• « Je touchais en une journée ce que d'autres gagnent en un mois »

    « Je touchais en une journée ce que d'autres gagnent en un mois »

     

    « LE BONZE », ancien faussaire

    LE FAUSSAIRE repenti qui voudrait tirer un trait définitif sur son passé rencontrerait les plus grandes peines du monde. Les faux, même peints dans les années 1960, remontent régulièrement à la surface au détour d'une vente ou d'une exposition. Le Bonze, ainsi surnommé par ses proches, et qui souhaite garder l'anonymat, en a récemment fait l'expérience.

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    Rangé depuis quelque temps après avoir réalisé plus de 400 tableaux « à la manière » des grands maîtres du XX e , il possède une petite fortune amassée les trente premières années de sa vie. Surprise, il s'est retrouvé nez à nez avec certaines de ses toiles. « Je visitais la rétrospective Modigliani à Martigny (Suisse) quand je suis tombé sur l'une de mes oeuvres. L'un de mes dessins figurait aussi dans le catalogue d'une exposition présentée à l'Hôtel de Ville de Paris. »

    « Je suis encore le seul à savoir où sont accrochés mes tableaux »

    Le Bonze assure que « plus de 2 000 faux Warhol circulent dans le monde » et que l'un des tableaux phares de la dernière rétrospective Magritte à Paris, « le Chapeau », désormais présenté comme un original, « était encore tenu pour faux il y a trente ans »...

    A l'en croire, le marché juteux du faux ne repose pas tant sur le talent des faussaires, qui imitent Matisse ou Derain, que sur l'entregent de marchands véreux qui peuvent obtenir de faux certificats d'authenticité. « Combien d'entre eux ont réussi à arracher aux ayants droit un faux certificat contre une belle somme d'argent ? » Dans l'affaire, tout le monde s'y retrouve. « La famille de l'artiste reçoit de quoi réparer le toit de la maison. Quant au galeriste, il revend à prix d'or un faux certifié authentique »... puisque c'est la famille du peintre qui le garantit.

    « Faire du faux sonnait comme la solution de facilité, reconnaît le Bonze, approché par le milieu. Je touchais en une journée ce qu'un autre gagnait en un mois. » L'homme a du talent et a réalisé près d'un demi-millier de toiles. « Des dessins et des aquarelles. Les commandes de grand format sont plus rares. »

    Il finira par être arrêté dans une affaire de banditisme. « Je n'ai jamais été condamné comme faussaire, personne n'a jamais pu le prouver. Je suis encore le seul à savoir où sont accrochés mes tableaux. Les Américains en détiennent plus de la moitié. »

     

    source : le parisien


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