• L'affaire Romain Dupuy

    "Ma conviction est que le discernement de Romain Dupuy était aboli lorsqu'il a commis les deux meurtres et au moment de son interpellation". Tout en estimant "normal" que la question fasse l'objet de "débat", l'avocat général de la cour d'appel de Pau a requis la confirmation du non-lieu psychiatrique accordé en première instance à Romain Dupuy, pour le double meurtre perpétré en 2004 à l'hôpital de Pau.
     
    S'adressant aux familles des victimes, présentes dans la salle d'audience de la chambre de l'instruction, il a souligné qu'un non-lieu "ce n'est pas 'circulez il n'y a rien à voir'", et que la "responsabilité civile" du meurtrier "existe bel et bien". "Il a commis ces crimes, mais sa responsabilité pénale n'est pas engagée en raison de l'abolition de son discernement au moment des faits", a-t-il dit.
     
    Le magistrat a donc suivi l'avis de la majorité des experts psychiatriques qui se sont succédés jeudi à la barre. Mercredi, Romain Dupuy avait raconté avec précision et sans émotion apparente, les circonstances qui l'avaient conduit à l'assassinat d'une infirmière et d'une aide soignante, dans la nuit du 17 au 18 décembre 2004 à l'hôpital psychiatrique de Pau. 


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