a été emmené à la brigade de Castries dans l'Hérault, en état de choc et d'excitation. Il a été placé en garde à vue.


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  • Le 26 septembre 2003, le principal du collège Virebelle Clément Roussenq à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) était tué d'un coup de couteau alors qu'il sortait de son véhicule sur le parking de l'établissement, après avoir été attiré hors de son domicile par un stratagème. Plusieurs dizaines d'interpellations n'ont pas permis à ce jour d'élucider le meurtre. Mais un nouvel élément pourrait la faire rapidement progresser. 

    Un homme de 26 ans a été interpellé lundi matin par les policiers du commissariat de La Ciotat pour une série de braquages, à la suite d'une dénonciation. Déjà connu des services de police, il a sauté du second étage d'un immeuble du centre-ville pour tenter de leur échapper.

    Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Marseille, où il est entendu
    dans le cadre de l'enquête sur le meurtre du principal du collège de La Ciotat. On ignore encore quels sont les éléments qui pourraient peser sur lui. Pour l'heure, indique-t-on de source proche de l'enquête, le suspect nie toute implication dans l'homicide.


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  • Un automobiliste soupçonné d'avoir percuté huit cyclistes qui participaient au Téléthon samedi à Saint-Selve, en Gironde, faisant quatre blessés dont deux graves, avant de les menacer avec une arme de poing, a été mis en examen lundi à Bordeaux. Son placement en détention provisoire a été requis.

    L'automobiliste, un Belge de 33 ans, qui n'avait plus de permis depuis "plusieurs années" ni de papiers d'assurance en règle selon les gendarmes, a été mis en examen pour "blessures involontaires aggravées avec ITT (incapacité totale de travail) inférieure à 3 mois" et "violence volontaire avec arme", a précisé le parquet.

    Pistolet, couteau, batte de base-ball...

    Le conducteur avait perdu le contrôle de son véhicule et percuté dans un virage un peloton de huit cyclistes qui effectuaient une épreuve de 60 km pour le Téléthon, selon les gendarmes. Après la collision, l'homme, blessé, avait menacé les cyclistes avec un pistolet d'alarme, indiquant vouloir porter plainte contre eux, avaient-ils précisé. Une batte de base-ball et un couteau à cran d'arrêt avaient été trouvés dans la voiture.

    Membres du club sportif de La Brède, les quatre cyclistes blessés ont été hospitalisés au CHU de Bordeaux. Ils souffrent de multiples fractures, notamment du bassin et des jambes.


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  • Émile a été enlevé et séquestré pendant quatre heures. Les malfrats en voulaient à son argent

    BRUXELLES Dans notre édition de dimanche, nous vous parlions de l'enlèvement de ce fiscaliste pris en otage pendant quatre heures, le temps que les malfrats tentent de lui dérober une partie de sa fortune. Ce fiscaliste réputé, c'est Émile Gendarme, 63 ans.

    Malgré le choc, il a accepté de nous raconter son calvaire. "C'était vendredi soir, vers 18 h, je suis sorti du ring car il y avait des embouteillages. J'étais à Grand-Bigard, mon téléphone a sonné. Je me suis mis sur le côté pour décrocher." La manoeuvre fut fatale.

    "Une camionnette s'est arrêtée à ma hauteur. J'ai vu un homme en sortir. Il avait un uniforme de policier. Le pantalon, la veste avec l'insigne et une cagoule noire", précise Émile, ému. "Il pointait une arme dans ma direction et me disait d'ouvrir la porte. Je me suis dit que c'était la brigade grand banditisme, qu'ils avaient dû se tromper de cible."

    N'ayant rien à se reprocher, Émile a déverrouillé les portes. "Ils sont arrivés à quatre dans la voiture. Quatre en uniforme de police armés jusqu'aux dents. Il y avait même une kalachnikov. J'ai immédiatement reçu un violent coup dans la nuque et un des gars m'a dit: Démarre, démarre." Émile a compris qu'il devait suivre la camionnette bleue. Après avoir roulé quelques kilomètres, Émile a reçu l'ordre de s'arrêter. "On est arrivés sur le parking d'un garage. La camionnette s'est arrêtée aussi. Un homme est descendu et a pris ma place, siège conducteur." Sous les coups, Émile a été poussé sur la banquette arrière. "J'ai dû mettre ma tête sur les genoux d'un des gars. Il n'arrêtait pas de pousser dans mes yeux pour m'aveugler."

    Dix minutes plus tard, la Mercedes CL5 350 AMG d'Émile s'est arrêtée dans un hangar vide. "Ils m'ont frappé et déshabillé. Entièrement. J'étais nu comme un ver. J'ai dû me mettre à genoux sur le sol, les mains menottées dans le dos." Les malfrats ont parlé. "On ne te veut aucun mal, on veut ton fric. On sait que tu gagnes beaucoup d'argent." Et réalité, ils savaient beaucoup de choses. "Ils ont parlé d'un coffre qui se trouve dans la penderie de ma femme." Étrange puisque le couple avait été cambriolé il y a quelques mois...

    Après avoir fouillé la veste d'Émile, les malfrats ont trouvé toutes les cartes de crédit. "J'ai dû donner les codes. Ils m'ont frappé, ils ont même pressé mes testicules pour que je parle. Et puis j'ai entendu ma voiture partir..."

    Deux heures plus tard, ils sont revenus avec une autre voiture. "Ils parlaient arabe mais j'ai entendu le nom Viasat (société de la localisation par satellite), j'ai compris que ma voiture avait été immobilisée."

    Émile est remonté de force dans la camionnette. Quatre heures après avoir été enlevé, ses ravisseurs l'ont largué dans une rue de Molenbeek. "J'ai vu une famille, j'ai demandé d'appeler la police. Ils m'ont gentiment conduit au commissariat le plus proche."



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  • Emile a été kidnappé alors qu'il se trouvait dans sa Mercedes. Les malfrats l'ont déshabillé, roué de coups et séquestré !

    BRUXELLES Quatre heures. Le calvaire d'Emile a duré quatre longues heures. Un temps interminable durant lequel ce fiscaliste réputé de Bruxelles a cru qu'à chaque instant, les hommes qui l'avaient kidnappé pouvaient le tuer.

    Face à des Kalachnikovs et des armes lourdes, Emile, 63 ans n'a rien pu faire à part obtempérer aux ordres. C'est-à-dire donner sa voiture, se déshabiller et divulguer les codes secrets de ses cartes...

    Tout a commencé vers 18 h, à Dilbeek. Emile G. qui s'apprête à prendre le ring et l'autoroute afin de se rendre à Paris est arrêté par une camionnette bleue. Quatre hommes descendent. À première vue, Emile qui était encore dans sa Mercedes CLK n'a pas eu peur puisqu'il aperçoit des uniformes de police !

    Hélas, il a vite compris que ces malfrats n'avaient rien de vrais policiers. Non seulement, ils avaient des uniformes mais également des cagoules style DSU (les policiers d'élite appelée sur les opérations périlleuses). "Ils avaient aussi des Kalachnikovs et des armes lourdes" nous confirme le porte-parole de la zone Ouest, Johan Berkmans.

    Emile, sous la menace des armes, a été prié de rouler. "Les auteurs sont montés à bord de la voiture". Les complices, eux, ont suivi à bord de leur camionnette, la Mercedes qui s'est dirigée vers un hangar désaffecté. "Après avoir roulé quelques minutes, la victime a dû arrêter sa voiture. Ils l'ont forcé à se mettre à l'arrière de la camionnette. Ils lui ont mis quelque chose sur son visage".

    Arrivée dans le hangar, la victime a été frappée afin qu'elle donne les codes de ses cartes de crédits. Selon nos informations, il est évident que les ravisseurs savaient parfaitement à qui ils avaient affaire. Leur cible n'avait été nullement choisie au hasard. Au contraire, ils connaissaient des détails que seuls de personnes avisées pouvaient détenir. "Deux malfrats sont restés près de la victime, deux autres sont partis avec les cartes de crédit". Et histoire de faire le chemin de manière confortable, ils ont emprunté la Mercedes d'Emile. Erreur fatale... "Elle était munie d'un système qui immobilise la voiture en cas de mauvaise manoeuvre". Arrivés à Anderlecht, les deux malfrats se sont retrouvés piégés. "Ne pouvant plus avancer, ils ont abandonné la Mercedes. La victime, qui avait été menottée, a été embarquée dans la camionnette".

    Les malfrats ont repris la route. Finalement, ils ont éjecté Emile, près de la rue de Ribaucourt, en plein Molenbeek. C'est la raison pour laquelle il s'est présenté, au terme de quatre heures de détention au commissariat le plus proche. L'histoire ne dit pas si les malfrats l'avaient rhabillé ou non...

    "Pour l'instant, on ignore si de l'argent a été dérobé", indique Johan Berckmans qui précise que le sexagénaire a été pris en charge par le bureau d'aides aux victimes de la zone.


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  • Quelques heures après la remise en liberté de l'architecte placé en garde à vue vendredi dans le cadre de l'attentat au colis piégé qui a tué une secrétaire d'un cabinet d'avocat parisien, le mystère demeure. L'homme, qui avait fait l'objet d'une plainte de la part d'une avocat du cabinet visé, a été mis hors de cause samedi par les enquêteurs, qui privilégieraient désormais la piste d'un attentat visant un autre avocat, Me Olivier Brane, blessé lors de l'explosion et auquel le paquet contenant la bombe était adressé.
     
    Pour étayer cette piste, la police s'appuie sur un curieux message qui avait été glissé avec les chocolats adressés "au personnel du cabinet", avec le champagne, adressé à Me Catherine Gouet-Jenselme et avec la bombe. Sur un papier bristol, il était écrit : "en souvenir d'une affaire immobilière complexe", révèle le Journal du Dimanche.

    "Qui pourrait m'en vouloir"

    Depuis son lit d'hôpital, l'avocat visé cherche en vain à identifier une piste. "Oui, je traite d'affaires immobilières, mais elles sont toutes complexes", s'émeut-il dans le JDD. Décrit dans le journal par un de ses clients comme "quelqu'un de propre", Me Olivier Brane a reçu la visite samedi de Rachida Dati. "Je ne me suis jamais senti particulièrement menacé, qui pourrait m'en vouloir", s'étonne-t-il dans le JDD.
     
    Un mobile que les enquêteurs tentent de déterminer en s'intéressant de près au colis piégé artisanal mais qui "dénote un savoir-faire certain et qui est terriblement efficace", souligne une source proche de l'enquête dans le journal. La jeune femme qui a livré le colis est elle également toujours introuvable. Les témoignages recoupés par la police décrivent une femme de type méditerranéen, vêtue d'une grosse veste ou d'une combinaison de motard et portant un casque.


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  • Yves Beaupain préparait un nouveau cambriolage chez le prince Alexandre de Belgique !

    BRUXELLES Encore lui! Retour à la case prison pour le roi de la cambriole Yves Beaupain : la police judiciaire fédérale a interpellé l'Arsène Lupin belge qui préparait le cambriolage de la villa du prince Alexandre de Belgique, une magnifique propriété qu'il a été soupçonné d'avoir déjà fait cambrioler il y a dix ans.

    Pendant la perquisition, les policiers ont en tout cas trouvé des indices donnant à croire que le multirécidiviste n'avait toujours pas compris, qu'il avait repris ses activités de toujours et s'apprêtait à cambrioler la propriété située à Rhode-Saint-Genèse du demi-frère d'Albert II.

    Beaupain est un nom connu. En décembre 1998, l'Arsène Lupin était déjà jugé pour 55 cambriolages. Peu après, il était soupçonné, bien qu'en prison, d'avoir fait cambrioler par des Yougoslaves la villa du Prince à Rhode-Saint-Genèse où les malfrats avaient dérobé pour 1,25 million d'euros.

    L'enquête soupçonne Beaupain d'avoir projeté de reproduire ce qui avait si bien réussi la nuit du 4 au 5 mars 1997, sans l'aide de Yougoslaves, sans avoir rien à partager.

    Selon le 1er substitut Jos Colpin, directeur de la communication au parquet de Bruxelles, Beaupain privé de liberté a été présenté au juge d'instruction, Frédéric Lugentz, qui a estimé que les indices de préparatifs n'étaient pas suffisants pour justifier le mandat d'arrêt. Insuffisants et d'autant... moins nécessaires que le Bruxellois de 52 ans était signalé à rechercher par un parquet de province. C'est donc à ce seul titre que l'Arsène Lupin belge est détenu, conclut le porte-parole.

    L'Arsène Lupin des romans Vieille France de Maurice Leblanc était un gentleman cambrioleur.

    S'il avait pour habitude de déposer un carton au nom d'Arsène Lupin sur les lieux de ses méfaits, Yves Beaupain n'est pas un gentleman. Jamais Lupin n'aurait fait feu ni envoyé 21 menaces de mort à une femme.

    Pour les psys, Beaupain est un asocial paranoïaque n'éprouvant pour les nantis qu'une haine viscérale. Car Beaupain choisit ses victimes dans le who's who.

    Au final, la justice l'a pourtant acquitté au bénéfice du doute pour le premier cambriolage - qui fut très violent - au domicile du prince Alexandre.

    Le parquet le soupçonnait d'avoir commandité des Yougoslaves depuis sa cellule de prison. Mais justement, en prison, Beaupain avait un alibi... en béton.

    À supposer que le coup ait été commis avec les Yougoslaves, Beaupain a dû partager. Alors qu'en solo, c'était tout profit pour lui.

    Selon nos infos, les préparatifs en cours en étaient déjà à un certain stade d'avancement.

    Des éléments montrent que le roi de la cambriole avait procédé à plusieurs repérages et surveillances de la villa rhodienne du Prince et de la princesse Léa


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  • Un homme a été placé en garde à vue vendredi dans l'enquête sur l'attentat au colis piégé qui a fait un mort et un blessé grave jeudi dans un cabinet d'avocats parisien, mais son interrogatoire se serait avéré infructueux. Sa garde à vue à la brigade criminelle devrait donc être levée dans la soirée de vendredi, sans qu'il soit poursuivi.

    L'homme interpellé dans la nuit de jeudi à vendredi et placé en garde à vue au 36 Quai des Orfèvres est un architecte âgé d'environ 45 ans qui avait harcelé dans le passé l'un des avocats du cabinet visé. Il avait d'ailleurs été visé en 2005 par une plainte pour harcèlement déposée par Me Catherine Gouet-Jenselme, avocate du cabinet visé par l'attentat, et avait obtenu dans un premier temps un non-lieu. Cette décision a toutefois été cassée par la cour d'appel et l'instruction est donc toujours en cours.

    Rien de probant à son encontre

    Concernant le colis piégé qui a explosé jeudi, l'homme nie les faits. Les policiers n'ont par ailleurs rien découvert de probant à son encontre. La perquisition chez lui n'a également rien donné. Les enquêteurs n'excluent a priori aucune hypothèse mais explorent pour l'instant de possibles "pistes privées". Ils recherchent ainsi la coursière qui a livré le colis piégé, une femme brune qui ne s'est pas manifestée jusqu'à présent. Elle mesure environ 1m55 et est âgée d'une vingtaine d'années. Elle portait un casque à son arrivée dans les locaux. Aucune société de coursiers ne s'est manifestée auprès des policiers pour se signaler, ce qui conduit les enquêteurs à penser qu'elle est impliquée.

    L'explosion s'est produite jeudi dans un immeuble du VIIIe arrondissement de Paris, où travaillait Nicolas Sarkozy quand il était encore avocat d'affaires. Mais le chef de l'Etat n'était semble-t-il pas visé. Il n'y a "pas de raison d'aller à l'encontre" des déclarations du procureur de Paris, selon qui le président n'était pas la cible, a déclaré sur RTL le porte-parole de l'Elysée, David Martinon.

    Le colis, en bois, déposé par une coursière contenait deux engins explosifs et il était adressé nommément à un avocat du cabinet. Il aurait explosé au moment même où une secrétaire tentait de l'ouvrir, la tuant sur le coup. Présent dans le cabinet au moment des faits, l'avocat Olivier Brane, blessé à l'oeil et aux mains, a été transporté à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.


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  • L'explosion d'un colis piégé a fait un mort et 5 blessés, dont un grave, jeudi à la mi-journée dans le VIIIe arrondissement de Paris. La victime est l'assistante d'un avocat qui lui-même a été grièvement touché. Contrairement aux premières informations données par la préfecture de Police, il n'y avait pas de deuxième colis suspect, mais bien un seul colis avec deux explosifs à l'intérieur, qui ont explosé à 12h50. Le paquet a été amené par un coursier casqué.

    Selon les informations de LCI, le destinataire de ce paquet piégé était Me Olivier Brane, spécialiste en droit immobilier. Il travaille dans le cabinet de Me Catherine Gouet-Jenselme, qui est situé au 4e étage gauche du 52 boulevard Malesherbes. A cette adresse se trouvent plusieurs cabinets d'avocats, parmi lesquels Arnaud Associés, au 1er étage, dont Nicolas Sarkozy fut l'un des co-fondateurs.

    Mais, selon une déclaration du procureur de Paris Jean-Claude Marin, il n'était pas visé. L'immeuble abrite également la Fondation pour la mémoire de la Shoah. L'avocate visée avec son collègue ignore, selon ses proches, le motif de cet  envoi car "elle ne s'occupe pas d'affaires sensibles, mais plutôt de conflits d'assurances, d'affaires de divorce et immobilières".  "Les mobiles" de l'explosion sont "pour l'instant totalement inconnus",  a confirmé Jean-Claude Marin. La section anti-terroriste de la Brigade criminelle de la police judiciaire est saisie de l'enquête.

    Un "acte atroce"

    Un périmètre de sécurité a été mis en place. Le préfet de Paris et Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, se sont rendus sur place. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, est rentrée en urgence de Bruxelles où elle se trouvait pour se rendre sur les lieux. "Pour l'instant, il n'y a pas de piste privilégiée", a-t-elle affirmé, en condamnant un acte "lâche et odieux". "C'est un acte atroce, abominable qui ne laisse pas indifférent, et que (Nicolas Sarkozy) condamne totalement", a déclaré pour sa part David Martinon, porte-parole de l'Elysée sur RTL.  "Il faut absolument qu'on soit très fermes, très déterminés dans notre condamnation de ce crime", a déclaré de son côté le maire de Paris Bertrand Delanoë venu "témoigner par sa présence de la gravité de l'acte, de sa condamnation la plus nette et de sa solidarité avec les victimes et en particulier les proches de la victime décédée


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  • Première policière abattue en service

    BEERSEL La thèse du grand banditisme est privilégiée après l'exécution d'une policière de 23 ans - Kitty fêterait ses 24 ans aujourd'hui -, et la fusillade à l'arme de guerre au cours de laquelle un second policier et un habitant de Beersel ont été blessés grièvement, mardi, à 2 h 50, à Lot (Brabant flamand).

    Les gangsters cherchaient vraisemblablement à voler un camion qui pouvait servir de bélier pour défoncer une façade ou arracher un automate. En 48 heures, c'est la deuxième fois, après l'attaque du Westland dimanche à Anderlecht, qu'une bande ayant des liens avec Charleroi est active sur Bruxelles. Un même sang-froid : au Westland, des truands avaient foncé dans un véhicule de police. Hier à Beersel, ils n'ont pas laissé l'ombre d'une chance aux policiers : ni l'un ni l'autre n'ont eu le temps de dégainer.

    Lâches : à Beersel, ils ont tiré en rafale sur un VW Transporter, vulnérable, lent, sans blindage. À la place du convoyeur, l'inspecteur Kitty Van Nieuwenhuysen n'a eu que le temps de crier à la radio qu'ils étaient pris sous le feu (ses mots : "Onder vuur"). Déjà, sur la droite, à 5 mètres, un des trois vidait le chargeur d'un pistolet ou fusil-mitrailleur, sans doute kalachnikov calibre 7,62 mm Otan, en rafale de vingt. Au total, on parle de 26 coups de feu tirés à Beersel.

    De la même façon que le Westland d'Anderlecht est au pied du ring O au bout de l'autoroute qui vient de Charleroi, l'endroit choisi hier à Beersel, un quartier résidentiel, est proche de la même autoroute, qui vient de Charleroi. Leur Volvo S60 ti a été volée le 16 novembre dernier au garage Volvo de Thuillies. Un modèle spécial : l'extérieur ne le trahit pas mais le moteur développe 300 chevaux. Ils se parquent au coin de la rue de Beersel, près d'un petit camion blanc (pour le transport de meubles).

    Des témoins nous certifient qu'un premier véhicule de police se serait arrêté près de la Volvo mal garée. Les policiers cherchent les occupants et éclairent les champs à l'aide d'un phare puissant. Comme ils n'aperçoivent personne, ils s'en vont. Les gangsters auraient donc maintenu leur plan malgré cette première alerte. Ils s'introduisent - il est alors 2 h 50 - au n° 38, maison d'habitation où vivent un couple et trois enfants de 3, 7 et 11 ans.

    Le père, Ismaël, 52 ans, pratique le karaté, et s'interpose. Un truand tire trois coups de feu, deux dans l'abdomen, un à la jambe. Les truands s'emparent des clés de la Peugeot 407 familiale. Pas celles du camion - qui appartient à un voisin. C'est alors qu'ils quittent l'habitation que surgit le combi VW de la police de Beersel avec, au volant, Peter Vanstallen, 27 ans, d'Enghien, et sa collègue venant de Louvain, sortie en juin de l'école de police.

    La rafale perce 23 fois le flanc droit de la camionnette; Kitty est tuée d'une balle dans la tête; son collègue dans l'abdomen. La camionnette, sur sa lancée, grimpe sur le trottoir et y est arrêtée par un poteau.

    Les truands ont-ils pensé que le signalement de la Volvo avait été transmis et serait vite diffusé dans tout le pays ? Ils prennent la fuite avec la Peugeot 407 d'Ismaël, qu'ils abandonneront rue Van Petegem à Goutroux, et où attendait peut-être un véhicule relais, une VW Golf noire, qu'on retrouvera à 8 km de là, à 6 h du matin, rue de l'Observatoire, à Gilly avec du sang (précieux pour l'enquête, l'ADN !) sur les banquettes.

    La Volvo portait des plaques volées à Gerpinnes, la même région. La Golf venait de Braine-l'Alleud.

    Le ministre de l'Intérieur parle d'un acte d'une extrême lâcheté. 48.000 policiers sont en deuil. La mort d'un policier scandalise. Encore plus celle d'une femme, qui sortait de l'école


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  • Un homme et une femme, soupçonnés d'avoir tué un garde civil espagnol et d' en avoir grièvement blessé un autre, samedi à Capbreton, dans les Landes, ont été interpellés mercredi matin par les gendarmes à Châteauneuf-de-Randon, en Lozère, selon une source proche de l'enquête qui a précisé : "il s'agit du couple que les gendarmes recherchent activement depuis trois jours".

    Le couple d'origine basque, soupçonné d'appartenir à ETA, était armé (des gros calibres chargés). Il a été arrêté à un arrêt de bus sur la commune et n'a opposé aucune résistance. Ils avaient en leur possession une forte somme d'argent en liquide et "parlent avec un fort accent espagnol". L'homme serait "sans doute", selon des sources proches de l'enquête, Asier Negoa Lopez de Armentia, un "cadre dirigeant" de l'ETA. S'agissant de la femme, qui était en possession de faux papiers, son identité "sera plus difficile à établir", selon les mêmes sources qui notent qu'elle portait au moment de son interpellation une paire de boucles d'oreille semblables à celles de la femme membre du commando de Capbreton, décrite par des témoins.

    Ils ont été interpellés car ils correspondaient au signalement donné par un témoin victime d'une tentative de vol de sa voiture par un couple lundi en Dordogne. Le parquet de Paris précise que c'est dans le cadre de l'enquête préliminaire de police ouverte sur cette tentative de vol que l'interpellation a été effectuée et qu'aucun élément ne permet pour l'instant de dire que ces deux personnes sont impliquées dans l'attaque des deux gardes civils. Mais, selon le groupement de gendarmerie de Montpellier : ce sont bien "les auteurs présumés du double meurtre, ils correspondent parfaitement aux signalements et aux informations qu'on nous avait fournis". Ils ont été placés en garde à vue à la gendarmerie de Mende où sont attendus des enquêteurs de la Division nationale antiterroriste (DNAT).

    Le 2e garde civile a succombé mercredi 

    Le couple était arrivé de l'Aveyron mardi soir, en taxi. C'est dans ce département qu'il avait été repéré, alors qu'il était attablé à un restaurant de Rodez. Mercredi matin, le couple a de nouveau pris un taxi pour se rendre au carrefour de l'Habitarelle, à une trentaine de kilomètres de Mende, au pied de Châteauneuf-de-Randon, commune bâtie sur une colline. C'est quand ils sont arrivés à destination, à un arrêt de bus, et après qu'ils eurent quitté le taxi, qu'ils ont été interpellés. Informée immédiatement de cette interpellation, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a "salué le travail des forces de l'ordre et souhaité que l'identification en cours détermine au plus vite s'il s'agit des individus recherchés".

    Un commando présumé d'ETA a tiré samedi à Capbreton de sang froid sur deux gardes civils désarmés en mission de renseignement en France. Raul Centeno, 24 ans, a été tué sur le coup. Son compagnon Fernando Trapero, 23 ans, a été grièvement blessé. Il est décédé mercredi matin à Bayonne (Pyrénées Atlantique), a annoncé dans un communiqué le procureur de la République de Paris. Le commando avait réussi à prendre la fuite.

    ETA est tenue pour responsable de 819 morts en Espagne, en 39 ans de "lutte armée" pour l'indépendance du Pays Basque. Plusieurs milliers d'Espagnols ont rendu hommage mardi soir à Madrid au garde civil tué samedi par l'ETA en France, lors du premier rassemblement "unitaire" contre l'organisation indépendantiste basque de ces dernières années


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  • Nicolas Panard, le sexagénaire de Mulhouse (Haut-Rhin) mis en examen pour cinq meurtres commis dans l'est de la France, clame lundi son innocence, affirmant "n'avoir jamais fait de mal à une mouche", dans un entretien au journal L'Alsace. "Dieu sait que je suis innocent. J'espère que les véritables meurtriers vont être découverts car il n'est pas possible qu'ils n'aient laissé aucune trace", déclare Nicolas Panard, remis en liberté sous contrôle judiciaire après sa mis en examen jeudi. "Pendant toute ma vie, j'ai fait rire les gens. Je leur ai apporté un peu de bonheur, et aujourd'hui, c'est un véritable coup de massue qui me tombe dessus. Je vais avoir 70 ans, je n'ai jamais fait de mal à une mouche et je pensais finir ma vie tranquille", affirme l'ancien artiste transformiste.
      
    Nicolas Panard souligne avoir déjà "payé" pour les "nombreuses conneries", des vols "toujours sans violence", commises dans sa jeunesse. "J'ai fait quelques années de prison mais à ma sortie, à l'âge de trente ans, j'ai décidé de rentrer dans le droit chemin", dit-il. Il estime que la police est "remontée" jusqu'à lui parce qu'il faisait "partie de l'entourage proche" du Tunisien Slim Fezzani, qui purge actuellement une peine de vingt ans de réclusion pour meurtre. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon statuera le 12 décembre sur l'appel concernant la décision de remise en liberté de Nicolas Panard.
      
    Mis en examen pour 6 meurtres
     
    La juge des libertés et de la détention avait autorisé sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, avec bracelet électronique, estimant qu'il n'y avait "pas d'indices graves et concordants et qu'il ne saurait être question de demander la détention provisoire" de Nicolas Panard. Le ministère public avait demandé l'incarcération de Nicolas Panard, 68 ans, interpellé mardi dernier chez lui à Mulhouse dans le cadre d'une information judiciaire portant sur six meurtres commis entre 1983 et 2000. Cet ancien artiste transformiste a été mis en examen pour cinq des six meurtres, quatre commis en Alsace et un en Franche-Comté. 


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  • Après la thèse de la "rencontre fortuite" évoquée samedi par Michèle Alliot-Marie, le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a apporté dimanche à la radio Cadena SER de nouveaux éléments susceptibles d'expliquer le drame de Capbreton. Deux gardes civils espagnols, dont l'un est décédé et l'autre a été  grièvement blessé, ont été la cible de coups de feu tirés samedi matin sur le  parking d'une cafétéria de la station balnéaire. Selon l'Intérieur espagnol, les tireurs formaient peut-être un commando de l'ETA qui préparait des attentats.

    Alfredo Perez Rubalcaba a précisé que la police française menant l'enquête avait découvert 300 grammes de chlorate, pouvant servir à la fabrication d'explosifs, dans une voiture utilisée dans leur fuite par les meurtriers. Le ministre a par ailleurs estimé que la fusillade n'avait pas été un "acte prémédité".

    Funérailles solennelles à Madrid

    Des funérailles solennelles de Raul Centeno, 24 ans, ont été organisées dimanche à Madrid. Son compagnon Fernando Trapero, 23 ans, touché à la tête, se trouve actuellement dans "un état clinique apparent de mort cérébrale" dans un hôpital de Bayonne.

    Les membres présumés de l'ETA impliqués dans la fusillade étaient apparemment deux hommes et une femme. Ils sont toujours introuvables. Ils se sont enfuis vers le nord à bord d'un véhicule avant de prendre brièvement en otage une femme, libérée à une quinzaine de kilomètres de Bordeaux. "Ces individus sont organisés, ils disposent de planques, de matériel, dans tout le quart Sud-Ouest de la France. Ils ont tout ce qu'il faut pour durer dans le temps", a estimé dimanche la gendarmerie. En Espagne, où ce nouvel attentat a été unanimement dénoncé, les partis politiques ont déjà appelé à manifester mardi à Madrid


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  • Un employé de la banque Fortis et son épouse pris en otage

    CHARLEROI Cinq malfrats ont dévalisé la banque Fortis de Charleroi, ce vendredi, en réussissant un tiger-kidnapping.

    Vers 7 h 30, les auteurs armés et encagoulés ont surpris un employé de l'agence devant son domicile de Gerpinnes, alors qu'il s'apprêtait à se rendre au travail. Les auteurs ont pris son épouse en otage, menaçant le couple des pires malheurs s'il n'obtempérait pas.

    Le banquier a ainsi été contraint de se rendre seul à l'agence du boulevard de l'Yser pour y vider les coffres. Ce qu'il a fait, vu la menace pesant sur sa femme. Une fois à la banque, il a versé l'argent dans un sac. Un butin indéterminé qu'il a dû déposer ensuite à un endroit bien déterminé du grand ring de Charleroi (R3). C'est là que les truands ont récupéré le magot. Il semble qu'ils aient également pris place à bord du véhicule du banquier avant de prendre la fuite dans une direction inconnue. L'épouse a quant à elle été libérée un peu plus tard, du côté de Ransart.

    Les victimes sont bien évidemment en état de choc et devaient recevoir un soutien psychologique.

    Une enquête a été ouverte par la police fédérale.



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  • Deux gardes civils  effectuaient une opération de surveillance commune avec les renseignements généraux français sur des personnes soupçonnées d'appartenir à l'organisation séparatiste basque ETA, lorsqu'ils ont été visés par des individus armés, samedi matin à Capbreton dans les Landes. L'un d'eux est mort et  l'autre a été grièvement blessé. Les deux hommes ont été atteints par des balles tirées à bout portant alors qu'ils s'apprêtaient à monter dans leur voiture appartenant au ministère de l'Intérieur français, vers 9h30. Deux hommes et une femme, qui ont pris la fuite dans une Volkswagen Golf grise immatriculée en Gironde, sont activement recherchés.

    Au cours de leur cavale, ils ont pris en otage une femme qu'ils ont libérée par la suite. Elle a été attachée pour permettre à ses ravisseurs de prendre la fuite. Après avoir réussi à se défaire de ses liens, la  femme a rejoint la gendarmerie la plus proche, à Saucats. "Après la fusillade, les etarras présumés ont pris la fuite à bord d'un  véhicule immatriculé en Gironde qu'ils ont rapidement abandonné dans le centre  de Capbreton pour s'emparer d'un autre véhicule, conduit par une femme avec  laquelle ils sont partis", a expliqué le parquet de Paris.

    "C'est la prison qui attend les auteurs de cet attentat"

    Si la piste de l'organisation basque se confirmait, il s'agirait du crime le plus grave jamais perpétré par ETA en France en 40 ans de lutte armée pour l'indépendance. L'organisation clandestine n'a en effet jamais tué ni commis aucun attentat en France. Elle avait déjà échangé des tirs avec des gendarmes, mais sans faire de victime. L'ETA utilise seulement la France comme base arrière pour cacher ses militants et ses arsenaux et les faits les plus graves commis sur le territoire français sont essentiellement de nombreux vols d'armes et d'explosifs, ainsi que des poses de bombes qui n'avaient fait que des dégâts matériels.

    Commentant la présence de gardes civils espagnols en France, Michèle Alliot-Marie a déclaré samedi : "Il s'agit d'opérations classiques qui tendent à repérer les personnes de l'ETA qui viennent se réfugier sur le territoire français où ils préparaient des opérations. Nous avons une coopération entre la police française et espagnole dans ce cadre", a-t-elle ajouté. "Tous les moyens seront mis en oeuvre pour retrouver les auteurs" de l'attaque, selon la ministre qui a indiqué que le plan d'alerte "Epervier" avait été déclenché. "C'est la prison qui attend les auteurs de cet attentat", a lancé pour sa part le ministre espagnol de l'Intérieur. Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a lui "très fermement" condamné l'agression, ajoutant que l'ETA "n'obtiendra jamais ce qu'elle veut par la violence". Les ministres de l'Intérieur français et espagnol ont annoncé qu'ils se rendaient tous deux immédiatement sur les lieux de l'incident.


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  • Exclusif : les voisins du meurtrier présumé de Mulhouse, remis en liberté hier, racontent sa vie

    MULHOUSE L'immeuble est bâti sur trois étages. L'appartement de Nicolas Panard se trouve au premier. Sa terrasse donne sur la rue, à une distance de 15 mètres du trottoir. Entre les deux, le chemin d'accès à l'immeuble avec un espace vert sur la droite. Les volets sont baissés. Panard avait entreposé une échelle sur sa terrasse et avait apposé une clôture en textile vert contre le garde-fou. Pour rentrer chez lui, Panard devait franchir deux portes de sécurité communes à tous les occupants de l'immeuble.

    Une fois dans le hall, vaste mais relativement peu éclairé, Panard partait sur la droite pour prendre l'ascenseur. Arrivé au premier, Panard sort et tourne sur la droite. Après quelques mètres, le couloir fait un angle droit et la porte d'entrée de son appartement se trouve dix mètres plus loin sur la droite. C'est le numéro 35. La porte est protégée par des scellés. Des scellés à l'ancienne, à la cire et reliés par une longue ficelle. En tout, six scellés, de couleur rougeâtre. Le dernier scellé retient aussi un formulaire de police. Il y est inscrit : "Habitation sous scellés occupée principalement par Panard Nicolas, pour homicide".

    Pour les voisins, c'est le choc. "Je n'avais pas osé venir voir les scellés", nous raconte une dame sous le couvert de l'anonymat. "Je ne pensais pas que c'était aussi grave."

    Puis, Henda Gary, une jeune fille de 16 ans, nous explique : "Je le voyais de temps en temps en venant rendre visite à ma soeur. Il était toujours seul. Il était quelquefois accompagné de son petit chien".

    La voisine de la soeur de Henda l'accueillait de temps à autre pour prendre le café. A priori, un homme sans histoire. "Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences."

    Les voisins sont unanimes sur le personnage : "Il était discret. Il parlait peu. C'est à peine s'il disait bonjour. Parfois, on avait l'impression que cela le dérangeait de communiquer. C'est étonnant de voir qu'un homme de cet âge-là, affable, calme et effacé, ait pu être un tueur d'une telle cruauté".

    Hier, Nicolas Panard été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec un bracelet électronique, après avoir été inculpé pour cinq meurtres.



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