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Le braquage débouche sur une spectaculaire course-poursuite 31/03/2006
Une attaque de transport de fonds avec prise d'otage qui tourne mal, une course-poursuite entre gendarmes et malfaiteurs ponctuée de coups de feu, deux braqueurs interpellés et un mort, apparemment suicidé : La Verpillière, dans l'Isère, a été le théâtre d'une violente tentative de braquage.
Le braquage du transport de fonds, qui contenait plus de 300.000 euros, est survenu jeudi vers 8H30 devant une agence de la Banque Populaire de La Verpillière. Prévenus par un appel, les gendarmes ont pu intervenir rapidement grâce à la présence sur place d'une patrouille. Le plan Milan a immédiatement été déclenché et les braqueurs ont été pris en chasse avec l'aide notamment d'un hélicoptère venu de Lyon, à une trentaine de kilomètres de là. La course-poursuite, lors de laquelle les malfaiteurs ont abandonné le fourgon blindé pour sauter dans un autre véhicule, a duré près de trente minutes.
Au total, près de 200 gendarmes du département ont participé à l'opération, a précisé le colonel Baradel, commandant le groupement de gendarmerie de l'Isère. Selon lui, la gendarmerie a rapidement récupéré le fourgon blindé au cours de la poursuite. "Ils ont tout abandonné. Vraisemblablement, ils ont vite eu pour unique préoccupation de s'échapper et ne se sont plus préoccupés de l'argent". L'interpellation a finalement eu lieu à Bonnefamille, à 7 km au sud de La Verpillière.
Une interpellation "dans des conditions extrêmement difficiles"
Franck Rastou, procureur de la
République de VienneSelon les forces de l'ordre, l'un des deux braqueurs présumés interpellés a été blessé par un gendarme et hospitalisé. Un des deux convoyeurs de fonds, une femme, prise en otage lors du braquage, est saine et sauve. Aucun membre des forces de l'ordre n'a été touché lors des nombreux échanges de tir.
L'enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Grenoble. Les gendarmes ont évoqué une affaire de "grand banditisme" au vu de l'armement dont disposaient les malfaiteurs - notamment un pistolet mitrailleur. Selon les forces de l'ordre, les trois malfaiteurs présumés, âgés de 40 à 50 ans, étaient "connus des services de gendarmerie".
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