• Aziz Saad, 27 ans, Mourad Nabil, 30 ans, Lhotfie Mahmoudi, 28 ans, et Akim Chebbah, 35 ans, habitants de Vitry-sur-Seine ont été condamnés par la cour d'assises de Nanterre vendredi 18 avril.

    Les 4 malfrats étaient poursuivis pour des faits de vols à main armée, (7), en Ile-de-France remontant à 2006. Trois de ces individus sont des récidivistes. Ils écopent de peines de prison allant de 5 à 10 ans.

    Akim Chebbah, récidiviste et principal protagoniste déjà condamné pour braquage a nié les faits mais n'a pas convaincu, il écope de 10 années de détention, 15 ans avaient été requis. Lhotfie Mahmoudi en prend lui aussi pour 10 ans. Aziz Saad en prend pour 8 ans, tandis que Mourad Nabil (non récidiviste) écope lui de 5 ans.


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  • Le tribunal de Nanterre a condamné à de la prison ferme un avocat poursuivi pour violation du secret professionnel.

    Le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) a condamné vendredi Me Mohamed Sehrane, avocat au barreau de Seine-Saint-Denis, à deux ans de prison dont 18 mois avec sursis, et une interdiction définitive d'exercer.

    Me Sehrane était mis en examen pour «violation du secret professionnel» et «révélation d'informations issues d'une instruction de nature à entraver le déroulement des investigations ou la manifestation de la vérité». Les faits datent de janvier 2005.

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    Lors de l'audience, Me Sehrane et son avocat, Me Thierry Herzog, se sont vu refuser par la substitut du procureur leur demande d'exception de nullité, la troisième dans ce dossier.

    A la présidente qui lui posait des questions, Me Sehrane a alors répondu : «Je n'entends pas me défendre aujourd'hui, puisque je ne suis pas en mesure de le faire convenablement. Mes droits fondamentaux ne sont pas respectés».

    Son avocat n'a quant à lui pas souhaité plaider, et a rangé ses affaires dans son cartable pour marquer son désaccord.

    La substitut du procureur a évoqué un «comportement de confusion avec les amis» qu'elle a qualifié de «très inquiétant». Elle avait requis 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis, et 5 ans d'interdiction d'exercer, demandant une sanction exemplaire.

    Avocat de l'un des accusés dans un dossier d'enlèvement et séquestration, Me Sehrane avait révélé à son ami d'enfance, également impliqué, puis condamné, mais qui n'avait alors pas été entendu, des éléments issus d'une confrontation, «sachant très bien quelles pouvaient être les conséquences quant au dépérissement des preuves ou au risque de concertation», précise le réquisitoire.

    Ce sont notamment les écoutes des appels téléphoniques qui ont permis l'ouverture d'une information judiciaire contre Me Sehrane le 2 février 2005.

    Me Sehrane a fait appel du jugement.

    source : le parisien


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  • Le procureur général de Versailles a fait appel, hier, de l'acquittement de Lydie Debaine qui avait tué en 2005 sa fille handicapée de 26 ans, refusant un verdict qui pourrait être pris pour « un encouragement à l'atteinte volontaire à la vie des handicapés ».

    UN CAS de conscience pour l'Etat. Deux jours avant la date butoir, le procureur général de Versailles a annoncé hier qu'il faisait appel de l'acquittement de Lydie Debaine. Le 9 avril, sous les applaudissements du public, le jury de la cour d'assises du Val-d'Oise avait estimé que cette mère de famille de 66 ans, qui avait reconnu avoir tué sa fille gravement handicapée car son état de santé se dégradait terriblement, n'était pas coupable d'homicide volontaire.

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    Ce verdict rarissime, qui a relancé la polémique sur l'euthanasie, n'a pas fait l'unanimité. Lydie Debaine sera donc rejugée, sans doute à la fin de l'année ou début 2009.

    Pour se justifier, le procureur général et la chancellerie avancent deux arguments. D'abord, cette décision de la cour d'assises pose un problème juridique. En clair, acquitter un individu qui a reconnu les faits dont il est accusé est « en contradiction avec le droit », a relevé hier le porte-parole du ministère de la Justice. Rappelons que, le 9 avril, l'avocat général avait requis trois ans de prison avec sursis à l'encontre de Lydie Debaine. « Une peine de principe », avait-il résumé. Autre raison de cet appel : « Ce verdict d'acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l'atteinte volontaire à la vie des handicapés, qui méritent notre protection et notre soutien », a souligné Jean-Amédée Lathoud, le procureur général de Versailles. La garde des Sceaux, Rachida Dati, a renchéri hier en expliquant que le devoir de l'Etat était « de défendre l'ordre public et de protéger la société ». Un argument qui fait bondir Caty Richard, l'avocate de Lydie Debaine : « Ce que je déplore par-dessus tout, c'est qu'on dise que ce verdict pourrait favoriser les agressions sur les handicapés. C'est à croire qu'on n'a rien compris à ce procès. Ce n'était pas un dossier sur les handicapés mais sur l'euthanasie. Lydie n'a pas tué sa fille parce qu'elle était handicapée mais parce qu'elle souffrait. Les jurés ont prononcé un verdict humain et juste. C'est leur faire offense que de leur faire comprendre qu'ils ont délivré un permis de tuer. »

    « Ça ne sert à rien de cogiter, c'est trop tard. On n'a pas le choix »

    Hier matin, le procureur général a passé un coup de téléphone pour prévenir l'avocate de Lydie Debaine qu'il faisait appel. Dans la foulée, Caty Richard a téléphoné à sa cliente : « Quand je lui ai annoncé hier matin qu'elle allait être rejugée, souffle-t-elle, j'étais effondrée. Si je n'avais pas obtenu son acquittement, on n'en serait pas là. Finalement, c'est elle qui m'a remonté le moral. Elle m'a dit ça ne sert à rien de cogiter, c'est trop tard. On n'a pas le choix. J'ai l'impression qu'une partie d'elle est résignée et qu'une autre est sage et forte. Mais je ne sais pas si elle aura encore la force de subir un nouveau procès. » Avec le recul, une condamnation avec sursis n'aurait-elle pas été plus pertinente ? « Cela aurait été plus simple mais pas plus juste, tranche Caty Richard. Son acquittement lui a apporté une forme de sérénité. C'est un acquis, et ce, quelle que soit la décision de la cour d'appel. » « Pour autant, reconnaît l'avocate, la décision du procureur général a été très difficile à vivre pour nous. Je suis très déçue. D'autant plus qu'il a réfléchi pendant une semaine. Il faut croire que la décision n'a pas été facile à prendre... »

    source: le parisien

    photo : le parisien


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  • Des extraits d'une vidéo d'aveux de Michel Fourniret et de son épouse et complice présumée Monique Olivier, filmés par la police belge en 2004, a commencé a être diffusée mardi devant la Cour d'assises des Ardennes lors de l'examen du meurtre d'Elisabeth Brichet.

    Le film, d'un total d'une quarantaine de minutes, est une succession d'extraits de deux interrogatoires de plus de cinq heures menés par la police judiciaire de Dinant (Belgique) qui avait recueilli les aveux de Monique Olivier puis de ceux de Michel Fourniret en juillet 2004.

    «C'est une technique récente en Belgique.

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    Cela permet de voir les expressions, les mimiques, les attitudes qui peuvent compléter un texte sec» de procès verbal, a expliqué à l'AFP Me Jean-Maurice Arnould, l'avocat belge de Marie-Noëlle Bouzet, la mère de la victime.

    «Ce n'est pas une pièce à conviction, c'est une pièce du dossier», a-t-il ajouté.

    En Belgique, la loi du 2 août 2002 permet de filmer les interrogatoires de suspects sur autorisation du juge d'instruction.

    Depuis lundi, la Cour d'assises examine l'enlèvement et le meurtre d'Elisabeth Brichet, une adolescente belge de 12 ans, disparue près de Namur (Belgique) le 20 décembre 1989.

    Le corps de la jeune fille avait été retrouvé en juillet 2004 lors de fouilles au château du Sautou (Ardennes), l'ancienne propriété du couple Fourniret.

    L'audience, suspendue lundi en début d'après-midi à la suite d'un léger malaise d'un des deux assesseurs du président de la Cour, a repris mardi à 09H00.

    Michel Fourniret est jugé depuis le 27 mars pour sept meurtres aggravés et Monique Olivier pour complicité.

    source : le parisien


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  • Michel Quimbert, expert en droit maritime et membre du Conseil supérieur de la marine marchande, estime que les pirates somaliens qui ont attaqué "le Ponant" peuvent être jugés en France devant la Cour d'assises spéciale et que l'intervention française était «légitime» sur le plan juridique.

    L'opération des forces françaises pose-t-elle des problèmes d'un point de vue juridique?
    Michel Quimbert.
    Les autorités françaises dans cette affaire se sont montrées exemplaires et cette opération ne pose, selon moi, aucun problème juridique. Tout crime ou délit commis sur un navire battant pavillon français relève d'une juridiction française, conformément à l'article 113-3 du Code pénal.

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    Cela inclut tout crime commis par un étranger à l'encontre d'un Français. En outre, en vertu de Montego Bay (convention des Nations unies sur le droit de la mer signée en 1982, NLDR) et du droit public et coutumier international maritime, tout Etat a compétence à poursuivre les auteurs d'actes de piraterie en haute mer. Quant aux eaux territoriales, l'Etat côtier a l'obligation d'y réprimer ces actes et s'il ne le fait pas, tout autre Etat peut se substituer à lui.

    Dans quel pays les pirates peuvent-ils être jugés?
    Ils peuvent l'être en Somalie, mais je ne pense pas que cela va être le cas. Ce ne serait pas du tout dans l'intérêt des pirates... Est-ce que la France pourrait accepter qu'ils soient jugés dans un pays où ils risquent la peine de mort? Non, la sagesse et le droit me paraissent conclure à ce qu'ils soient jugés en France où ils auront au moins le droit de se défendre et à un traitement digne.

    Si c'est le cas, devant quelle juridiction doivent-ils être traduits et quelle peine risquent-ils?
    Ces gens relèvent de la cour d'assises spéciale car leurs agissements, très graves, sont évidemment de nature criminelle et s'apparentent à du terrorisme. C'est pourquoi ils doivent être jugés par des magistrats professionnels et non par un jury populaire car ils sont susceptibles de mettre en cause la sûreté des jurés. Ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

    source : le parisien


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  • L'un des deux assesseurs du président de  la cour d'assises des Ardennes, qui juge le tueur en série présumé Michel Fourniret, a été victime d'une "chute de tension" lundi aux environs de midi en fin d'audience. Le magistrat, âgé de 37 ans, a du être transporté à l'hôpital. A la reprise des débats à 15 heures, le président de la cour d'assises, Gilles Latapie, a annoncé que l'audience consacrée à l'examen du meurtre d'Elizabeth Brichet, une adolescente belge de 12 ans disparue en 1989 près de Namur  (Belgique), était suspendue et reprendrait mardi à 9 heures. Le président n'a pas voulu pour l'instant faire appel à l'assesseur suppléant prévu par la cour en cas de défaillance d'un des magistrats. Le procès, qui s'est ouvert le 27 mars, doit durer deux mois.
     
    Fourniret reconnaît le meurtre d'Elisabeth Brichet

    Dans la matinée, Michel Fourniret, a reconnu avoir tué en 1989 Elisabeth Brichet. A la onzième audience du procès, prié de préciser sa position, l'accusé a déclaré qu'il reconnaissait les faits d'enlèvement, séquestration et de meurtre mais pas la tentative de viol et le viol. Monique Olivier, compagne de Michel Fourniret et jugée en même temps que son époux, a elle aussi refusé de reconnaître une partie des charges. "Je ne l'ai pas violée ni tuée", a-t-elle bafouillé.

    Elisabeth Brichet avait été enlevée par le couple Fourniret le 20 décembre 1989 alors qu'elle rentrait chez elle après avoir rendu visite à une amie. Ses ravisseurs l'avaient repérée et guettée plusieurs heures avant de la convaincre de monter dans leur voiture, utilisant pour la mettre en confiance la présence de leur fils Sélim, alors âgé de quelques mois. Ils l'avaient d'abord conduite à leur domicile à Floing, dans les Ardennes françaises. Michel Fourniret, aidé de Monique Olivier qui serait allé jusqu'à faire la toilette de la victime à la demande de son mari, aurait alors essayé de la violer sans y parvenir, selon des premières déclarations à l'instruction.

    Le corps retrouvé 15 ans après

    Le lendemain, le couple avait emmené Elisabeth Brichet au château du Sautou. Michel Fourniret, selon de premières déclarations, avait à nouveau tenté de la violer, en vain, avant de l'étouffer avec un sac plastique et l'étrangler de ses mains. Le corps de la fillette avait été retrouvé en 2004 dans l'ancienne propriété de Fourniret, 15 ans après son enlèvement, à la suite des aveux de Monique Olivier en juin 2004.

    C'est le quatrième meurtre que Michel Fourniret reconnait à l'audience. Lundi, la famille d'Elisabet Brichet est également venue témoigner à la barre. "Elisabeth c'était une fille de joie et de lumière, c'est son rire clair que j'entends", a déclaré son père, Francis Brichet. Après avoir décrit Fourniret comme "un monstre mythologique s'offrant des jeunes vierges", Francis Brichet a interpellé Monique Olivier. "Quand on ajoute qu'une mère préparait les victimes pour le festin, cela devient abominable", a-t-il dit. La mère d'Elisabeth Brichet, Marie-Noëlle Bouzet, s'en est elle pris à la justice, exprimant le souhait que l'affaire puisse servir à "améliorer le système qui semble bien peu approprié à traiter ces gens-là".  


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  • L'un  se tait et l'autre parle pour ne rien dire. Michel Fourniret et Monique Olivier tiennent impeccablement leur rôle devant la cour d'assises des Ardennes. Lui dans la peau du « monstre » au sang-froid, qui refuse le débat à défaut de huis clos, elle dans celle de la complice repentante qui ne s'exprime que pour minimiser sa participation aux crimes <script type=text/javascript> sas_pageid='2358/16838'; // Page : manchettepub/leparisien.com/articles_faitsdivers sas_formatid=1278; // Format : rectangle 300x250 sas_target=''; // Targeting SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target); </script> <script src="http://www.smartadserver.com/call/pubj/2358/16838/1278/S/2949551431/?"></script> <script language=Javascript src="http://fr.bluestreak.com/ix.e?jss&wmode=opaque&s=7293215&u=&n=2949551431&cltk=http://www.smartadserver.com/clic/countgo.asp?275905;16838;8867356392090769161;2949551431;S;0;URL=" type=text/javascript></script> <script language=VBScript> on error resume next ShockMode = (IsObject(CreateObject("ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.6")))</script>

    Les efforts déployés par le président Latapie et les avocats des parties civiles n'ont guère été payés de retour. Les époux Fourniret n'ont rien lâché depuis l'ouverture de leur procès, il y a trois semaines.

    La cour a peut-être cru, comme avant elle les policiers français, que Monique Olivier serait une « alliée objective ». Il n'en est rien. Exposée à un feu nourri de questions, puisque Fourniret s'obstine à éviter l'affrontement, elle répond a minima, entre bégaiements et longs silences, des lourdes charges qui pèsent sur elle.

    Elle a beau avoir les épaules larges et promis au premier jour de « faire son possible » pour éclairer la cour, Monique Olivier finit par s'agacer de cette pression. « Demandez-lui à lui ! Je ne suis pas dans sa tête », rétorque-t-elle à ceux qui la pressent de combler les blancs de Fourniret.

    « Comme il ne parle pas, on charge Monique Olivier »

    Elle assure, dès lors, qu'elle « aimerait bien qu'il parle », d'autant que son époux a « une meilleure mémoire ». On doute pourtant de sa sincérité. Car Monique Olivier cherche surtout à détourner l'attention vers son coaccusé, assis à l'autre bout du box, et qu'elle ignore ostensiblement.

    Mais Michel Fourniret n'est pas prêt à jouer les « moulins à parole ». « Je me connais, si je mets le doigt dans l'engrenage, tout y passe, a-t-il prévenu la semaine dernière. Je ne prendrai pas ce risque. »

    Un capitaine de la police judiciaire de Reims est venu, à la barre, confirmer le « talent de conteur de Fourniret », qui se délecte du moindre détail. « Chaque mot est pesé, la scène est parfois mimée, a expliqué Yannick Jacquemin, qui a recueilli ses aveux en 2004. Il nous entraîne dans l'horreur comme si, des années plus tard, nous étions spectateur de la scène. » Des « moments très pénibles », reconnaît l'enquêteur, que le pervers pourrait se décider un jour à infliger à la cour d'assises.

    Pour l'heure, « comme Michel Fourniret ne parle pas, on charge Monique Olivier », regrette l'un de ses avocats, M e Richard Delgenes. Elle sera de nouveau sur la sellette, ce matin, à l'occasion de l'examen de l'enlèvement et du meurtre d'Elisabeth Brichet, la plus jeune des victimes du couple. Elle n'avait que 12 ans quand elle est tombée dans le piège tendu par les époux Fourniret, le 20 décembre 1989, dans la banlieue de Namur (Belgique). Son calvaire, innommable, s'est éternisé jusqu'au lendemain, avec la complicité de Monique Olivier. Elisabeth l'avait pourtant supplié de l'aider.


    Michel Fourniret et Monique Olivier ont choisi deux méthodes de défense. Le premier refuse toujours de parler, tandis que son épouse participe du bout des lèvres au procès.   

    source : le parisien

    photo : le parisien

     


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  • Le parquet de Pontoise a annoncé jeudi qu'il ne ferait pas appel de la décision d'acquittement de Lydie Debaine, qui avait tué en 2005 sa fille unique, handicapée motrice cérébrale de 26 ans dont l'état de santé se dégradait, rendue mercredi par la cour d'assises du Val-d'Oise. L'avocat général Charles Modat avait requis une "peine de principe" de trois ans de prison avec sursis.
     
    "Nous respectons la décision de la cour d'assises. Il n'y aura pas d'appel du parquet", a expliqué à l'AFP le procureur de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry. Mercredi, Lydie Debaine, 62 ans au moment des faits, a été acquittée, une décision très rare dans ce genre d'affaires.  Cette mère avait reconnu avoir donné plusieurs cachets d'anxiolytiques à sa fille avant de la plonger dans une baignoire pour la noyer, le 14 mai 2005 à Groslay (Val-d'Oise). Née prématurée avec une grave infirmité motrice cérébrale, Anne-Marie était invalide à 90% et avait l'âge mental d'un enfant de 5 ans. Elle souffrait depuis plusieurs années de crises d'épilepsie, de violents maux de tête et de vomissements.
     
    "Coupable du crime qui lui est reproché"

     
    "C'est une reconnaissance des souffrances et de ce qui a provoqué mon geste. J'espérais cet acquittement mais je ne m'y attendais pas", a déclaré à la presse Lydie Debaine, qui comparaissait libre, après l'énoncé du verdict. "Je pense à ma fille. Cet acquittement va me libérer même si ça n'efface pas tout", a-t-elle encore dit, ajoutant: "je ne regrette pas mon geste mais ma fille me manque".
     
    "La pire des sanctions, Lydie Debaine la vit déjà avec la perte de celle à qui elle a consacré son amour et sa vie", avait estimé l'avocat général au cours de ses réquisitions. "Elle est coupable du crime qui lui est reproché", avait-il néanmoins poursuivi. "Elle a tué sa fille avec préméditation. Elle était consciente de ce qu'elle faisait. Elle revendique un acte juste (...) Je ne le qualifierais pas d'acte juste", avait-il précisé.
     

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  • Michel Fourniret est à nouveau sorti de son silence mercredi devant les assises des Ardennes. Le tueur en en série présumé à avoué avoir tué en 1989 Jeanne-Marie Desramault, une jeune fille de 21 ans, dans le troisième des sept dossiers dont il répond. A la neuvième audience du procès, après la lecture des charges d'enlèvement, séquestration, tentative de viol et meurtre concernant cette affaire, l'accusé, prié de préciser sa position, a dit : "Vous venez de lire les faits qui me sont reprochés. Je reconnais ces faits".
     
    Il refusait jusqu'ici de parler, en prétextant le refus du huis clos qu'il souhaite. Son épouse Monique Olivier a fait la même déclaration, mais son avocat a aussitôt précisé qu'elle niait la co-action dans le meurtre qui est retenue par l'accusation. C'est le seul des sept dossiers où les deux époux sont accusés d'avoir tué ensemble. Jeanne-Marie Desramault, étudiante à Charleville-Mézières qui prenait le train tous les samedis pour rentrer chez ses parents à Béthune, avait rencontré fortuitement le couple Fourniret lors d'un de ces voyages, selon des déclarations antérieures des accusés à l'instruction.
     
    "Justice pour Jeanne-Marie"
     
    La jeune fille logeait dans une institution religieuse et se montrait très croyante. Le couple a fait mine de partager sa ferveur religieuse, l'invitant au restaurant pour la mettre en confiance avant de la convier à passer un week-end à son domicile. Plus tard, le 18 mars 1989, Michel Fourniret a provoqué une rencontre à la gare de Charleville et a persuadé Jeanne-Marie de venir chez lui, où il l'a tuée. Il a enterré son corps dans sa propriété de Sautou où il n'a été retrouvé qu'en 2004, après l'arrestation de Fourniret en 2003.
       
    Les proches de la victime ont raconté que ses parents, dont c'était le seul enfant, avaient embauché un détective privé et multiplié les démarches en France et à l'étranger pendant des années, conservant l'espoir de voir revenir leur fille. Sa mère est morte quatre ans après sa disparition. Son père, un octogénaire, est venu en fauteuil roulant à la cour d'assises, soutenu par deux religieuses et les autres familles de victimes, qui lui ont offert des roses blanches avant l'audience. Avant de fondre en larmes, il n'a pu que dire ces mots : "Je demande justice pour Jeanne-Marie".

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  • Avallon, le 5 mai 1989. Sylvie Baton, 24 ans, est retrouvée dans sa baignoire, victime de strangulation, de noyade et de violences sexuelles. Un ancien locataire, un temps suspecté, est finalement mis hors de cause après 18 mois passés en prison. Depuis, plus rien. Mais voilà que dix-huit ans plus tard, l'affaire connaît un nouveau rebondissement.

    "Il y a des éléments..."
     

    combi Volkswagen
    Le modèle de combi Volkswagen
    utilisé par Muestermann
    Le juge d'instruction d'Auxerre, Charles Prats, a en effet lancé cet après-midi un appel à témoin concernant Ulrich Muestermann, un allemand de 49 ans, déjà emprisonné outre-Rhin pour quatre viols commis entre 1983 et 1984, dont un suivi de meurtre. "Il ne faut pas oublier que cet homme bénéficie pour l'heure de la présomption d'innocence, a déclaré Charles Prats lors d'une conférence de presse. Ceci étant, il y a des éléments".

    Ces éléments, selon nos informations, ce sont des traces ADN de l'individu retrouvées sur les draps et les vêtements de la victime. Jusqu'à présent ces empreintes génétiques n'avaient pu être complètement exploitées en dehors du territoire français. Depuis 2006, via Interpol, il est possible de comparer les fichiers français aux fichiers internationaux. La réponse est venue d'Allemagne. En novembre, les autorités allemandes ont accepté de mettre Ulrich Muestermann à la disposition du juge Prats pour son instruction. Pour se faire, il a été transféré à la prison de Fleury-Merogis et mis en examen.
     
    Un présumé violeur ou tueur en série ?
     
    Charles Prats
    Le juge Charles Prats
    Mais si la justice a un suspect, pourquoi faire un appel à témoin ? Parce qu'elle craint que cet homme ait fait d'autres victimes sur le territoire au cours des années 80' et 90'. "Nous avons perdu sa trace entre 1985 et 1993, sachant qu'à partir de 1989 il était en Angleterre", commente le juge Prats. "A l'époque, l'homme, âgé d'une trentaine d'années, pesait 115 à 120 kilos pour 1m80. Il ne parlait que Anglais ou Allemand. Il circulait dans un camping car combi Volkswagen bleu et blanc et séjournait dans des camping", poursuit-il.
     
    Le magistrat a adressé son appel pour susciter le témoignage de "toute personne qui aurait croisé, cotoyé ou employé le suspect ou qui aurait éventuellement était victime d'une infraction". Le numéro d'appel est le suivant : 01 40 97 80 16


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  • C'est à la nuit tombée seulement que la cour d'assises spéciale de Paris, ses greffiers, les avocats des différentes parties et l'accusé Yvan Colonna, ont rejoint dimanche les lieux de l'assassinat du préfet Erignac. Une visite d'environ deux heures, qui s'est achevée vers 19h15, avant le retour à Paris ; pour masquer la scène, des cars de CRS avaient été disposés face aux barrières métalliques devant lesquelles s'étaient massés journalistes et badauds. Pendant toute la durée des repérages de la cour, un hélicoptère tournait au dessus de la baie d'Ajaccio. Les gros projecteurs destinés à éblouir les preneurs d'images qui auraient pu être en embuscade dans des appartements de la rue Colonel Colonna D'Ornano, où Claude Erignac avait été tué, n'avaient pas été mis en batterie. En revanche, des projecteurs plus petits balayaient à intervalles réguliers les façades, à la recherche de photographes éventuels. La procédure constituait en effet juridiquement une audience à huis clos et l'interdiction de photographier ou d'enregistrer en vidéo était absolue, sous peine de sanctions pénales.

    Tout au long de cette visite, Yvan Colonna est resté muet. Ses avocats ont assuré en revanche que ce déplacement, qu'ils avaient demandé, avait permis de confirmer leur thèse : la défense souligne en effet dans ce procès que tous les témoins oculaires du crime n'ont vu que deux hommes et y voient un élément pour innocenter leur client. Avis radicalement différent pour les parties civiles qui ont assuré avoir démontré qu'il était possible que les hommes ayant directement agressé le préfet aient été trois, comme l'affirme l'accusation. Selon Me Benoit Chabert, avocat de la partie civile, la cour aurait constaté que le troisième homme pouvait être resté invisible, caché derrière un immeuble. Difficile donc pour l'heure de tirer un bilan de ce déplacement ; une audience de restitution est prévue mardi.

    Des policiers mobilisés à chaque étape du parcours

    Auparavant, la cour était restée un peu moins d'une heure à la gendarmerie de Pietrosella dans le golfe d'Ajaccio, où avait été volée, lors d'une attaque en septembre 1997, l'arme ayant servi à tuer le préfet Claude Erignac cinq mois plus tard. En avance sur l'horaire en raison de la brièveté de son passage à Pietrosella, la cour d'assises spéciale avait ensuite décidé d'attendre la tombée de la nuit à l'aéroport Campo Dell'Oro pour rejoindre l'avenue Colonel Colonna d'Ornano, afin de se retrouver au plus près des circonstances de l'assassinat le 6 février 1998.

    Tout au long de ce déplacement hors-norme, les différents trajets qu'a empruntés le convoi ont été soigneusement sécurisés : gendarmes à tous les ronds-points menant de l'aéroport à la gendarmerie de Pietrosella, CRS sur la plage qui lui fait face, hélicoptères de surveillance et policiers tous les 100 mètres environ depuis l'entrée d'Ajaccio jusqu'à l'avenue où était tombé le préfet. Et c'est également sous haute protection que le Transall transportant la cour d'assises spéciale était arrivé, à la mi-journée à l'aéroport d'Ajaccio en provenance de Villacoublay. Pour justifier ce déplacement, qui coûte 100.000 euros au seul ministère de la Justice et qui a mobilisé plus de 500 policiers et gendarmes pour assurer la protection de la cour et de l'accusé, la défense avait affirmé que la géographie des lieux ne collait pas avec les thèses de l'accusation, et qu'elle pourrait le prouver sur place. De son côté, l'accusation s'était dite hostile à l'organisation de ce transport, les avocats des parties civiles et de la famille Erignac estimant qu'il n'y avait rien à en attendre. Après l'audience de restitution de mardi, le verdict est attendu vendredi.


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  • En avril 2003, la famille du promoteur immobilier Xavier Flactif était assassinée au Grand-Bornand, en Haute-Savoie, puis les corps brûlés dans une forêt voisine. Interpellé le 16 septembre, leur voisin, David Hotyat, un mécanicien de 33 ans, avouait les avoir tués avant de montrer le site de crémation. Puis il se rétractait, mettant en cause deux mystérieuses personnes - un scénario auquel il devait se tenir pendant les trois semaines de son procès en juin 2006, malgré les multiples incohérences soulevées par ses proches et les experts. Fin juin, reconnu coupable des meurtres des cinq membres de la famille (Xavier Flactif, sa compagne Graziella Ortolano, et leurs trois enfants, âgés de 6 à 10 ans), il était condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans. Ses complices écopaient de peines allant de un an de prison avec sursis à 15 ans de réclusion.

    Le procès en appel de David Hotyat s'ouvre ce lundi devant la cour d'assises d'appel du Rhône. Jugé principal protagoniste du drame et ayant reçu la condamnation la plus lourde, Hotyat a été le seul à faire appel. Les autres parties prenantes du quintuple meurtre n'apparaîtront donc pas à cette nouvelle audience. Pas plus le frère du principal accusé, Mickaël Hotyat, condamné à la peine la plus légère (un an avec sursis) pour avoir jeté l'arme du crime dans un canal, que son ancienne compagne  Alexandra Lefèvre, condamnée à 10 ans ; pas plus l'ami Stéphane Haremza, condamné à 15 ans pour complicité et association de  malfaiteurs, que sa femme Isabelle Haremza, qui avait écopé de 7 ans.

    Une tuerie dictée par la jalousie

    Au cours de la première audience, la cour d'assises de Haute-Savoie avait suivi les réquisitions de l'avocat général réclamant pour David Hotyat la peine la plus lourde prévue pour homicide avec préméditation. L'accusé avait reconnu, lors de ses premiers aveux, que le mobile des meurtres était la jalousie ; n'acceptant pas la réussite matérielle du promoteur, il s'était installé après la tuerie dans un chalet appartenant aux Flactif, à 80 m à peine du lieu du drame. A ce moment, le promoteur était simplement considéré comme disparu par les enquêteurs.

    Mais après avoir tenté d'aiguiller les recherches sur de fausses pistes - il était même apparu dans une émission télévisée, témoignant sur le drame - Hotyat avait été trahi par une coupure qu'il s'était faite au doigt lors du quintuple meurtre. Des examens pratiqués sur des traces de sang retrouvées dans le chalet de la tuerie avait permis d'identifier des traces d'ADN correspondant aux cinq disparus. Ainsi que la signature génétique d'une sixième personne : David Hotyat.


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  • La justice française a condamné à 8 ans fermes un Belge, cerveau d'une vaste escroquerie


    MARSEILLE Le cerveau d'une escroquerie internationale qui a fait perdre plus de 30 millions d'euros à des centaines de personnes entre 1999 et 2005 a été condamné vendredi à huit ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Marseille.

    Alexandre Gabriel, de nationalité belge et âgé de 52 ans, président de la société International Marketing Corporation (IMC), a été condamné pour escroquerie et blanchiment par la 6e chambre économique du tribunal. Il a également écopé d'une amende de 375.000 euros et toute activité bancaire lui a été définitivement interdite. Le prévenu, ancien gendarme, a été maintenu en détention. Il a déjà effectué deux ans et demi de détention provisoire.


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  • Marion catégorique, Bonnet plus obscur

    Roger Marion, ex-patron de la police antiterroriste
    Crédit Photo : TF1/LCI 
    Roger Marion, ex-patron de la police antiterroriste

    L'ex-patron de la police antiterroriste s'est dit lundi "certain" que Colonna était l'assassin, tandis que l'ex-préfet a refusé de l'accuser nommément.

    Bernard Bonnet a toutefois estimé que le berger de Cargèse avait "le profil" pour appartenir au commando ayant tué Erignac.

    (avec agence) - le 26/11/2007 - 23h15

    LCI picto cliquez regardez
    Roger Marion défend son enquête

    "Evidemment coupable" ou possiblement... Les deux personnes entendues lundi l'une après l'autre devant la Cour d'assises spéciale de Paris n'avaient pas le même ton. Pour Roger Marion, l'ancien patron de la police antiterroriste qui a dirigé l'enquête sur l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac le 6 février 1998, Yvan Colonna est bien le 7e homme du commando ayant fomenté l'assassinat du préfet. C'est ce qu'il a dit lundi aux juges, après avoir défendu son enquête très contestée pendant plus de six heures, alors qu'il ne devait témoigner que durant la matinée (lire ci-dessous).

    Bonnet : Colonna a "le profil"

    En revanche, pour l'ancien préfet de Corse Bernard Bonnet, entendu donc dans la soirée, pas d'accusation directe. Refusé lundi de se prononcer sur la culpabilité d'Yvan Colonna, le successeur du préfet Erignac a en revanche dit avoir eu en mains des éléments à charge et estimé qu'Yvan Colonna avait "le profil" pour appartenir au commando.

    Il a également nié avoir mené une enquête parallèle sur le crime mais répété qu'il avait bénéficié d'informations de la part d'un "citoyen corse", qu'il refuse de nommer et surnomme "Corte". "Jamais Corte ne m'a dit qui avait tiré sur le préfet Erignac. Les éléments que j'avais il y a 9 ans peuvent être nourris par les éléments suivants : Ferrandi est le chef du commando, connaissait les frères Colonna, avait constitué les groupe 'des anonymes' à  partir d'une dissidence du FLNC-Canal historique", a-t-il expliqué. Cet informateur, a-t-il ajouté, ne lui a jamais mentionné le nom de l'accusé. Et sur LCI, il a affirmé que Corte avait donne "le nom de Colonna... mais Stéphane" : le frère d'Yvan.

    Marion assume toute la responsabilité de l'enquête

    Le préfet hors-cadre de 60 ans a longuement retracé une enquête où, assure-t-il, ses services "marchaient de conserve" avec les autres. Cette présentation, loin de l'image de "guerre des polices" qui colle à l'enquête, a toutefois perdu de son impact quand, sous les questions de la défense, il a dû reconnaître qu'il n'avait jamais été averti par les renseignements généraux de la pose d'une balise sous la voiture d'Yvan Colonna

    Peu enclin à l'autocritique, prompt à rejeter les fautes sur d'autres services (SRPJ, RG...) ayant participé aux investigations, Roger Marion défendait son action pour la 4e fois, après deux procès et une commission d'enquête parlementaire."Je suis venu ici pour assumer toute la responsabilité de l'enquête, qui a  conduit à l'arrestation de tout le commando", a-t-il affirmé, alors que les six complices présumés de Colonna sont déjà sous les verrous. "Et je me réjouis que  le 7e soit aujourd'hui dans le box" des accusés.
      
    "Je crois à la sincérité des aveux"

    De fait, l'accusation repose essentiellement sur les aveux détaillés de quatre des six membres du commando qui ont désigné Yvan Colonna comme un des leurs, avant de se rétracter en choeur 17 mois plus tard. "Ces aveux ont été corroborés par d'autres aveux et matérialisés" par les  témoignages, insiste Roger Marion. "Je crois à la sincérité des aveux". Et ils ont été recueillis "dans le respect de la déontologie policière", répète-t-il plusieurs fois, alors que plusieurs témoins ont dénoncé des interrogatoires "sous pression".
      
    Il se défend d'avoir ciblé dès le début l'accusé, et parle longuement de son frère Stéphane, lui aussi un temps soupçonné. "Il s'agissait d'aller chercher les frères Colonna, pour le moins", insiste-t-il, sans expliquer clairement  pourquoi le frère d'Yvan a été écarté de l'enquête. Il doit bien reconnaître pourtant que les deux hommes qu'il voyait comme les commanditaires de l'assassinat ont été acquittés en appel.

    Semaine cruciale

    Colonna garde son habituel air impassible. Mais il écoute et sursaute lorsque Roger Marion évoque une tentative d'attentat dont on l'a soupçonné en  1994. "J'ai été blanchi... Qu'est-ce que vous racontez-là ?", lui lance-t-il en se levant subitement. La fatigue aidant, les réponses de Roger Marion perdent en précision. A la  suite, il donne trois versions différentes du recueil des premiers aveux mentionnant Yvan Colonna. Il finit par admettre qu'il n'était pas là à ce moment crucial et qu'un  policier l'a prévenu par téléphone. A la défense qui s'étonne, il répond : "je suis peut-être aller chercher une bière ou un sandwich".

    La semaine qui s'est ouverte au procès Colonna est cruciale. Mercredi, ce sera au tour des trois juges d'instruction de se présenter à la barre. Vendredi, les six complices présumés d'Yvan Colonna, déjà condamnés en 2003, seront également appelés à témoigner.


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  • La semaine qui s'ouvre au procès d'Yvan Colonna est cruciale. L'ex-patron de la police, Roger Marion, doit être entendu ce lundi. Tout comme l'ancien préfet Bernard Bonnet. Un peu plus tard dans la semaine ce sera au tour des trois juges d'instruction de se présenter à la barre. Tous s'expliqueront devant la cour d'assises spéciale de Paris qui a déjà entendu de nombreux témoins dénoncer les errements de la "piste agricole".
     
    Cette conviction erronée que le commando qui a tué le préfet Erignac à Ajaccio le 6 février 1998 se recrute parmi les éléments violents du syndicalisme nationaliste agricole,
    Roger Marion va la conserver pendant plus d'un an, ignorant les autres pistes.
     
    Roger Marion devra sans doute aussi s'expliquer sur les méthodes de ses services, dont les interrogatoires "sous pressions" ont été dénoncés par plusieurs témoins. Curieusement, Roger Marion a assuré dans Le Monde qu'il "pense pouvoir faire condamner" Yvan Colonna, lui qui a si longtemps flairé d'autres pistes, alors que Bernard Bonnet a dit mercredi dernier ses "doutes" sur sa culpabilité. Doutes qu'il va devoir expliquer aujourd'hui devant les magistrats.


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  • Lors du procès au tribunal de Bobigny mardi/TF1

    De deux à 15 ans de prison ferme. Telles sont les peines prononcées vendredi soir par la cour d'assises de Seine-Saint-Denis contre quatre jeunes reconnus coupables d'avoir pris part à l'agression mortelle d'un homme qui prenait des photos dans une cité d'Epinay-sur-Seine en 2005. Benoît Kusonika, 25 ans, le seul à reconnaître avoir frappé Jean-Claude Irvoas, a écopé de la plus lourde peine : 15 ans à l'issue de sept heures de délibéré. Jeudi, le parquet avait requis contre lui dix-huit ans de réclusion, estimant que le jeune homme, "aveuglé par sa haine des flics", a asséné "de nombreux coups à la victime" avant le "coup fatal".

    Le jury, majoritairement féminin, a également condamné à 12 ans de prison Samba Diallo, 24 ans, et Icheme Brighet, 22 ans, reconnus coupables, tout comme Benoît Kusonika, de vol suivi de violences ayant entraîné la mort. Sébastien Béliny, 21 ans, reconnu coupable de complicité, le seul à comparaître libre, a lui écopé de deux ans de prison, soit trois ans de mois que ce que l'avocat général avait requis contre lui. Le verdict a été accueilli par les pleurs des proches des accusés. Dans la journée, les avocats d'Icheme Brighet et de Sébastien Béliny avaient en effet plaidé l'acquittement.

    Ce 27 octobre 2005, Jean-Claude Irvoas, employé d'une société d'éclairage public, photographiait des lampadaires pour le compte de son entreprise, au détour d'une balade en famille, quand il a été pris à partie. Après un violent coup de poing à la tête, asséné par Benoît Kusonika, qui a reconnu avoir "pété les plombs" en entendant la victime se présenter comme un "policier de Nanterre", Jean-Claude Irvoas est tombé sous les yeux de sa fille. Sa tête a alors heurté le cerclage en métal d'un arbre. La victime a succombé à un traumatisme crânien.  


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  • Je n'ai pas participé à l'attaque contre la gendarmerie de Pietrosella, ni à l'assassinat contre le préfet Erignac. Pour l'instant, je n'ai rien à dire de plus", a déclaré mercredi Yvan Colonna au troisième jour de son procès. "J'ai une position de principe, je suis innocent et je n'ai rien à faire en prison (...) Ma culpabilité a été érigée en vérité biblique", a ajouté me leurtrier présumé du préfet de Corse Claude Erignac devant la cour d'assises spéciale de Paris. L'attaque à l'explosif contre cette gendarmerie de Corse-du-Sud en 1997, dont le  berger de 47 ans doit également répondre, est capitale dans ce dossier parce que les trois balles qui ont tué le préfet provenaient d'une des deux armes volées à deux gendarmes pris brièvement en otage lors de cette opération.

    "Je ne suis pas pour livrer mes états d'âme"

    Certains complices présumés de Colonna, déjà condamnés dans cette affaire, avaient expliqué aux enquêteurs que c'était à cause du manque d'impact médiatique de l'attaque de Pietrosella qu'ils avaient décidé l'attentat contre Claude Erignac, "cible la plus symbolique". Les gendarmes Didier Paniez et Daniel Herniaux ont décrit l'attaque, de  nuit, par des hommes encagoulés et armés, qui "parlaient corse entre eux" tandis que l'un (ou des) complice(s) dynamitai(en)t la gendarmerie. Les deux sont d'accord : il y avait cinq hommes dans la camionnette qui les a emmenés dans le maquis, sans compter au moins un autre avec lequel ils correspondaient grâce à un émetteur-récepteur. Pour l'accusation, cela suffit à pouvoir placer Colonna dans le groupe puisque cinq de ses complices présumés ont déjà été condamnés pour leur participation à cette attaque. Atteint d'une tendinite au genou, le sixième était resté chez lui.
      
    Dans son box, Colonna écoute, impassible. "Je ne suis pas pour livrer mes états d'âme", dit-il pour justifier son refus de se soumettre à des examens psychologiques en prison. "J'étais plus que méfiant" à l'égard des deux experts envoyés par les magistrats instructeurs. "J'étais présenté comme coupable à tout prix. J'étais  sûr que cela allait être interprété à charge contre moi".

    Une "vie de couple ordinaire"

    Avant sa déposition, le tribunal a bouclé les témoignages des proches de l'accusé pour cerner sa personnalité. Sa compagne Pierrette Serreri, 53 ans, tient toujours un restaurant saisonnier à Cargese. Malgré deux brèves séparations, elle a décrit la "vie de couple ordinaire" qu'elle a menée avec Yvan Colonna, beau-père "attentif" pour son fils Virgile, né d'un premier mariage, puis homme entretenant un lien  "fusionnel" avec leur fils Jean-Baptiste, aujourd'hui âgé de 17 ans. "La seule chose qu'il n'ait pas faite, c'est de l'allaiter", a-t-elle dit,  se disant "certaine" de l'innocence de son compagnon.
      
    Barbe blanche et cheveux cerclés d'un bandanna rouge, L'ancien rugbyman  Daniel Herrero a évoqué les deux années où il a donné à Nice des cours au jeune Yvan qui se préparait alors à être professeur d'éducation physique. Avec un vocabulaire fleuri où il a évoqué la "psychée", le "vécu" ou la  "dynamique relationelle" de l'accusé, l'ancien sportif de 58 ans a décrit un jeune Colonna doué en football, "aux qualités intellectuelles incontestables".


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  • Michel Fourniret est-il mêlé à la disparition de la petite Estelle Mouzin le 9 janvier 2003 à Guermantes, en Seine-et-Marne ? La police judiciaire de Versailles ne le croit pas, mais elle s'est toutefois rendue mardi à Reims pour entendre le tueur en série présumé, révèle Le Parisien dans son édition de mercredi. Cette audition n'a pas fourni "d'élément nouveau qui fasse qu'on puisse s'intéresser à cette piste", a affirmé une source judiciaire à  l'afp.

    La lettre qui sème le doute

    Un des éléments allant dans le sens de la non implication de Fourniret dans ce dossier est un appel qu'il a passé à 20 heures le jour des faits de son domicile de Sart-Custinne en Belgique, incompatible avec sa présence à Guermantes, situé à 267 km de là, à 18h15. "Fourniret n'a pas affirmé positivement avoir passé ce coup de téléphone, mais il a dit que s'il y avait eu un coup de téléphone ce jour-là (ce qu'attestent les relevés téléphoniques, NDLR), ça ne pouvait être que de lui".
      
    Fourniret, qui avait déjà été entendu dans le dossier par les enquêteurs, avait semé le doute en demandant le 18 juin dernier, dans un courrier adressé à la chambre de l'instruction  de la cour d'appel de Reims, à rencontrer les parents d'Estelle Mouzin ainsi que ceux de deux autres jeunes femmes disparues Marie-Angèle Domece et de Joanna  Parrish. Dans cette lettre, l'Ogre des Ardennes demandait également la jonction de ces trois affaires au dossier pour lequel il est renvoyé devant la cour d'assises des Ardennes.
     
    Manipulation de Fourniret pour retarder le procès ?
      
    Selon plusieurs sources proches du dossier, Fourniret aurait pu rédiger cette demande pour retarder la date de son procès devant la cour d'assises des Ardennes, alors que la date n'en avait pas encore été fixée. Depuis, le début du procès a été fixé au 27 mars 2008. Fourniret sera jugé pour sept homicides de jeunes femmes ou adolescentes, tous accompagnés de viols ou tentatives, un enlèvement et une tentative d'enlèvement.
     
    Elément perturbateur toutefois, note Le Parisien, Monique Olivier, l'épouse de Michel Fourniret, aurait déclarait ce lundi à la PJ de Versailles qu'elle se trouvait bien le 9 janvier 2003 à Sart-Custinne, en compagnie de son fils Sélim et de son époux... Didier Sedan, l'avocat d'Eric Mouzin, le père d'Estelle, a exigé qu'une enquête de téléphonie approfondie soit lancée pour déterminer si des renvois d'appels étaient possible. En clair, pour savoir si l'homme se trouvait en Belgique lorsqu'il a passé l'appel.

     

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  • Jean-Hugues Colonna est le père d'Yvan. Mardi, cet ancien député a été le premier à témoigner pour cette deuxième journée de procès consacrée à l'examen de la personnalité de l'accusé. "Je n'ai pas une conviction intime, j'ai la certitude qu'Yvan est innocent", a assuré ce père de 73 ans. Mais il a eu du mal à expliquer pourquoi, dans une lettre écrite le 28 mai 1999, alors que leur fils vient de prendre le maquis pour quatre ans de cavale, lui et son épouse Cécile ont tenu à "demander pardon" à Dominique Erignac et ses deux enfants.
      
    "Le soir du 6 février (1998, date de l'assassinat, ndlr) nous avons imaginé et partagé votre détresse. Aujourd'hui, pour lui, pour nous... nous vous demandons pardon ainsi qu'à vos enfants et à tous ceux à qui nous avons fait du mal", ont écrit les époux Colonna dans cette lettre, projetée à l'audience. Me Philippe Lemaire, l'avocat de Mme Erignac, se fait insistant à l'égard du témoin, en costume cravate. "Ne comprenez-vous pas que la destinataire de cette lettre ait pu la considérer comme une reconnaissance de culpabilité?" interroge l'avocat. "Non", réplique Jean-Hugues Colonna.
      
    Il explique une nouvelle fois, avec des sanglots dans la voix, que cette lettre a été écrite alors que les médias français faisaient de son fils l'ennemi public numéro un et que lui-même traversait une période de "doutes" sur sa culpabilité. "Le doute est humain", dit-il. "Si vous voulez me faire admettre que j'ai eu des doutes de A à Z à ce moment là, je les ai eus", s'énerve-t-il. "Mais je ne  les ai plus", enchaîne-t-il, disant son fils "i-nno-cent".

    Un homme fort et courageux

    Mardi, les proches d'Yvan Colonna ont par ailleurs dressé le portrait d'un "homme fort et courageux" dont ils défendent l'innocence. Cette journée "a été dure pour moi car je suis un peu pudique. Alors, entendre tous ces compliments !", a même lancé en fin d'audience Yvan Colonna. "C'était un bon élève, très assidu, très attentif en classe", se rappelle sa tante Josette Colonna-Beech, enseignante retraitée qui a eu son neveu une année dans sa classe. "Sportif, il ne boit pas, ne fume pas. Travailleur acharné... très économe", il a mis 10 ans à retaper de ses mains une petite maison sur la propriété familiale, souligne-t-elle, présentant Colonna comme "un homme fort, honnête, loyal, responsable".

    Son ami Jean-Marc Messina a dit voir en lui "un père exemplaire", un maître-nageur qui "n'a écouté que son courage" pour tenter de sauver un jeune homme de la noyade. "Je le classerais plutôt dans un militantisme pour la vie et pas pour la mort", affirme son frère Stéphane. Philippe Carlini, qui faisait du sport avec Colonna dans le village de Cargese, veut "effacer l'image d'un personnage taciturne, vivant retranché dans sa bergerie, qui parle à ses chèvres" : il décrit "un homme sociable, très social, qui s'investit dans la vie associative". En devenant berger "il n'a pas voulu s'isoler de la société, c'est tout le contraire !", confirme sa soeur Christine.


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  • Nicolas Cocaigne était  fou lorsqu'il a décidé de manger un morceau de poumon du détenu qui partageait sa cellule. Telle est la conclusion de la première expertise psychiatrique réalisée par les docteurs Jean-Claude Chanseau et Pierre Lamothe. "Il a agi dans un état psychologique abolissant son discernement et le contrôle de ses actes", notent-ils dans leur rapport.

    Les faits remontent à la nuit du 2 au 3 janvier 2007, dans une cellule de la maison d'arrêt de Rouen. Nicolas Cocaigne, alors âgé de 35 ans, est soupçonné d'avoir battu et asphyxié son codétenu de 31 ans avant de manger un morceau de son poumon. Des traces de sang comportant l'ADN de sa victime avaient été retrouvées dans son assiette, sur une spatule de cuisine et une paire de ciseau. Cette "abolition du discernement", qualifiée de "schizophrénie", rend Nicolas Cocaigne, "irresponsable pénalement", a expliqué son avocat  Fabien Picchiottino.
      
    Le parquet de Rouen a refusé de commenter ces informations. Le juge d'instruction devrait désormais ordonner une contre-expertise dont les résultats ne devraient pas être connus avant le deuxième trimestre 2008, selon l'avocat. Pour l'heure, celui que l'on surnomme "le cannibale de Rouen" se trouve en cellule d'isolement d'une maison d'arrêt de la région parisienne.


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