• Nul n'avait signalé le meurtre, nul ne semblait s'être inquiété de la disparition de la (présumée) victime... et pourtant, les gendarmes de Senones, dans les Vosges, ont vu arriver mardi un couple d'une trentaine d'année s'accusant d'avoir tué un voisin. Si l'homme et la femme se sont constitués prisonniers, rongés par le remord, les recherches entreprises n'ont pas permis de confirmer leurs dires...

    Les meurtriers présumés, dont la garde à vue a été prolongée mercredi et se termine jeudi, sont un homme de 35 ans, déjà connu pour des affaires de stupéfiants, et sa compagne de 27 ans. Leur victime serait un homme de 61 ans, qu'ils fréquentaient régulièrement. Et les faits dont ils s'accusent auraient eu lieu le 26 septembre dernier à Saint-Hélène, au lieu dit "la Croix-Jean-Voirin", à environ 25 kilomètres d'Epinal.

    Une première tentative vaine pour incendier le corps

    D'après leur déposition, le sexagénaire aurait essayé d'abuser de la jeune femme, alors que celle-ci se trouvait seule avec lui dans une ferme isolée, qui appartient à la tante de son compagnon. Se sentant agressée, elle aurait saisi un morceau de bois, un gourdin ou un manche de hache et aurait frappé son voisin, qui serait mort sous ses coups. Son compagnon, qu'elle aurait appelé à l'aide après son forfait, l'aurait ensuite aidée à se débarrasser du cadavre en y mettant le feu, sans succès dans un premier temps, le trentenaire ne réussissant qu'à se brûler lui-même.

    Après un passage à l'hôpital pour soigner les blessures de l'homme, le couple a raconté être retourné sur les lieux où il a dit avoir réussi à incendier le cadavre. Avant de jeter les cendres de la victime dans la Moselle à Epinal, et s'être débarrassé de l'arme du crime. Mais à l'heure qu'il est, ni ces restes, ni l'arme, n'ont pu être retrouvés. Les recherches, entreprises mardi après-midi mais rapidement interrompues par la nuit, ont repris mercredi à la ferme de Saint-Hélène. Des techniciens en identification criminelle ont fouillé la bâtisse et son jardin, où ils ont trouvé des traces de feu et ont effectué des prélèvements.

    L'enquête, confiée à la brigade de recherche de Saint-Dié, épaulée par la section de recherches de Nancy, a permis en revanche d'établir que le sexagénaire n'avait plus donné de signe de vie depuis le 26 septembre.


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  • Le tribunal d'Ajaccio mitraillé

    Mitraillage du tribunal d'Ajaccio, le 15 novembre 2007
    Crédit Photo : LCI 
    Mitraillage du tribunal d'Ajaccio, le 15 novembre 2007

    Les préfabriqués qui hébergent provisoirement le tribunal étaient vides au moment de l'attentat. Au même moment, un autre attentat a été déjoué à Olmeto.

    L'attentat d'Ajaccio intervient à un peu plus de 24 heures de la visite que doit effectuer dans l'île le Garde des Sceaux, Rachida Dati.

    - le 15/11/2007 - 06h51

    Nuit mouvementée en Corse. A quelques minutes d'intervalle, un attentat a eu lieu à Ajaccio et un autre a été déjoué à Olmeto. Vers 23h, le tribunal d'Ajaccio a été mitraillé. Ce sont des balles de fort calibre, vraisemblablement tirées avec  un pistolet-mitrailleur, qui ont traversé de part en part des meubles et des  bureaux, au premier étage des préfabriqués qui hébergent provisoirement le  tribunal et étaient vides au moment de l'attentat. "Les CRS en faction devant le tribunal ont entendu une première rafale tirée  à partir d'une voiture de type VW Golf occupée par trois personnes, puis une  seconde, à partir de la même voiture qu'ils ont pris en chasse mais ont  rapidement perdu de vue", a déclaré le procureur de la République.
     
    Quelques minutes avant le mitraillage du tribunal, un couple d'enseignants continentaux qui avait choisi de prendre sa retraite en Corse a découvert une charge explosive de 20kg composée de nitrate et de fuel  posée contre la maison qu'il occupe, à Olmeto, en Corse-du-sud. L'enquête sur cette tentative d'attentat a été confiée à la brigade de  gendarmerie de Sartène dont dépend le village d'Olmeto.

    Dati en Corse vendredi
     
    L'attentat d'Ajaccio intervient à un peu plus de 24 heures de la visite que doit  effectuer dans l'île le Garde des Sceaux, Rachida Dati, dont le précédent  déplacement, il y a quelques semaines, avait aussi coïncidé avec le mitraillage  d'un tribunal, à Sartène, en Corse-du-sud. "On ne peut pas s'empêcher de faire le rapprochement avec la visite du  ministre de la Justice mais il faut attendre une revendication", a commenté le procureur de la République.

    Mais il rappelle aussi que cet attentat coïncide aussi avec la date  anniversaire de la mort du nationaliste corse Jean-Baptiste Acquaviva. Selon le  magistrat, cet anniversaire est souvent commémoré dans l'île de manière  violente. La police judiciaire d'Ajaccio a été saisie de l'enquête et a recensé cinq impacts au cours de ses premières constatations. Aucune revendication n'a encore été formulée et aucune inscription  découverte. Une escouade de CRS a été dépêchée sur les lieux de l'attentat.


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  • Il s'est rendu parce que fatigué de vivre dans la clandestinité. Parce que malade aussi. Un homme de 62 ans, condamné par contumace par les assises de l'Essonne pour viols en réunion sur sa fille et sa belle-fille de moins de 15 ans, s'est rendu courant septembre à la police. La fin de 20 ans de cavale.
      
    Incarcéré pendant plus d'un an puis remis en liberté, ce père de famille ne s'était pas présenté à son procès, et avait été condamné par contumace, explique-t-on de source judiciaire, confirmant une information de RTL. Poursuivi pour des faits datant de 1984-1985, il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, par un arrêt de contumace en 1992. Il aurait violé sa fille et sa belle-fille, et permis à des ouvriers de son entreprise, dans le secteur du bois, de faire de même.

    Vingt ans sans jamais être inquiété
     
    Après sa reddition, il a été déféré au parquet d'Evry et écroué à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Malade, il devait être pris en charge par la sécurité sociale, mais craignait d'être découvert. Il avait également été contrôlé peu avant par les gendarmes.
     
    Un supplément d'information a été ordonné afin de déterminer comment il a pu  passer une si longue période sans être inquiété. Il devra comparaître lors d'une prochaine session de la cour d'assises. Il aurait à l'époque détruis toutes ses pièces d'identité, et aurait ensuite modifié une lettre de son nom. L'homme, qui a vécu pendant près de 20 ans à Gournay, un petit village de l'Indre, s'est rendu au commissariat de la gare d'Austerlitz à Paris le 17 septembre, a-t-on indiqué de même source. Il avait refait sa vie avec une femme, et travaillait ces dernières années dans un abattoir.

     

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  • Exclusif : les gangsters qui ont attaqué le fourgon sur le périph de Bruxelles, à Grand-Bigard, sont sous les verrous

    BRUXELLES De vrais pros. Ils avaient braqué un fourgon sur le ring de Bruxelles, à Grand-Bigard. Butin : 30 millions d'euros, en devises et en titres. Colossal. Et les gangsters avaient mis les moyens : voitures volées, armes, voiture-bélier et même un bazooka. Un maximum de violence pour un maximum d'argent. C'était le 13 janvier 2005.

    Voici quelques jours, plusieurs suspects ont été arrêtés. L'un d'eux passe ce matin devant la chambre du conseil. Pietro est défendu par le pénaliste bruxellois Olivier Martins.

    Un complice, Daniel, est quant à lui conseillé par l'avocat carolo Michel Bouchat.

    L'affaire se dénoue en Espagne, tout près de Marbella. Un homme est arrêté, il répond au nom de Patrick. La police le cuisine. Et il avoue : "J'ai participé au braquage avec les membres de ma belle-famille" , confie-t-il aux policiers. Mais ses propos vont lui coûter cher, très cher même.

    Quelque temps plus tard, il décède mystérieusement. Officiellement, un suicide. Mais personne n'y croit.

    Toujours est-il que l'arrestation de Patrick entraîne la perte de Daniel, mais aussi la soeur de ce dernier. Avant son interpellation, Daniel était sur écoute. Et ses conversations téléphoniques sont révélatrices.

    Il est en contact avec Pietro qui est aussi arrêté. Pietro est accusé par une tierce personne de lui avoir remis des titres à concurrence de six millions d'euros.

    C'est Pietro qui passera ce matin devant la chambre du conseil, avec l'assistance de son avocat, Me Olivier Martins. Il est accusé d'organisation criminelle. A priori, il était chargé d'écouler le butin de l'attaque de Grand-Bigard.

    Et pour écouler des titres à concurrence de six millions d'euros, Pietro devait être à la source, côtoyer de près les gangsters. Bref, selon l'accusation, ils étaient potes.

    Le dossier est tout aussi colossal que le butin. En tout : neuf cartons. Daniel, avec son avocat Michel Bouchat, est déjà passé devant la chambre du conseil. À l'heure actuelle, il est détenu à Forest. Ce matin, ce sera au tour de Pietro de s'expliquer...


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  • Condamné pour double meurtre, il devient juriste en prison, puis... proxénète après sa libération

    BRUXELLES DSU, Service d'escadron spécial, chiens renifleurs pour stupéfiants, chiens renifleurs pour cadavre. La police est avisée : Francis Verzar est de retour. L'homme est dangereux.

    En 1991, il a été condamné à... perpétuité pour le double meurtre de diamantaires à Anvers. En 2001, il est libre. Et d'emblée, il replonge dans le milieu .

    Pourtant, pendant sa détention, Verzar avait fait preuve de volonté pour préparer sa réinsertion. Il avait même suivi un cursus universitaire, et cela dans le but de devenir... juriste. Si, si.

    Et puis, patatras. À sa sortie de prison, il marie une prostituée. Et forcément, dans ces cas-là, le mari profite des gains prostitutionnels de son épouse. Par le passé, ce profit était punissable par la loi. Depuis, cela a changé, comme l'a répété l'avocate de Verzar, Me Nathalie Buisseret, lors de sa plaidoirie.

    La police bruxelloise s'intéresse tout particulièrement au criminel à la suite d'une déclaration tonitruante d'une fille du milieu .

    Elle déclare que des filles sont séquestrées dans la cave de Verzar, qu'elles y sont maltraitées, voire même torturées. Suite à cela, c'est effectivement le branle-bas de combat avec la DSU et les chiens chez Verzar. Un seul hic : il n'y a pas de cave chez Verzar. Et c'est sur cet argument que Me Buisseret a plaidé, notamment, devant le tribunal.

    Son associé, lui, a relevé que la femme de Verzar insérait encore des annonces coquines dans un célèbre toutes-boîtes, et cela après son arrestation. Conclusion : elle n'était donc pas contrainte de se prostituer. Le tribunal tranchera d'ici à la fin de l'année.


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  • Aups est un petit village de 1900 âmes, situé en pleine campagne varoise. Un village sans histoire. Tout comme son collège. Mais mardi matin, les gendarmes ont dû interpeller un collégien de 12 ans. "La conseillère principale d'orientation l'a surpris ce matin en train de fumer dans les toilettes, témoigne sous couvert d'anonymat un élève de cet établissement contacté par LCI.fr. Quand elle a découvert l'arme, elle l'a emmené chez le principal qui a appelé les gendarmes". Egalement contactés, le chef de l'établissement ainsi que l'inspection d'académie n'ont pas souhaité faire de commentaire, la justice ayant été saisie de l'affaire.
     
    D'après les premiers témoignages, cela faisait deux jours que l'enfant venait avec son arme à l'école. "Il s'agit d'un pistolet de calibre 7.65 qui contenait deux balles dans son chargeur, explique à LCI.fr une source proche de l'enquête. "Cette arme, ancienne, n'est pas signalée comme volée", précise-t-on. L'enfant l'aurait en fait subtilisée au père de l'un de ses amis, apprenait-on ce mercredi. Toujours selon cette source, "l'enfant a été entendu comme témoin, à la demande du parquet, dans le cadre d'une enquête préliminaire". Les auditions de sa famille et des témoins ont eu lieu dès mardi après-midi dans les locaux de la gendarmerie d'Aups. Selon nos informations, l'enfant qui possédait l'arme rencontrait des problèmes familiaux.  Le parquet de Draguignan a saisi un juge pour enfants qui devrait décider de mesures éducatives. Le propriétaire de l'arme, qui ne possédait pas d'autorisation de détention, sera cité ultérieurement

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  • Un homme et une femme ont été séquestré tôt, dimanche matin, à Villejuif, dans le Val-de-Marne, par trois personnes, qui les ont violentés et leur ont dérobé plusieurs milliers d'euros. L'épouse, âgée de 60 ans, qui a reçu des coups à la tête, a été hospitalisée au Kremlin-Bicêtre. Le mari, un professeur de 59 ans, a été lui aussi molesté mais son état n'a pas nécessité d'hospitalisation.
     
    Les trois individus se sont introduits au domicile du couple vers 4 heures du matin. Ils les ont ligotés avec des objets trouvés sur place, par exemple une cravate, et ils les ont menacés avec un tournevis. L'agression a duré environ trente minutes, selon la police. Après s'être emparé de leur butin, les malfaiteurs ont pris la fuite. Les deux victimes ont réussi ensuite à se défaire de leurs liens et ont appelé les secours. Le service départemental de police judiciaire a été saisi.
     


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  • Le grossiste Sonica (ExtraZone , Videosquare ) braqué à Forest. Près de deux heures pour tout rafler !

    BRUXELLES Hold-up à la mitraillette ce week-end chez Sonica-Belgique à Forest. Un tel hold-up n'a pas de précédent connu en Europe. Sonica, dont le siège et les installations sont situés rue Saint-Denis derrière la gare de Formation, est un des principaux grossistes du pays dans le domaine de la distribution de supports musicaux et de produits de divertissement. Derrière le nom se cachent des enseignes connues comme ExtraZone et Videosquare .

    C'est le dépôt principal de Sonica, au 282 de la rue Saint-Denis, qui a été braqué vendredi soir par des gangsters qui n'avaient décidément qu'un projet bien précis en tête. Ils ne se sont intéressés qu'aux PlayStation 3 et ont emporté, selon un décompte, 300 consoles de jeux, pour un montant supérieur à 120.000 euros.

    Les premières constatations ont été faites par la police de la zone Midi. Les gangsters, qui ont choisi le meilleur moment, étaient visiblement très bien renseignés. Les policiers n'excluent d'ailleurs pas des complicités internes. Sonica SA, un groupe familial créé au tout début des années 1960, se présente depuis 40 ans comme un leader du marché, ce que confirment parfaitement les classements récents publiés par Trends au Top 100.000.

    Selon le parquet de Bruxelles, le braquage a débuté vers 19 h 30.

    Pour emporter un tel butin volumineux, il n'a pas fallu moins de près de deux heures.

    Un employé, Stéphane, 44 ans, faisait la fermeture. Il a été menacé par deux individus encagoulés et armés, l'un d'un pistolet, le second d'une mitraillette, un modèle ressemblant fortement à une Uzi (d'origine israélienne, construite sous licence par FN en Belgique).

    Si aucun coup de feu n'a été tiré, l'employé a été menotté aux poignets à l'aide de liens en plastique. Les bandits qui opéraient dans le dépôt devaient disposer de complices sur le parking et les lieux, qui sont protégés par des grilles, mais assez isolés, étaient certainement surveillés par des guetteurs. Pour déménager 300 consoles, même une camionnette ne suffisait pas.

    Au départ des gangsters, après 21 h 15, Stéphane a finalement réussi à se libérer des colsons qui l'entravaient, à quitter le bâtiment et à prévenir la police. Les gangsters n'avaient bien sûr pas attendu. L'enquête se poursuit activement. Pour rappel, la PS3, un produit Sony, est en vente en Belgique depuis le printemps. Elle concurrence, sur le marché, la Wii de Nintendo et la Xbox 300 de Microsoft.


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  • Il se serait retrouvé nez à nez avec un ou des individus. Le principal adjoint d'un collège de Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis, a été poignardé samedi soir dans l'enceinte de l'établissement alors qu'il surprenait une ou plusieurs personnes entrées par effraction.
     
    Vivant dans un appartement de fonction dans l'enceinte du collège Pablo Neruda, le responsable "aurait entendu des bruits et serait descendu" en vérifier l'origine, avant de se retrouver face à un ou plusieurs individus "surpris par son arrivée".
     
    Sérieusement blessé, le principal adjoint a été conduit à l'hôpital Beaujon à Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Le ministre de l'Education s'est rendu à son chevet dimanche. "Le pronostic vital ne serait plus engagé a priori, il semble qu'il n'y ait pas d'organes vitaux touchés", a-t-on déclaré au cabinet de Xavier Darcos. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny.

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  • Philippe Beuze est suspecté du meurtre de Muriel Boudart, perpétré lundi soir

    CHAPELLE-LEZ-HERLAIMONT Les enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Charleroi sont sur les talons de Philippe Beuze. Il est l'homme suspecté d'avoir tué son ex-compagne Muriel Boudart, lundi soir, à Chapelle-lez-Herlaimont. Toujours en cavale, le meurtrier présumé, bien connu de la justice pour divers faits de violence, ne devrait pas tarder à être débusqué. Lundi soir, vers 19 heures, Muriel Boudart a été agressée sur le pas de sa porte, au n°13 A de la rue des Déportés, alors qu'elle revenait de promenade avec son chien. Un homme a surgi de l'obscurité et s'est jeté sur elle pour lui fracasser le crâne d'un coup de masse. Muriel a vraisemblablement tenté de s'accrocher à la vie, comme en témoignent les empreintes sanglantes que la victime a laissées sur le chambranle de la porte. Mais, malheureusement, elle est décédée quelques heures plus tard au CHU Tivoli de La Louvière. Ex-compagnon violent de la victime, Philippe Beuze a très vite été suspecté par les enquêteurs. Selon certaines sources, il aurait d'ailleurs envoyé un SMS à Muriel Boudart, le jour des faits, lui déclarant qu'il allait la tuer. L'individu, déjà connu pour des faits de harcèlement et menaces, s'était déjà fait remarquer en jetant une autre de ses compagnes dans le canal, alors qu'elle était enceinte. Dans la cité sociale de Chapelle, où il était connu comme un voleur de voitures notoire, sa réputation n'était plus à faire... Philippe Beuze étant en fuite, tout renseignement le concernant ou sur l'endroit où il pourrait se terrer servirait la police fédérale à le débusquer. Ces informations peuvent être divulguées via le numéro gratuit 0800/91.119.


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  • Depuis 1989, le meurtre de Sylvie Bâton, une jeune étudiante retrouvée violée et étouffée dans sa baignoire à Sauvigny-sur-Bois, dans l'Yonne, restait inexpliqué. Dix huit ans plus tard, les enquêteurs sont sur la piste du tueur présumé : un Allemand de 49 ans confondu grâce à ses empreintes génétiques. Il a été mis en examen pour "viol et meurtre" par un juge d'instruction d'Auxerre et écroué vendredi soir à Fleury Merogis, "probablement jusqu'à la fin de la procédure", selon une source judiciaire.
     
    Ulrich Muenstermann, déjà condamné à la réclusion à perpétuité pour le viol et le meurtre d'une jeune femme en Allemagne en 1983, "n'a pas souhaité s'exprimer sur les faits qui lui sont reprochés le temps de préparer sa défense". Ulrich Muenstermann avait été extradé jeudi matin d'Allemagne, où il était écroué, et transféré vendredi matin à Auxerre pour être présenté au juge d'instruction qui avait rouvert en 2005 le dossier non élucidé du meurtre de Sylvie Bâton.
      
    Etouffée dans sa baignoire

     
    Selon les enquêteurs, l'ADN de l'Allemand correspondrait à celui retrouvé sur les effets de la jeune étudiante. A l'époque des faits, Ulrich Muenstermann, marié et père de deux enfants, était en cavale depuis près de quatre ans et recherché par la police pour plusieurs viols. Il avait été interpellé en 1993 en Grande-Bretagne. Un homme avait été soupçonné du meurtre de l'étudiante avant d'être mis hors de cause.


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  • C'est une équipée sauvage digne d'Orange mécanique. Selon le quotidien Midi Libre qui a révélé l'affaire, tout commence lundi soir dans la périphérie de Montpellier : les trois occupants d'une Audi verte prennent un auto-stoppeur. Ils le tabassent notamment à coups de batte de base-ball et lui extorquent sa carte bancaire avec son code.
      
    Les trois hommes et leur victime reprennent la route. Mais non loin de Nîmes, l'Audi finit sa course dans le fossé. Deux automobilistes, témoins de l'accident, tentent de leur porter secours. Ils sont pris à partie et frappés à coups de batte par le trio qui leur dérobe argent, papiers et véhicule.
      
    De retour à Montpellier, les trois agresseurs s'en prennent, à côté d'un commissariat, à un autre automobiliste. Ils le dépouillent et s'enfuient avec son véhicule. Un téléphone portable retrouvé par les policiers sur les lieux de la troisième agression a permis l'interpellation d'un suspect. Il s'agit d'un Grenoblois de 28 ans déjà connu des services de police. En fin de matinée mercredi, il n'avait fourni aucune indication sur ses complices. L'auto-stoppeur, qui a été le plus grièvement blessé, a été hospitalisé à  Nîmes avec dix jours d'ITT.


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  • Un détenu s'est fait la belle hier du tribunal de grande instance. Il a profité de travaux au petit dépôt pour s'évader au nez et à la barbe des forces de l'ordre.

    L'OCCASION était trop belle. C'est peut-être ce que s'est dit ce détenu de Fleury-Mérogis, qui a réussi à s'évader hier du petit dépôt du tribunal d'Evry. En fin de matinée, ce cambrioleur récidiviste de 36 ans attendait dans une cellule avec d'autres détenus pour comparaître devant un juge des libertés.

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    Le magistrat devait décider de prolonger ou non sa détention. Il avait été emprisonné début mars pour cambriolage et tentative de cambriolage à Morangis.

    Malin, le monte-en-l'air réussit alors à entrouvrir la porte de sa cellule. Faute de véritable serrure, c'est une chaîne cadenassée qui fermait l'huisserie. Le détenu fait coulisser la chaîne et se faufile dans l'entrebâillement. En sortant du couloir des cellules, il atterrit dans l'entrée du petit dépôt. Trop vétuste, le local est en plein travaux depuis plusieurs semaines. Des ouvriers vont et viennent. Il profite de la confusion pour se fondre dans la masse et s'éclipse tranquillement. Au nez et à la barbe des gendarmes.

    « Nous avions signalé le problème il y a quinze jours »

    Mais il n'est pas tout seul à se faire la belle. Un sans-papier d'une quarantaine d'années le suit. Lui aussi devait être présenté devant un juge pour statuer sur la prolongation de sa rétention administrative. Sauf qu'en s'évadant, il décide de traverser le parking du tribunal, franchit une clôture et se retrouve... dans la cour du commissariat d'Evry ! Immédiatement, le sans-papier est interpellé.

    L'autre évadé était toujours activement recherché par la police judiciaire d'Evry hier soir . Selon le parquet, il s'agit d'un « cambrioleur récidiviste, assez itinérant ». Il avait été condamné pour vol par le tribunal de Paris en 2005. Lors de son arrestation dans la nuit du 7 au 8 mars à Morangis, il était déjà sous contrôle judiciaire pour une affaire de cambriolage survenue un mois avant. Et son passé judiciaire ne s'arrête pas là. Il a été condamné de multiples fois pour séjours irréguliers. Il a même fait l'objet d'une interdiction de territoire de dix ans. Pour l'heure, les recherches risquent d'être compliquées. Précédemment, ce voleur, de type européen, se disait hébergé dans le Loiret. Ce n'est pas la première fois que le tribunal ressemble à une passoire (lire ci-contre). « Il fallait s'y attendre », glisse un personnel du tribunal. « Cela devait arriver, ajoute Renald Buson, du syndicat Alliance. C'est un problème de sécurité dû aux travaux. Nous avions signalé le problème il y a quinze jours. »

    « Le dispositif actuel a montré ses limites, confirme Michel Lernout, procureur adjoint. Des mesures doivent être prises pour éviter que cela ne se reproduise. »

    (LP/S. THOMAS/A. VIVES/ARCHIVES.)
    En sortant du couloir des cellules, le détenu est arrivé dans l'entrée du petit dépôt d'où il a disparu, profitant de la présence d'ouvriers en plein travail. 

    (LP/S. THOMAS/A. VIVES/ARCHIVES.)
    En sortant du couloir des cellules, le détenu est arrivé dans l'entrée du petit dépôt d'où il a disparu, profitant de la présence d'ouvriers en plein travail. 


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  • Une fusillade mercredi dans un collège en Finlande a fait au moins un mort et trois blessés, selon des responsables locaux.

    «Il y a eu une fusillade au collège, quatre personnes ont été touchées. Une est décédée, probablement le directeur de l'école», a indiqué à l'AFP Taina Värri de la municipalité de Tuusula, à une quarantaine de kilomètres au nord d'Helsinki. La police refusait à la mi-journée de confirmer ces informations: «La situation est toujours en cours. Nous ne savons pas exactement ce qui se passe. Je ne suis pas en mesure pour l'instant de confirmer» d'éventuelles victimes, a déclaré le commissaire Tero Haapala de la police criminelle nationale.

    Les tirs se sont produits dans un collège-lycée de Tuusula, à une quarantaine de kilomètres au nord-est d'Helsinki. Le collège a été encerclé par la police locale et d'importants secours ont été dépêchés sur les lieux, selon les médias. Le quotidien de référence Helsingin Sanomat croit savoir que le tireur est l'un des élèves, un jeune homme de 18 ans qui aurait ouvert le feu dans une salle de classe. Il aurait également tiré en direction des policiers. La chaîne de télévision privée MTV3 a affirmé de son côté que le tireur présumé aurait exprimé à plusieurs reprises son admiration pour Hitler et Staline.

    L'agence finlandaise FNB a rapporté que des attaques violentes, essentiellement à l'arme blanche, s'étaient déjà produites ces dernières années dans des établissements scolaires en Finlande mais sans jamais blesser mortellement élèves ou personnels enseignants.


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  • L'avocat de Nordin Benallal, Me Michel Graindorge, nous parle


    BRUXELLES "La première fois que je l'ai vu, c'était à la prison de Forest" , raconte l'avocat Michel Graindorge, qui nous reçoit dans son cabinet bruxellois. "Il venait d'être condamné par la cour d'assises de Nivelles. Une peine de 27 années de prison." Cette visite a eu lieu voici près de 3 ans. Mais pour l'avocat, c'est comme si c'était hier. "Il y avait un énorme désespoir, mêlé à la fois à une formidable envie de vivre. Nordin a un goût pour la liberté. Ce n'est pas un suicidaire.""Samira devait aller voir son frère ce mardi aux Pays-Bas"

    "Et c'est pour cela que je ne comprends pas ce braquage à La Haye. Pourquoi ? Pourquoi commettre un tel fait dans une ville qu'il ne connaît pas, dans un pays qu'il ne connaît pas non plus ?"

    Et c'est dans ce pays qu'il ne connaît pas qu'il croupit aujourd'hui en prison. Hier, sa soeur, Samira Benallal, s'est rendue aux Pays-Bas dans l'espoir de pouvoir lui rendre visite. L'avocat, lui, ne se déplacera pas chez nos voisins du Nord. "Il y a une consoeur néerlandaise qui s'occupe de lui. Je prendrai le dossier dès que Nordin reviendra en Belgique."

    Il était libérable en 2017

    Pour l'instant, on ne sait toujours pas combien de temps Nordin Benallal va rester enfermé aux Pays-Bas. Sa famille reste en contact avec son avocat.

    "Nordin avait fait un travail sur lui-même. Il avait passé plusieurs modules en prison et avait décroché trois diplômes. Je pense que son reclassement est possible. Son souci était de savoir quand il était libérable. Avant cette dernière évasion, il lui était possible d'introduire une demande de libération en 2017."

    Bien évidemment, cette nouvelle évasion, commise avec violence, et le braquage de La Haye repoussent un peu plus loin dans le temps cette libération.

    "Nordin, c'est un peu François Besse (NdlR : ancien client, truand notoire des années 1980, de M e Graindorge). Lui non plus, il ne supportait pas la taule."

    Un goût de liberté qui les taraude. Une envie de vivre en dehors de la prison. Benallal, tôt ou tard, sortira de prison, c'est certain. Et pour la société, mieux vaut que ce soit dans les meilleures conditions de réinsertion et de reclassement possibles.

    Philippe Boudart

    L'avocat de Nordin Benallal, Me Michel Graindorge, nous reçoit. La soeur, Samira, s'est rendue hier aux Pays-Bas

    BRUXELLES "La première fois que je l'ai vu, c'était à la prison de Forest" , raconte l'avocat Michel Graindorge, qui nous reçoit dans son cabinet bruxellois. "Il venait d'être condamné par la cour d'assises de Nivelles. Une peine de 27 années de prison" .

    Cette visite a eu lieu voici près de 3 ans. Mais pour l'avocat, c'est comme si c'était hier. "Il y avait un énorme désespoir, mêlé à la fois à une formidable envie de vivre. Nordin a un goût pour la liberté. Ce n'est pas un suicidaire".

    "Je ne comprends pas ce braquage à La Haye"

    "Et c'est pour cela que je ne comprends pas ce braquage à La Haye. Pourquoi? Pourquoi commettre un tel fait dans une ville qu'il ne connaît pas, dans un pays qu'il ne connaît pas non plus?"

    Et c'est dans ce pays qu'il ne connaît pas qu'il croupit aujourd'hui en prison. Hier, sa soeur, Samira Benallal, s'est rendue aux Pays-Bas dans l'espoir de pouvoir lui rendre visite. L'avocat Graindorge, lui, ne se déplacera pas chez nos voisins du nord. "Il y a une consoeur néerlandaise qui s'occupe de lui. Je prendrai le dossier dès que Nordin reviendra en Belgique" .

    Pour l'instant, on ne sait toujours pas combien de temps Nordin Benallal va rester enfermé aux Pays-Bas. Sa famille reste en contact avec son avocat.

    Il était libérable en 2017

    "Nordin avait un travail sur lui-même. Il avait passé plusieurs modules en prison et avait décroché trois diplômes. Je pense que son reclassement est possible. Son souci était de savoir quand il était libérable. Avant cette dernière évasion, il lui était possible d'introduire une demande de libération en 2017" .

    Bien évidemment, cette nouvelle évasion, commise avec violence, et le braquage de La Haye repoussent un peu loin dans le temps cette libération.

    "Nordin, c'est un peu François Besse (NdlR: ancien client, truand notoire des années 1980, de Me Graindorge). Lui non plus, il ne supportait pas la taule".

    Un goût de liberté qui les taraude. Une envie de vivre en dehors de la prison. Benallal, tôt ou tard, sortira de prison, c'est certain. Et pour la société, mieux vaut que ce soit dans les meilleures conditions de réinsertion et de reclassement...



    Philippe Boudart

    L'avocat de Nordin Benallal, Me Michel Graindorge, nous reçoit. La soeur, Samira, s'est rendue hier aux Pays-Bas

    BRUXELLES "La première fois que je l'ai vu, c'était à la prison de Forest" , raconte l'avocat Michel Graindorge, qui nous reçoit dans son cabinet bruxellois. "Il venait d'être condamné par la cour d'assises de Nivelles. Une peine de 27 années de prison" .

    Cette visite a eu lieu voici près de 3 ans. Mais pour l'avocat, c'est comme si c'était hier. "Il y avait un énorme désespoir, mêlé à la fois à une formidable envie de vivre. Nordin a un goût pour la liberté. Ce n'est pas un suicidaire".

    "Je ne comprends pas ce braquage à La Haye"

    "Et c'est pour cela que je ne comprends pas ce braquage à La Haye. Pourquoi? Pourquoi commettre un tel fait dans une ville qu'il ne connaît pas, dans un pays qu'il ne connaît pas non plus?"

    Et c'est dans ce pays qu'il ne connaît pas qu'il croupit aujourd'hui en prison. Hier, sa soeur, Samira Benallal, s'est rendue aux Pays-Bas dans l'espoir de pouvoir lui rendre visite. L'avocat Graindorge, lui, ne se déplacera pas chez nos voisins du nord. "Il y a une consoeur néerlandaise qui s'occupe de lui. Je prendrai le dossier dès que Nordin reviendra en Belgique" .

    Pour l'instant, on ne sait toujours pas combien de temps Nordin Benallal va rester enfermé aux Pays-Bas. Sa famille reste en contact avec son avocat.

    Il était libérable en 2017

    "Nordin avait un travail sur lui-même. Il avait passé plusieurs modules en prison et avait décroché trois diplômes. Je pense que son reclassement est possible. Son souci était de savoir quand il était libérable. Avant cette dernière évasion, il lui était possible d'introduire une demande de libération en 2017" .

    Bien évidemment, cette nouvelle évasion, commise avec violence, et le braquage de La Haye repoussent un peu loin dans le temps cette libération.

    "Nordin, c'est un peu François Besse (NdlR: ancien client, truand notoire des années 1980, de Me Graindorge). Lui non plus, il ne supportait pas la taule".

    Un goût de liberté qui les taraude. Une envie de vivre en dehors de la prison. Benallal, tôt ou tard, sortira de prison, c'est certain. Et pour la société, mieux vaut que ce soit dans les meilleures conditions de réinsertion et de reclassement...



    Philippe Boudart

    L'avocat de Nordin Benallal, Me Michel Graindorge, nous reçoit. La soeur, Samira, s'est rendue hier aux Pays-Bas

    BRUXELLES "La première fois que je l'ai vu, c'était à la prison de Forest" , raconte l'avocat Michel Graindorge, qui nous reçoit dans son cabinet bruxellois. "Il venait d'être condamné par la cour d'assises de Nivelles. Une peine de 27 années de prison" .

    Cette visite a eu lieu voici près de 3 ans. Mais pour l'avocat, c'est comme si c'était hier. "Il y avait un énorme désespoir, mêlé à la fois à une formidable envie de vivre. Nordin a un goût pour la liberté. Ce n'est pas un suicidaire".

    "Je ne comprends pas ce braquage à La Haye"

    "Et c'est pour cela que je ne comprends pas ce braquage à La Haye. Pourquoi? Pourquoi commettre un tel fait dans une ville qu'il ne connaît pas, dans un pays qu'il ne connaît pas non plus?"

    Et c'est dans ce pays qu'il ne connaît pas qu'il croupit aujourd'hui en prison. Hier, sa soeur, Samira Benallal, s'est rendue aux Pays-Bas dans l'espoir de pouvoir lui rendre visite. L'avocat Graindorge, lui, ne se déplacera pas chez nos voisins du nord. "Il y a une consoeur néerlandaise qui s'occupe de lui. Je prendrai le dossier dès que Nordin reviendra en Belgique" .

    Pour l'instant, on ne sait toujours pas combien de temps Nordin Benallal va rester enfermé aux Pays-Bas. Sa famille reste en contact avec son avocat.

    Il était libérable en 2017

    "Nordin avait un travail sur lui-même. Il avait passé plusieurs modules en prison et avait décroché trois diplômes. Je pense que son reclassement est possible. Son souci était de savoir quand il était libérable. Avant cette dernière évasion, il lui était possible d'introduire une demande de libération en 2017" .

    Bien évidemment, cette nouvelle évasion, commise avec violence, et le braquage de La Haye repoussent un peu loin dans le temps cette libération.

    "Nordin, c'est un peu François Besse (NdlR: ancien client, truand notoire des années 1980, de Me Graindorge). Lui non plus, il ne supportait pas la taule".

    Un goût de liberté qui les taraude. Une envie de vivre en dehors de la prison. Benallal, tôt ou tard, sortira de prison, c'est certain. Et pour la société, mieux vaut que ce soit dans les meilleures conditions de réinsertion et de reclassement...


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  • Le non-lieu "psychiatrique" dont a bénéficié Romain Dupuy, l'auteur présumé du double meurtre perpétré en 2004 dans un hôpital de Pau, est examiné en appel à partir d'aujourd'hui par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau. La comparution de l'auteur présumé, limitée à mercredi, a été rendue possible par un avis médical favorable émis par l'établissement psychiatrique de Cadillac, où il est hospitalisé d'office. Il comparaîtra "libre" de toute "contrainte judiciaire" du fait du non-lieu prononcé, souligne-t-on à la cour d'appel.
     
    Chantal Klimaszewski et Lucette Gariod, infirmière et aide-soignante de  l'hôpital psychiatrique de Pau, y avaient été tuées à l'arme blanche, l'une d'entre elles ayant été décapitée. Une longue instruction s'était soldée par le non-lieu "psychiatrique" prononcé  par le juge d'instruction de Pau en faveur de l'accusé, le 28 août, au vu de multiples expertises et contre-expertises. La décision a été contestée en appel par les avocats des parties civiles qui espèrent encore un renvoi de l'affaire devant une cour d'assises.
     
    Débat sur la responsabilité des malades mentaux
     
    "Tous les experts n'étaient pas du même avis sur son état mental", a rappelé la partie civile, qui espère fait prévaloir l'idée que "seule une cour d'assises peut valablement se prononcer sur la responsabilité pénale" de l'accusé. L'un des experts consultés avait notamment conclu qu'il y avait "altération" et non pas "abolition" du discernement de Romain Dupuy au moment  des faits, une conclusion qui rendait théoriquement possible un procès en cour d'assises.
     
    Cette audience qui doit se dérouler sur trois jours intervient alors que s'est ouvert un débat sur la responsabilité pénale des malades mentaux. Faisant suite à une demande de Nicolas Sarkozy, la ministre de la  Justice avait annoncé en août l'ouverture d'une "réflexion" sur la création d'une audience spécifique, à l'issue de la procédure d'instruction, dans les cas où les mis en cause sont déclarés pénalement irresponsables. Rachida Dati avait ajouté que ces audiences offriraient aux victimes "la possibilité de faire leur deuil et de reconnaître leur préjudice".
     
    Les magistrats de la cour d'appel de Pau soulignent que la procédure d'appel qui s'engage mercredi n'équivaut aucunement à l'ouverture d'un procès sur le fond, puisqu'il ne s'agit que de juger du bien-fondé du non-lieu psychiatrique prononcé. L'audience pourrait conduire à une confirmation du non-lieu psychiatrique ou  à une décision de renvoi de Romain Dupuy devant une cour d'assises. La cour  pourrait également faire une demande de complément d'information.
     

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  • Il était venu à Paris d'Irlande, en famille, à l'occasion de la coupe du Monde de rugby. Et depuis le 9 septembre, il n'avait plus donné signe de vie. Mais l'amateur de rugby mystérieusement disparu... est réapparu de lui-même cette semaine. Il s'est présenté lundi dans un commissariat parisien.

    Voici ce que John Kennelly a raconté aux policiers sur son odyssée de deux mois en région parisienne. Le 9 septembre au matin, cet homme d'affaire de 47 ans, originaire de Kerry, avait quitté seul l'hôtel Méridien, porte Maillot dans le XVIIe arrondissement de la capitale, pour une promenade dans le quartier ; il n'était pas réapparu, alors qu'avec sa famille, il devait regagner l'Irlande le lendemain. Entre-temps, il a affirmé aux policiers avoir été séquestré et avoir subi différentes violences.

    Elément qui semble conforter ses dires, des traces de coups ont été relevées sur son corps lors d'un examen au service médico-judiciaire. L'origine de ces coups, en revanche, n'a pu être déterminée. John Kennelly est actuellement toujours entendu par les enquêteurs de la 2e DPJ qui tentent de reconstituer son parcours pendant sa période de disparition.


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  • Les six garçons, trois majeurs et trois mineurs, interpellés samedi soir à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, après de violentes échauffourées avec la police, ont été déférés lundi soir devant le parquet de Bobigny. Samedi en début de soirée, dans la cité de l'Europe, des jeunes avaient extrait une femme de son véhicule, étaient montés à bord et avaient foncé sur un fonctionnaire de police, sans le blesser. Les agressions d'automobilistes et le caillassage des policiers s'étaient poursuivis deux heures durant avant que les forces de l'ordre parviennent à rétablir le calme.

    Le chauffeur présumé de la voiture volée, âgé de 17 ans, fait partie des six jeunes hommes déférés. Les autres "ont été arrêtés dans les appartements où ils avaient trouvé refuge", selon une source policière. "Ils ont tous été identifiés par des fonctionnaires de police, et dans deux cas par la conductrice", a précisé une source policière. Lundi soir, un septième jeune homme, âgé de 17 ans, arrêté à la suite de nouveaux caillassages survenus dimanche soir, cité de l'Europe, était en garde à vue.

    "Un guet-apens"

    Lors de fouilles dans les caves des immeubles de la cité, la police a également découvert des armes par destination comme des hachoirs de boucher et, surtout, deux bouteilles de gaz dont l'une était transformée en engin explosif : des boîtes de conserve remplies de clous et de boulons y étaient fixées. Et si la bonbonne n'était pas munie d'un dispositif de mise à feu, il suffisait, selon les policiers, d'allumer un incendie à proximité pour provoquer l'explosion. "Il s'agissait d'un véritable guet-apens", estime-t-on du côté des policiers. Dimanche soir, une troisièmme bonbonne était découverte, dans une poubelle à laquelle des individus avaient mis le feu.

    Ces échauffourées répétées pourraient avoir un lien avec une course poursuite qui a eu lieu jeudi soir, au cours de laquelle deux adolescents de 16 ans qui pilotaient à vive allure une moto volée pour tenter d'échapper à la police, ont eu un grave accident. L'un a été grièvement blessé au genou, l'autre était toujours dans un coma profond lundi matin.


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  • Le cadavre d'un homme abattu par balles découvert samedi soir dans une voiture

    LEERS-NORD Dans la commune d'Estaimpuis, située le long de la frontière française, il arrive souvent que les pompiers soient appelés à intervenir pour éteindre une voiture en feu. Cela a encore été le cas samedi soir, vers 19 h 30, sauf que, cette fois-ci, un cadavre se trouvait sur le siège passager du véhicule. Selon les premiers éléments de l'enquête, il ne s'agirait pas d'un suicide ou d'un accident mais bien d'un meurtre car l'homme a été abattu par balles.

    Immédiatement, le parquet a été avisé des faits. Les enquêteurs de la police judiciaire, le labo, les membres du service d'identification des victimes, un médecin légiste et le service local de recherche de la zone de police du Val de l'Escaut sont descendus sur place. La voiture incendiée se trouvait dans une allée située au carrefour entre la rue de Néchin et la rue des Salines. Cette allée conduit vers un parking appartenant au fossoyeur communal qui y stocke des caveaux en béton.

    Où en est-on actuellement dans l'enquête ? Pas très loin. Le quartier a été bouclé jusqu'à 4 h du matin et la voiture a été emmenée dans les locaux de la PJ à Tournai où l'enquête est encore en cours. Selon la substitute du procureur du Roi, Mme Sleich, la voiture, de type Mercedes, est immatriculée en Belgique mais il semblerait que la victime résidait en France.

    Selon des témoins, il y aurait eu une fusillade à Lille dans la soirée. Ces deux affaires ont-elles un lien ? "C'est une hypothèse qui est actuellement à l'étude par les enquêteurs de la police judiciaire ", répond Mme Sleich.

    Autre fait troublant. Des riverains auraient aperçu, quelques minutes après l'incendie, deux individus circulant à pied et l'un des deux avait dans les mains un objet qui ressemblait à un jerrican. Ces deux individus n'ont pas été interpellés pour la simple et bonne raison que le lien avec l'incendie n'a pas été établi.

     


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  • Echauffourées à Grigny...
    Vers 21h50 dans le quartier de la Grande-Borne, dans l'Essonne. Des pompiers interviennent sur un feu de conteneur. Des fonctionnaires de la BAC (brigade anti-criminalité) viennent les épauler. Ils sont pris à partie par des jeunes, des échauffourées éclatent dans ce quartier sensible pourtant redevenu calme depuis plusieurs mois. Une vingtaine d'individus ont lancé contre eux des pierres ainsi que plusieurs cocktails Molotov. Appuyés par des renforts de plusieurs patrouilles de la BAC ainsi que des CRS, les policiers ont réussi à disperser les émeutiers en utilisant des grenades lacrymogènes. La police n'a procédé à aucune interpellation, mais elle a saisi une quinzaine de cocktails Molotov abandonnés par les émeutiers. Aucun blessé n'a été signalé.
     
    Et à Aulnay-sous-Bois
    Six personnes, trois majeurs et trois mineurs, ont été interpellés dans cette ville de Seine-Saint-Denis après des échauffourées qui ont éclaté entre jeunes et policiers, sans faire de blessés. Cela a commencé en début de soirée samedi dans la cité de l'Europe quand des jeunes ont extrait une femme de son véhicule, sont montés à bord et ont foncé sur un fonctionnaire de police, sans le blesser. Ils ont ensuite lancé des projectiles sur les policiers durant environ deux heures. Selon la police, ces échauffourées pourraient être en lien avec une course poursuite qui a eu lieu jeudi soir, au cours de laquelle deux adolescents de 16 ans qui pilotaient à vive allure une moto volée pour tenter d'échapper à la police, ont eu un grave accident entraînant leur hospitalisation. L'un d'eux était toujours dans le coma dimanche.
     
    Violences entre bandes à Torcy
    Quatorze personnes, dont neuf mineurs, ont été placées en garde à vue à la suite de leur implication samedi soir dans une bagarre entre deux groupes rivaux dans cette ville de Seine-et-Marne. La bagarre a éclaté lorsque deux bandes de jeunes de Torcy et de Noisiel se sont affrontées "à coups de machettes", dans le centre commercial Bay-2, situé près de la gare dans la commune de Torcy, a précisé le parquet de Meaux. Plusieurs personnes ont été blessées dans l'affrontement.

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