• Le mystère des cadavres de la falaise du Cap Canaille

    En révélant devant la cour d'assises du Var que son amant, Jean-Claude Douliery, avait jeté le corps de son mari au pied d'une falaise, Béatrice Faure a permis de résoudre une énigme. Mais les gendarmes ont découvert un deuxième corps...

    SURPLOMBANT la somptueuse baie de Cassis (Bouches-du-Rhône), le site du Cap Canaille n'a jamais aussi bien porté son nom. C'est là, au pied d'un à-pic, dans un endroit inaccessible, que le 15 novembre dernier gendarmes et pompiers ont découvert des ossements humains, un bas de jogging mais aussi un soutien-gorge, des chaussures et des bijoux de femme. Ces morbides découvertes pourraient bien résoudre d'un coup deux disparitions : celle de Dominique Ortiz, une femme de 30 ans, volatilisée en mars 2001, et celle de Jean-Pierre Faure, introuvable depuis 16 mars 2005.

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    Pour la justice, tous deux ont été assassinés. Dans les deux cas, les juges d'instruction ont mis en examen le même homme : Jean-Claude Douliery, un Marseillais de 38 ans. Il nie tout et n'a jamais parlé. Les ossements auraient pu continuer à se désagréger si une femme n'avait pas soulagé sa conscience : Béatrice Faure, épouse de Jean-Pierre et amante de Douliery. Poursuivie pour complicité dans l'assassinat de son mari, cette femme, « de type hystérique » selon les experts, a parlé au premier jour de son procès et de celui de Douliery devant les assises du Var le 14 novembre. « Je sais où se trouve le corps de mon mari. J'ai accompagné mon amant pour le jeter d'une falaise. », a-t-elle raconté. « Il y aura deux corps. Si on retrouve Jean-Pierre, on retrouvera aussi Dominique », précisait-elle en privé. Vraisemblablement, elle avait vu juste.

    Un corps « lourd à porter »

    Béatrice Faure n'a pas toujours été aussi volubile. Durant l'instruction, elle n'a cessé de multiplier les versions plus ou moins farfelues quant à la disparition de son mari, un homme très casanier. D'ailleurs, les soupçons de la justice se sont très vite portés sur elle et son amant. La première à alerter les gendarmes est sa propre fille, Angélique, à qui Béatrice s'est confiée peu après le drame.

    Selon ses déclarations, sa mère lui a déclaré avoir « eu du mal à nettoyer » les traces de sang tout en précisant que le corps avait été « lourd à porter »... Dans la maison du couple à Sanary-sur-Mer (Var), les enquêteurs décèleront des traces « pouvant être du sang » sur les murs fraîchement repeints. Angélique incrimine aussi Jean-Claude Douliery qu'elle sait être l'amant de sa mère. Pendant l'enquête, les gendarmes retrouveront dans une voiture incendiée des traces ADN de Jean-Pierre Faure. Ce véhicule a été acheté peu de temps avant par Douliery sous une fausse identité. Malgré ces charges très lourdes, jusqu'à la semaine dernière, tous deux s'obstinaient à nier.

    Les révélations de Béatrice Faure changent la donne. Elle aurait découvert son amant armé d'un couteau auprès du corps de son mari. L'hypothèse d'une bagarre qui aurait mal tourné ne peut être écartée. Douliery aurait intimé l'ordre à Béatrice Faure de le suivre pour jeter le corps « dans un endroit idéal pour le faire disparaître ». « Elle n'a pas parlé plus tôt car elle avait peur », soutient son avocate, M e Virginie Pin.

    A l'audience, Douliery est resté de marbre face aux révélations et persiste à nier toute responsabilité. « L'histoire se noue au sein d'un huis clos à trois et rien ne peut être vérifié. Qui plus est, le couple Faure allait divorcer et mon client n'a donc aucun mobile », indique son avocat, M e Lionel Moroni. Pour des proches de Jean-Pierre Faure, le principal bénéficiaire de son décès est son épouse. « Je suis persuadé qu'elle a manipulé Douliery pour se débarrasser de son mari », soutient un membre de sa famille. Même si le corps de Jean-Pierre Faure était identifié, l'histoire n'a pas encore livré tous ses ressorts.

    (LP/CAROL AMAR.)

    (LP/CAROL AMAR.)


  • Commentaires

    1
    lola
    Mardi 23 Mars 2010 à 10:32
    c est deux montres
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