• Appel à témoins pour retrouver Antoine, 6 ans

     

    Antoine a disparu depuis jeudi soir. Ses parents l'avaient laissé seul quelques minutes dans leur appartement au premier étage d'un immeuble ancien du Vieil Issoire, et ne l'ont pas retrouvé à leur retour. Aucune trace d'effraction n'a été relevée, et les enquêteurs privilégient pour le moment la piste d'une fugue. Absent de l'école ces derniers jours en raison de problèmes gastriques, Antoine aurait pu vouloir s'enfuir pour échapper à un retour en cours, selon les gendarmes. Il se serait disputé avec son beau-père à ce sujet peu avant sa disparition. Sa mère et son compagnon étaient toujours en cours d'audition vendredi après-midi.
     
    L'enfant mesure 1,10 m pour 19 kg. Il serait vêtu d'un pantalon bleu de type treillis, un T-Shirt blanc, un pull bleu clair, une veste marron et des chaussures Nike rouge, noir et argent. Une trentaine de gendarmes de la compagnie d'Issoire, une équipe cynophile venue de Riom et des techniciens de l'investigation criminelle de Clermont-Ferrand ont entamé des recherches qui, pour l'heure, reste cantonnée au secteur d'Issoire.

     

     


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  • Teknival. Un crime sordide aux assises

     

    Le 22 septembre, à Saint-Brieuc, devant la cour d’assises des Côtes-d’Armor, s’ouvrira le procès d’Alain Kernoa, accusé de l’assassinat de la jeune Mathilde Croguennec lors du teknival de Carnoët, en juin 2005. L’ancien marin d’État encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

    Sur lui, il porte un couteau de chasse. Une lame achetée au « Grand Bazar » du Mont-Saint-Michel. L’arme du crime. Alain Kernoa, militaire de la Marine nationale embarqué sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, vient de poser sac à terre. En ce mois de juin 2005, ce Marseillais de 24 ans est en permission du 17 au 28. Une escale que le marin d’État entend mettre à profit pour faire la fête. À sa manière. À Brest, celui qui comparaîtra du 22 au 26 septembre devant la cour d’assises des Côtes-d’Armor pour l’assassinat de Mathilde Croguennec, 18 ans, rencontre par hasard des jeunes amateurs de techno. Ceux-ci s’apprêtent à mettre le cap sur le rendez-vous de l’été, le fameux Tek’Noz, appelé à se tenir du 24 au 26 juin à Carnoët (22). Alain Kernoa dira lors de ses auditions ne pas aimer ce style de musique. Il n’aurait d’ailleurs jamais participé à une rave. Mais qu’importe, il embarque quand même bien volontiers dans la voiture qui, samedi 25 juin, le conduit à la rave.
    Une première pour Mathilde
    Pour Mathilde Croguennec aussi, ce Tek’Noz est une première.
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    Accompagnée de ses deux cousines, de son petit ami Adrien et de copains, la jeune fille qui vient d’abandonner les études pour mieux rebondir (elle veut devenir monitrice d’équitation), compte s’amuser comme les autres. Sur le site d’une dizaine d’hectares réquisitionné à un paysan qui a dû se résigner à couper son blé en herbe, Kernoa abandonne ses fraîches connaissances et finit par rencontrer le groupe de Mathilde Croguennec. La fête bat son plein. Il fait chaud, la soirée s’annonce forte en décibels mais c’est le jeu. Bientôt 43.000 teufeurs sont présents sur zone, quadrillée par 600 gendarmes. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, entend bien encadrer la jeunesse. Pas question, en effet, de revivre les débordements des étés précédents, notamment au Faouët (56) où 28 blessés avaient été déplorés au terme d’affrontements violents entre teufeurs et forces de l’ordre. La nuit arrive. Si nombreux sont les jeunes à consommer de l’alcool et des stupéfiants, Alain Kernoa, lui, dira aux enquêteurs ne pas s’être drogué - ce que conteste M e Dupuy, son avocate. Dans le groupe de Mathilde, moins attentifs aux dangers, des produits circulent de mains en mains.
    Vingt-huit coups de couteau
    À 23 h 56, ce samedi, Adrien, petit copain de Mathilde, prend en photo Kernoa avec la jeune fille qui vit à Langoat (22) avec sa mère. Rebelote à 6 h 23, le dimanche matin. Les seules images du témoin suspect que les enquêteurs finiront par diffuser pour mieux le retrouver et l’identifier (lire ci-dessous). Le jour se lève. Pour une raison que le procès permettra peut-être d’éclairer, Mathilde quitte ses amis et suit Kernoa à la lisière du site, en bordure d’un ruisseau et d’une sapinière. Dans ses dépositions, le marin au profil psychiatrique « égocentrique », « narcissique » avec « une propension perverse à instrumentaliser autrui » expliquera que d’un commun accord, ils entendaient avoir une relation à l’abri des regards. Une version à laquelle s’accroche l’assassin présumé. Là, dans les bois, à 200 m au nord du site, c’est le drame. Mathilde Croguennec est poignardée de deux coups de couteau. Elle tente de s’enfuir, parcourt une vingtaine de mètres, et est finalement rattrapée. S’ensuit un déchaînement de violences. 28 coups lui sont portés, plusieurs mortels. Égorgée, la jeune femme s’écroule. Son assassin, semble-t-il avec sang-froid, lui enlève alors son pantalon, ses sous-vêtements. Il tente d’enfiler un préservatif mais doit y renoncer. Blessé à la main, il s’adonne à des attouchements. « Une vraie charge olympique », expliquera Kernoa dans ses dépositions, se sentant « très, très fort » au point de pouvoir « casser une pierre avec la main ». Le meurtrier finit par s’enfuir, déposant son couteau au pied d’un sapin.
    « Pas de préméditation »
    Sur la scène du crime, les vêtements maculés de sang seront retrouvés en boule vers 11 h. Ce sont deux jeunes femmes de 20 ans qui ont découvert le corps quelques minutes plus tôt. La sapinière leur aurait semblé plus confortable que les sanitaires installés sur zone... Bientôt, le site du teknival est bouclé. Les voitures sont filtrées. Alain Kernoa retrouve les jeunes Bretons qui l’ont conduit à Carnoët et après avoir décliné son identité au contrôle de gendarmerie, s’en retourne à la Marine, non sans avoir rencontré, le lendemain du meurtre, une jeune Polonaise qui allait devenir sa petite amie. Il sera interpellé à Marseille onze mois plus tard, après avoir quitté l’armée et s’être, entre-temps, adonné à une exhibition sexuelle à Brest. Délit pour lequel il sera condamné à six mois de prison avec sursis, le 11 mai 2007. Dans l’affaire de Carnoët, ses défenseurs, M e Dupuy (barreau de Marseille) et M e Dersoir (Rennes) contesteront la préméditation, préférant parler de « pétage de plombs ». Un procès malgré tout « très difficile » où 29 témoins et dix experts sont attendus à la barre.
    Arnaud Morvan

     

    Onze mois d'enquête
    Quelque 24.000 participants identifiés sur les 43.000 teufeurs présents sur zone durant la nuit du 26 juin 2005, 13.000 véhicules contrôlés, des centaines d’interrogatoires menés auprès de l’entourage de la victime et auprès de ceux qui ont pu la croiser durant le Tek’Noz, une centaine de tonnes de déchets passées au crible après la fête, des caméras filmant sur site le départ des teufeurs, des tests ADN multipliés auprès de la population masculine de Carnoët...
    La gendarmerie a déployé les grands moyens pour retrouver le meurtrier de Mathilde Croguennec.
    Une cellule d’investigation
    C’est plus particulièrement aux douze militaires de la section de recherche de Rennes, réunis sous la cellule d’investigation baptisée HOM 22, que va être confiée l’enquête criminelle. Une équipe qui, pendant onze mois, ne va rien laisser au hasard pour retrouver et confondre Alain Kernoa. Epaulés par l’enquêteur privé Jean-François Abgrall, connu dans les médias comme le premier « profiler » à la mode française (à la suite, entre autres, de ses investigations dans les affaires Heaulmes et Dills), les militaires vont ratisser large, allant jusqu’à passer un appel à témoin national le 15 février 2006. Une rigueur qui allait payer de manière inattendue.
    Un appel providentiel
    Le 23 mai 2006, la cellule HOM 22 reçoit un appel providentiel. Un individu entendu par la police, à Rennes, dans le cadre d’une tout autre affaire, reconnaît durant sa garde à vue la photo d’Alain Kernoa, vêtu d’un sweat-shirt rouge. Une image prise pendant le Tek’Noz par le petit ami de la victime et affichée aux murs de l’hôtel de Police. Les deux hommes se seraient connus sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc où ils officiaient en qualité de marins d’État. Rapidement, l’environnement du suspect est dressé. L’étau se resserre. C’est finalement à son retour de Pologne, après un voyage d’agrément au pays de sa petite amie Katarzyna, que le suspect nº1 sera interpellé. Les gendarmes viendront l’arrêter au domicile de ses parents, à Marseille, le 22 juin 2006. Confondu par son ADN relevé sur l’arme du crime ainsi que sur un emballage de préservatif retrouvé près du corps de Mathilde Croguennec, Alain Kernoa fera alors des « aveux très circonstanciés », dixit, à l’époque, Marie-Sophie Monet, procureur de Guingamp. La conclusion d’un « travail formidable » selon le cabinet de l’avocat corse Jean-Pierre Versini-Campinchi, ténor du barreau parisien qui après avoir, entre autres, défendu les intérêts de Jean-Christophe Mitterrand, Cyrill Spinetta ou l’enseigne Buffalo Grill, s’attachera à plaider la cause de la famille Croguennec, partie civile dans le procès d’assises qui s’ouvre

    le 22 septembre. Celui-ci durera une semaine
     
    source : le telegramme

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  • Massacre en Belgique

     

    La septuagénaire a été tuée à coups de statuette en pierre

    MONT-SUR-MARCHIENNE Nelly de Biourge avait 75 ans. Elle était atteinte d'un cancer mais, grâce à l'amour de ses proches et une rage de vivre, elle espérait vaincre la maladie. Ce mercredi, un dément a fait taire tous ces beaux espoirs.

    Alors que l'époux de Mme de Biourge s'était rendu chez le médecin et qu'elle se trouvait seule à la maison, un individu est entré par effraction dans cette villa cossue de la rue Germaine Dewandre à Mont-sur-Marchienne. Tel un possédé, il s'est mis à tout casser au rez-de-chaussée. Apeurée, Nelly de Biourge a appelé son mari, qui a lui-même appelé les secours à 8 h 57 tout en regagnant son domicile. "M. de Biourge est venu nous demander de l'aide dès son arrivée", explique Adrien Baudet, le jeune voisin d'en face. "Il tremblait de tout son corps. Je l'ai accompagné et nous avons trouvé un homme dans le jardin. Il était sale, mal rasé et avait l'air d'un SDF avec sa casquette. Il avait l'air hagard et n'a même pas cherché à s'enfuir. Avec M. de Biourge, nous l'avons tenu en respect jusqu'à l'arrivée de la police."

    Arrivée sur place à 9 h 15 précises, la patrouille a intercepté l'individu, un certain Kris, originaire de Louvain et âgé de 31 ans. Dans le living dévasté, un spectacle horrible attendait l'occupant des lieux : son épouse Nelly, avec qui il a eu deux fils dont Me Renaud de Biourge, avocat à Charleroi, gisait sur le sol au milieu des débris. La septuagénaire avait été massacrée à coups de poing et de pied, puis achevée à l'aide d'une statuette en pierre. Un véritable massacre !

    Ramené au poste, le meurtrier a montré toute l'étendue de son délire. Il a ainsi insulté les enquêteurs, leur déclarant "qu'il était le chef de la police", avant d'expliquer qu'il avait agi "sur conseil des petits oiseaux qui lui ont ordonné de tuer la diablesse".

    Le dément n'était pas connu de la justice. Il n'a jamais fait l'objet d'une défense sociale. On sait toutefois qu'il a fréquenté le Centre de santé mentale de Grimbergen pour des faits, dit-on, de pédophilie. Et ce, sur base de la loi sur la protection des malades mentaux. Les enquêteurs cherchent à présent à savoir ce qu'il faisait dans la région de Charleroi, comment il y est arrivé et surtout retracer son passé psychiatrique. Comment une telle folie n'a-t-elle jamais été détectée ? C'est la question que tout le monde se pose.

    Descendus sur place, les experts du laboratoire ont passé les lieux du crime au peigne fin durant plus de trois heures avant que le parquet et la juge d'instruction Demol ne descendent sur place

    source / dhnet


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  • La maison d'une dame de 86 ans envahie de cannabis

     

    Sachant l'octogénaire à l'hôpital, le trafiquant en a profité pour faire pousser sa drogue partout

    BRUXELLES Quelque 1.544 plants de cannabis presque à maturité... Dit comme ça, c'est une notion un peu abstraite. Mais si on calcule la valeur de revente de cette drogue, ça fait directement plus d'effet : 130.622,40 euros. Et ça, ce n'est qu'une récolte.

    Sachant que ces plants pouvaient en produire quatre sur l'année, on imagine assez facilement le pactole ramassé par les trafiquants !

    Ces milliers de plants ont été découverts par la police de la zone Nord dans une maison située place Emile Bockstael, 22, à Laeken. La maison appartient à une dame de 86 ans hospitalisée depuis deux ans. L'octogénaire n'a évidemment rien à voir dans ce trafic de drogue.

    Par contre, C., un homme âgé de 58 ans, qui gère ses biens, est, lui, directement impliqué. "C'est lui qui a sous-loué la maison à un Marocain", explique la police. Et c'est ce dernier qui a eu l'idée de faire pousser des plants de cannabis partout dans la maison.

    "Les pièces avaient été spécialement aménagées pour l'occasion. Une autre chambre avait été transformée en chambre noire. C'est là que la croissance des boutures était accentuée."

    Dès les plants à maturité retirés, ils étaient remplacés par d'autres et ainsi de suite.

    Le trafiquant a été interpellé... tout comme son fils. "Une perquisition a été faite à son domicile de Dilbeek", explique la police. "À notre arrivée sur place, il était en nage... Il venait en réalité d'enlever quelque 90 plants de cannabis qu'il faisait pousser dans son grenier."

    Les trois suspects ont été mis à la disposition du parquet et placés sous mandat d'arrêt. Quant à la propriétaire des lieux, elle n'a évidemment pas été inquiétée.


    source ; dhnet


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  • Blanchiment belgo-chinois

     

    Un juge bruxellois en commission rogatoire à Wenzhou. Déjà 80 millions d'euros saisis

    BRUXELLES Selon nos infos, le parquet et le juge d'instruction de Bruxelles, Hervé Louveaux, enquêtent avec la police belge et la coopération de plusieurs services étrangers, notamment chinois, sur un énorme dossier de blanchiment d'argent. À ce stade, l'enquête implique Daniel Z. comme suspect principal. Daniel Z. est soupçonné d'avoir mis en place des mécanismes financiers complexes destinés à faciliter le blanchiment hors Union européenne de fonds confiés notamment par des clients belges.

    Ces mécanismes faisaient intervenir un réseau, qualifié de quasiment planétaire, d'intermédiaires complices et de sociétés offshore. Daniel Z. n'était pas regardant sur l'origine y compris criminelle des fonds confiés. Pour autant, il prélevait 3 % sur chaque transaction. Des fonds ont été blanchis en Chine, à Wenzhou, capitale du textile, notamment.

    Pour faire la lumière, le juge d'instruction belge s'est personnellement rendu en Chine avec son équipe d'enquêteurs. Cette commission rogatoire, la première menée en Chine au départ de Bruxelles, a duré 11 jours.

    Ensuite, dans ce dossier, la justice belge a ordonné et obtenu la saisie (notamment en Chine) de fonds importants issus ou liés à ce blanchiment. Le montant de 80 millions d'euros - soit quelque 3,2 milliards d'anciens francs belges, pour les nostalgiques - est cité à bonnes sources. Quant au principal suspect, Daniel Z. ou monsieur 3 %, il a été interpellé et arrêté en France. L'extradition du Belge a été demandée à la France et obtenue par la Belgique.

    Daniel Z., en aveux complets, a donc été libéré. Il n'en reste pas moins inculpé. Dans ces aveux, M. 3 % démonte par le menu l'ensemble du mécanisme de blanchiment. Selon nos infos, celui-ci était en place depuis 2000. Et de l'ordre de 1.000 clients ont profité de l'aubaine. Daniel Z. possédait un bureau en Belgique mais travaillait principalement depuis la France. Parmi les 1.000 clients figurent de nombreux Belges. La liste complète est connue. Au départ de Bruxelles et sous le chapeau du parquet fédéral, plusieurs parquets sont donc ainsi aussi concernés.

    Enfin, l'affaire aurait pu ne jamais être éventée. Du moins pas si tôt. Ce qui l'a fait capoter, c'est l'interception fortuite à Brussels Airport d'un courrier ou passeur en possession d'argent cash dans sa valisette.

    source : dhnet




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