• Luciano lutring : Le "soliste à la mitraillette"

                   Luciano Lutring : Le "soliste à la mitraillette"

     

    16 décembre 1964 : repéré à proximité d'une bijouterie de Moulins, un truand italien blesse grièvement un policier. Interpellé un an plus tard, à Paris, il est condamné à 20 ans de prison.

    Luciano… Pas plus que l’habit ne fait le moine, le nom ne fait le bandit. Pourtant, à l’instar de Lucky Luciano, son tristement célèbre homonyme, Luciano Lutring était bel et bien un truand. Tantôt surnommé « le soliste à la mitraillette », tantôt « le beau Luciano », ce braqueur italien s’est rendu célèbre dans les années soixante.

    Agissant indifféremment des deux côtés des Alpes, il était spécialisé dans le braquage des bijouteries. Son premier fait d’armes date du mois d’août 1964. À la tête d’un commando de dix-sept hommes, il attaque une grande bijouterie milanaise. Butin, un milliard de lires.

    <intertitre>Suspects interpellés</intertitre>

    Six mois plus tard, à Moulins, le braquage est moins glorieux. Et nettement plus tragique. Dans l’après-midi du jeudi 16 décembre, les allées et venues suspectes de trois hommes sont signalées, rue du 4-septembre, aux abords de la bijouterie Trarieux. Deux hommes sont rapidement interpellés et conduits au commissariat, pour vérification d’identité. Un sous-brigadier et un inspecteur sont laissés en faction sur place. Quelques instants plus tard, un troisième homme apparaît. Les deux policiers surgissent et l’empoignent, chacun par un bras. Mais le suspect se débat et, à travers la poche de son imperméable, fait feu sur le sous-brigadier Louis Portales. Atteint de plusieurs balles, dont une se loge au bas de sa colonne vertébrale, le policier s’écroule (*).

    Pistolet en main, le tireur fait quelques pas à reculons, puis s’enfuit en courant. Un témoin le voit s’engouffrer dans une DS blanche et démarrer en trombe. L’identité des deux premiers hommes démontre aux enquêteurs que leurs soupçons étaient fondés. Gaspard et Eugène Guccardio, âgés de 28 et 40 ans, sont d’authentiques « caïds ». Recherchés pour de nombreux méfaits, les deux frères soutiennent qu’ils attendaient « des filles » avec lesquelles ils avaient rendez-vous. Retrouvés sur eux, des bijoux provenant de récents cambriolages mettent à mal cette version. Parallèlement, le tireur est identifié. Il s’agit de Luciano Lutring.

    <relance>Donné pour mort
    </relance>

    Alors âgé de 27 ans, l’Italien fait l’objet d’un mandat d’extradition à la suite de plusieurs attaques à main armée, commises dans la région de Bologne. La DS volée avec laquelle il s’est enfui est retrouvée, sagement garée, devant le tribunal de grande instance de Cusset. Le truand, lui, s’est évanoui. Il restera introuvable pendant près d’un an. Jusqu’au 2 septembre 1965, à Paris, où il s’écroule, touché de plusieurs balles lors d’un échange de coups de feu avec la police, après le braquage d’une bijouterie, près de la place de l’Opéra. Donné pour mort, il est opéré à plusieurs reprises et se rétablit lentement.

    De sorte que c’est un « beau Luciano » plus flamboyant que jamais qui comparaît, impeccablement cintré dans un complet d’excellente coupe, devant la cour d’assises de la Seine. Fidèle à sa réputation de séducteur, il fait rire public et jurés en racontant sa rencontre avec Candida, sa future femme.

    « J’avais volé son sac à main sur une plage de Rimini. Mais elle était si mignonne sur sa photo, signore président, que je lui ai rapporté son sac à son hôtel : nous nous sommes aimés tout de suite », assure-t-il. Mais la suite de l’audience est moins à son avantage. Divers témoins le reconnaissent formellement. De plus, les expertises démontrent que le Beretta avec lequel il a tiré sur les policiers, près de l’Opéra, est celui qui a grièvement blessé le sous-brigadier Portales.

    <intertitre>Prisonnier modèle</intertitre>

    Qu’à cela ne tienne ! Lutring assure qu’il était à Milan ce jour-là, et met en cause le troisième frère Guccardio. Une façon comme une autre de rendre la monnaie de leur pièce à ses deux complices, qui certifient qu’il était bien le troisième homme de Moulins…

    Après un complément d’information et un nouveau procès, « le soliste à la mitraillette » est condamné à vingt ans de réclusion criminelle. En 1973, il est gracié par le président de la République française, Georges Pompidou, sur la foi d’une spectaculaire rédemption. Écrivain à succès, puis vedette d’un film consacré à son existence mouvementée, il est devenu un prisonnier modèle, qui reverse ses droits à un centre de réadaptation pour jeunes délinquants. Extradé en Italie, il est à nouveau condamné (treize ans de réclusion) et, quelques années plus tard, à nouveau gracié. Passé de l’écriture à la peinture, il est aujourd’hui père de deux jumeaux. Et vit très confortablement de la vente de ses toiles.



  • Commentaires

    1
    visiteur_blocfoufou
    Mardi 20 Janvier 2009 à 03:00
    je ne connaiser pas l histoire de luciano une vrai vie de ganster .
    continue je kiff ton blog
    • Nom / Pseudo :

      E-mail (facultatif) :

      Site Web (facultatif) :

      Commentaire :


    2
    jacques goguy
    Mercredi 21 Décembre 2011 à 12:21
    Association Nationale des Victimes des Erreurs et Dysfonctionnements Judiciaires. Jacques Goguy délégué ANVEDJ 79. 2, rue de Fief de la Croix. 79330 St-Varent. Tél. 05 49 67 68 03. St-Varent le 19 décembre 11 Tribunal de Grande Instance de Paris. Parquet du procureur de la République. Service Section A1-Bureau B5Bis. 14, Quai des Orfèvres. 75 059 Paris RP-SP. Objet : Dépôt de plainte contre le président Dominique Paulhe. Ainsi, Les magistrats présents à cette audience, le 5 au 23 septembre, ainsi que les avocats complices. Affaire N° 9834923017 partie civile de Jacques Goguy ; contre Jacques Chirac. Monsieur le Procureur général, Je suis partie civile, contre Jacques Chirac ; à son procès du 5 septembre 2011. Je dépose plainte contre les magistrats qui n’ont pas rempli leurs missions, ainsi que les avocats complices de l’escroc Chirac, celui-ci a été reconnu coupable, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance, de prise illégale d’intérêt, sa la liste de ses méfaits est considérablement plus longue. Article 432-15 du Code pénal. Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, un comptable public, un dépositaire public ou l'un de ses subordonnés, de détruire, détourner ou soustraire un acte ou un titre, ou des fonds publics ou privés, ou effets, pièces ou titres en tenant lieu, ou tout autre objet qui lui a été remis en raison de ses fonctions ou de sa mission est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende. La justice n’est donc pas la même pour tous, l’abolition des droits féodaux du 25 août 1792 ne serait donc pas abolie. Chirac est le plus grand escroc d’Europe, il dépasse de loin Bernard Madoff qui a volé 50 milliards, par contre Madoff a été condamné à 150 ans de prison. Le 5 septembre 2011, Chirac était absent à son procès. Le 6 septembre pas de Chirac, il est victime d’anosognosie, un problème de neurones en conflit avec sa conscience ; du grec ‘’nosos’’ qui veut dire maladie et ‘’gnosis’’ qui signifie connaissance ou conscience, conscient que la justice est un passage, sur ce passage Chirac a fait Psitt, cela ne grandit pas la justice. Ce jugement est aberrant, c’est un déni de justice, et une atteinte à la morale. Chirac, bénéficie d’une immunité inacceptable, de toute évidence, c’est un procès sans règle, c’est la loi des réseaux d’influences avec ses intérêts particuliers, qui se renvoient l’ascenseur, ils dictent la conduite des manipulateurs, sont complices des escrocs de la police, des avocats, experts, avoués, et huissiers, ainsi que des juges. Tous les moyens illégaux sont utilisés pour parvenir à l’appropriation frauduleuse de mes biens. Je vous demande si les magistrats sont payés par les contribuables pour se moquer du peuple ; de plus le 5 septembre j’ai remis des documents au président Paulhe ; ces documents mettent en cause Jacques Chirac dans mon affaire d’escroquerie à l’héritage ; le détournement de la fortune de mon père, en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénal, ce magistrat avait pour obligation de convoquer Jacques Chirac. Chirac, devrait passer en Cour d’assises pour tous ses crimes, et placé immédiatement sous mandat de dépôt,ainsi que son épouse et sa fille Claude. Chirac ne va pas faire appel d’un jugement programmé, je constate que la justice est une organisation criminelle d’État, le trident de Neptune était le sceptre du monde, Chirac, Sarkozy ont la balance de la justice. J’accuse Jacques Chirac et sa famille de recel de mes biens, d’avoir utilisé des policiers ripoux ; Guillot, un voyou ; cet individu me droguait pour me soumettre afin de me dépouiller de mes biens ; on a falsifié mon état civil, cette créature a porté atteinte à mon honorabilité ; ainsi qu’à ma famille allemande et française. Avec la participation de Suire ancien contrôleur général de la police, le fils de Suire commissaire divisionnaire à Paris, a utilisé les produits de Guillot, pour conditionner son épouse, une arme lui a été fournie, elle s’est tuée le 10 janvier 2005, ce sont des malfaiteurs de la plus hideuse célébrité. Chirac et ses complices sont à l’ombre non pas dans les prisons, mais des magistrats protecteurs. Nous sommes dans une organisation criminelle d’État, victime d’un engrenage idiot et imbécile, qui n’a rien à voir avec une logique de droit. Même quand l’oiseau marche, on sent qu’il a des ailes, de même que le voleur vole, on sent qu’il a des mains. Mon ex-famille est impliquée dans cette affaire, l’ingrat Eric Goguy qui est en poste au Japon est devenu voleur, en utilisant les produits de Guillot. Les conséquences de cette escroquerie, le capital était placé dans des usines françaises qui ont fermé, Cellatex de Givet, Adelshoffen, Job, des Usines LU, Bata, Mark & Spencer, Sollac, Cokeries, Samsonite, trois usines à Soissons, Moulinex, Métaleurop et d’autres... Chirac, Sarkozy sont responsables de l’effondrement de l’industrie française, de la délocalisation d’entreprises ; du chômage, de milliers de pertes d’emplois, ces individus doivent être poursuivis pour haute trahison. Je réclame mon héritage en son état d’origine, les usines en fonction de productions, les travailleurs à leurs postes. L’État a pour devoir de payer tous les salaires des ouvriers, qui ont été jetés à la rue comme des malpropres. L’appétit du riche ne diffère point de l’appétit du pauvre ; sauf qu’il n’a pas la même table. Les juges sont responsables de la misère de ces pauvres gens. Le pain de misère nourrit le peuple, et les restos du cœur l’œuvre du gouvernement. Nous sommes dans un État de non droit, pour cette raison, je me présente à l’élection présidentielle de 2012, afin de rétablir la justice dans ce pays, que les politiques en situation irrégulière restituent tous les salaires versés depuis leurs prises de fonctions ; exemple Sarkozy, qui n’a pas été élu par la majorité des Français, des plus il est responsable de la mort des soldats tués en Afghanistan, cette guerre aux soi-disant terroristes. À ma connaissance, ils sont à la tête de l’État. Sarkozy, est un voleur qui vend le patrimoine des Français, il a détourné 500 tonnes d’or de la banque de France, saboté des administrations qui ne fonctionnent plus normalement par manque de personnel, il avait promis à Chirac avant son élection irrégulière qu’il ne serait pas inquiété par la justice, il est donc complice. De plus, je suis particulièrement scandalisé de voir Guillot, un gangster, circuler dans les rues de Thouars en toute impunité, ainsi que ses complices, de dangereux hors-la-loi. Pour les juges nous sommes coupables d’être victimes, de ces bandits qui ont détruit la cellule familiale de nombreuses personnes, occasionné des divorces, des suicides. La justice coûte cher aux contribuables par ces débauches de paroles (natura diverso gaudet. La nature aime la vérité.) C’est la représentation d’une comédie, qui finit en tragédie pour les victimes, ne plus payer ses impôts c’est un devoir. Si nous versons un salaire, une retraite à des magistrats, à des auxiliaires de justice, c’est pour punir les voyous, non les victimes. J’ai été condamné 10 fois pour avoir écrit la vérité sur Internet, Guillot publie des mensonges éhontés et diffamatoires, les juges ne poursuivent pas cette crapule. Devant la gravité des faits, les personnes impliquées dans ce dossier, les juges et avocats, doivent être radiées de l’administration judiciaire à vie. Les coupables de cette escroquerie placés sous mandat de dépôt, immédiatement. Pour le présent tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible pour ces créatures machiavéliques. J’ai donc l’honneur d’être une victime des bourreaux de l’État, non comme une âme faible réduite à combattre une passion, en s’opposant à la peur, fuir représente l’infamie, fuir l’injustice est un mal pire que la mort. Vous nous imposez des avocats, victime j’ai été condamné 10 fois par ces empoisonneurs publics, non du corps, mais de l’âme. J’ai également assisté à une plaidoirie lyrique d’un avocat, dans l’affaire Chirac ; cette personne a échoué dans sa vocation de Tartufe, de plus c’est une perte de temps ; l’individu est coupable, développer avec passion son crime ne doit pas réduire sa peine, idem la multitude des lois n’a pas à fournir d’excuses aux voyous. Afin de préserver mes droits, je dépose plainte contre les individus impliqués dans mon affaire. Veuillez agréer, Monsieur le Procureur général, l’expression de mes sentiments respectueux. Jacques Goguy.
    3
    gucci
    Vendredi 3 Février 2012 à 18:10
    je suis le fils de gaspard j'ai connu luciano votre article est jonché d'erreurs luciano n'atoujours ete que le chauffeur du groupe ,et il aouvert le feu parceque il est sortie des toilette et qu'il a paniqué sinon rien ne serait mal passé car les papiers que posedait les freres gucciardo etaient parfait et les gendarmes n'avaient aucun souspessons voila merci
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :