• Près de 80% de la cocaïne et environ 90% de la marijuana entrant aux Etats-Unis proviennent d’Amérique latine. Produite dans la région des Andes (Bolivie, Colombie, Pérou), la « marchandise » transite par les Caraïbes, l’Amérique centrale et le Mexique, plaques tournantes pour les mafias internationales alliées aux cartels colombiens, qui font la loi dans la région. Pour lutter contre le narcotrafic, les Etats-Unis ont adopté plusieurs stratégies : la destruction des laboratoires clandestins, l’interception des passages aux frontières, et l’envoi de forces spéciales. Préparées durant les années 1980 à mener des combats anti-guérilla, ces forces américaines forment désormais des commandos armés locaux, et symbolisent le nouvel interventionnisme américain dans la région.


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  • L’Afghanistan, plaque tournante de la drogue dans la région au cours des vingt dernières années, avait vu la production de pavot baisser considérablement à partir de 1999, en raison de la lutte « anti-drogue » menée par les Talibans. La chute du régime des mollahs a précipité la reprise en main des régions par de petits commandants et seigneurs de la guerre qui tiraient l’essentiel de leurs revenus du trafic de drogue : la culture du pavot a - de nouveau - de beaux jours devant elle.


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  • C'est une première dans l'histoire de la lutte contre la drogue à Paris. A la demande de la préfecture de police, les Renseignements généraux, la police judiciaire et la police urbaine de proximité travaillent main dans la main depuis septembre pour tenter «de redonner une bonne physionomie» à près de quinze quartiers de la capitale minés par les trafics de stupéfiants. Le travail a porté dans un premier temps sur six petits secteurs.

    Selon Jean-Jacques Herlem, sous-directeur des brigades centrales à la PJ, Paris est aujourd'hui devenu un véritable «carrefour» de la drogue, où transitent de «grosses quantités» de divers produits par les aéroports, axes routiers et voies ferrées. La vente de crack, qui se développe chez les jeunes dealers parisiens, principalement dans le 18e et le 19e, et l'explosion du trafic de médicaments de substitution (lire interview) sont particulièrement visés.

    L'objectif du plan n'est cependant pas de «faire plus de chiffre» en termes d'arrestations et de saisies. «Nos résultats sont déjà très bons. Mais derrière cela se cachent des secteurs où se fixe une délinquance induite liée à la drogue. Ce qui accentue notamment le sentiment d'insécurité des riverains», précise Jean-Jacques Herlem.

    La mise en commun des moyens humains et techniques des trois services semble jusqu'alors avoir bien fonctionné. «Ce n'est pas banal, admet Hélène Dupif, chef de la brigade des stupéfiants. Nous sommes bien complémentaires et nous travaillons ainsi plus vite.» Jean-Jacques Herlem confirme. En l'espace de trois mois, cinq quartiers situés dans les 10e, 17e, 18e et 19e arrondissements sur six ont été «traités».

    Au total, 240 personnes ont été interpellées et 120 personnes déferrées devant la justice. Un kilo d'héroïne, 463 kg de cannabis et 2 kg de cocaïne ont été saisis. Restent aujourd'hui à s'attaquer à huit ou neuf grands ensembles urbains parisiens «plus difficiles à infiltrer», selon la PJ. La préfecture se fixe six mois.

     
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  • Descente du RAID contre des trafiquants de drogue à Orléans
     

    Six heures du matin, passées de quelques minutes, hier, dans le quartier de l'Argonne, à Orléans. Les hommes du RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion) sont prêts à passer à l'offensive. Une quinzaine de policiers d'élite, revêtus de leur habituel treillis noir, les visages dissimulés sous des cagoules et protégés par des casques, ont encerclé une habitation. Ceux qui sont chargés d'entrer les premiers dans la maison ont leur bouclier en main. Sur leurs talons, les forces de soutien ont les fusils automatiques à l'épaule. Les autres, légèrement en retrait, ont le regard et les pistolets braqués sur les fenêtres. La communication entre les unités passe par de discrètes oreillettes. Tout est calme, l'opération peut commencer en toute sécurité. En l'espace de quelques secondes seulement, sans avoir fait usage de leurs armes, mettant à profit l'effet de surprise et usant avec méthode de leur exceptionnelle force de dissuasion, les hommes du RAID ont pris possession des lieux, accédé à l'étage, et maîtrisé sans coup férir les deux personnes qu'ils étaient venus chercher. Deux jeunes hommes suspectés de se livrer à un intense trafic de stupéfiants. L'un d'eux est potentiellement armé et belliqueux, d'où l'intervention du RAID dans ce quartier sensible. Et, en effet, sous un lit, les policiers ont retrouvé un fusil à pompe.

    Au même moment, une dizaine d'opérations similaires, de moindre envergure dans certains cas, sont menées à Orléans-La Source, à Saint-Jean-de-Braye et à La Chapelle-Saint-Mesmin. Au total, pas moins de cent trois policiers, dont une trentaine du RAID, sont à pied d'oeuvre pour démanteler un réseau de trafic de drogue en plein épanouissement.

    « Cette opération conclut huit mois d'enquête menée par la sécurité publique du Loiret », indique sur place David Skuli, directeur départemental de la police nationale. « Nous avons travaillé sur commission rogatoire en étroite collaboration avec la DIPJ (Direction interrégionale de la police judiciaire). Le but, c'est de mettre fin à une économie souterraine dans certains quartiers et de ramener la sécurité.L'intervention du RAID était nécessaire sur des objectifs sensibles en terme de dangerosité ».

    Les équipes « renseignements » du RAID étaient ainsi venues à Orléans repérer les lieux et préparer dans les grandes lignes l'intervention d'hier. « Nous faisons une à deux interventions par semaine en appui des services de police traditionnels », explique Jean-Louis Fiamenghi, le patron du RAID, qui coordonne dans le quartier de l'Argonne le déploiement de ses troupes. « Nous mettons à leur disposition des personnels et des matériels. Sur ces interventions, il faut que les personnes suspectées sentent qu'il n'y a aucune faiblesse dans le dispositif. »

    À 7 heures, soit moins d'une heure après le lancement des opérations, les perquisitions sont terminées et les deux suspects ramenés au commissariat central. Pas d'attroupements dans le quartier, juste quelques curieux légitimement intrigués par les éclats de voix. Aussi discrètement qu'ils étaient arrivés, les hommes du RAID reprennent donc la direction de Paris avec leur fourgon blindé et leurs monospaces sombres. Sauf actualité brûlante, la journée devrait se limiter ensuite à des entraînements de rigueur.

    Dans les autres points de l'agglomération, les policiers orléanais ont été tout aussi prompts et efficaces. Douze autres individus, dont un mineur, sont ainsi placés en garde à vue. « Le point de départ, c'est les 426 kg de résine de cannabis que nous saisissons à l'Argonne, en février 2004 », rappelle David Skuli, patron de la police dans le Loiret. Cette fois, le butin saisi, bien que plus hétéroclite, reste tout aussi considérable : 3 kg d'héroïne d'une valeur marchande de 45.000 € environ ; 8,4 kg de cannabis estimés à 16.000 € ; 35.000 € en espèces ; une arme, trente lecteurs DVD, ainsi que des passeports et du matériel pour compacter la drogue. Six voitures sont également saisies. Bref, les policiers n'ont manifestement pas fait ce déplacement matinal pour rien. « L'objectif est rempli, maintenant il nous reste de nombreuses investigations à mener », précise Claude Catto, directeur de la police judiciaire d'Orléans. « On a bien bossé et cette saisie va presque au-delà de nos espoirs », lâche un policier de la brigade des « stups ».

    Tous savent que ce réseau, même amputé d'un certain nombre de ses membres, n'est pas moribond pour autant. Le travail de surveillance ne connaîtra donc aucune relâche


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  • La consommation d’ ecstasy et les interpellations d’usagers

    L’usage d’ecstasy est en hausse

    - Les interpellations pour usage d’ecstasy ont augmenté de 11,85 % par rapport à l’année 2002 (1 384 usagers interpellés).
    - L’âge moyen est de 23,77 ans, masculin à 88,95 %.
    - Sur les 1 548 interpellés, 1 467 sont français (94,77 %) et 81 sont des ressortissants étrangers (5,23 %).
    - Les "sans profession" sont les plus représentés. Viennent ensuite les "ouvriers", les étudiants lycéens, les employés, les cadres et les professions artistiques.

    Répartition géographique de l’interpellation des usagers

    En 2003 comme en 2002, le département du Nord arrive en tête mais les interpellations sont également pratiquées sur les grands axes routiers en provenance du nord, dans le couloir rhodanien, dans le sud de la France ainsi que dans les aéroports et les gares de Paris. 798 trafiquants ont été arrêtés.

    Le trafic et la revente

    2 211 727 comprimés d’ecstasy ont été saisis en 2003, (baisse de 2,54 %) et 798 trafiquants ont été interpellés.
    Profil des trafiquants: moyenne d’âge de 24,65 ans. Ils sont français à 82,58 % (659) et étrangers à 17,42 % (marocains, algériens, espagnols, italiens, belges et turcs). Les catégories socioprofessionnelles les plus représentées sont les "sans profession", les ouvriers, les étudiants ou lycéens, les employés.

    Les flux
    - La voie routière est le premier vecteur d’acheminement de l’ecstasy, par véhicules légers ou par autocar (bagages)

    Répartition géographique de l’interpellation des trafiquants et des saisies
    - En 2003, 95 départements sont concernés par le trafic d'ecstasy contre 78 en 2002.
    - En 2003, 798 trafiquants et usagers revendeurs ont été interpellés (baisse de 11,03 %)
    - 81 trafiquants internationaux, 287 trafiquants locaux, 16 revendeurs et 414 usagers revendeurs
    - 3 départements totalisent 69,67 % de l'ensemble des saisies (Nord, Paris et Pyrénées-Atlantiques)

    L'approvisionnement
    - Le volume d’ecstasy appréhendé en provenance des Pays-Bas est en baisse avec 40 % du total saisi.
    - De même, l’acquisition en Belgique recule de près de la moitié avec 4,92 % (8,75 % en 2002).

    Les pays de destination
    - La Grande-Bretagne est le principal pays de destination avec 47,60 % de l’ensemble des saisies réalisées sur le territoire national.
    - La France n’est destinataire qu’à raison de 18,57 % des saisies. Vient ensuite l’Espagne avec 14,63 % puis l’Italie et le Portugal.
    - Le trafic international à destination des Etats-Unis est en baisse au cours de l'année 2003


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  • La consommation d’héroïne et les interpellations d’usagers

    Un certain nombre d’indicateurs tendent à démontrer que l’usage d’héroïne en France est en baisse

    - Les interpellations pour usage d’héroïne connaissent une baisse significative (5,54 % par rapport à l’année 2002 ; 68,80 % depuis 1996).
    - La baisse est liée à la présence sur le marché de produits stupéfiants plus attractifs, plus disponibles et à risques moindres en terme de contamination (VIH-Hépatite…)
    - Le vieillissement de l’usage se confirme depuis 1997 (l’âge moyen de l’usager d’héroïne est de 29,32 ans)
    - Cette moyenne d’âge se traduit par la présence massive des 26-30 ans (25,55 %). Près de 50 % des interpellations pour usage d’héroïne concernent les usagers de 26 à 35 ans.
    - Le produit est progressivement rejeté par le milieu scolaire et universitaire (5,80 % des interpellés) au profit du milieu salarié (25,38 % des interpellés sont ouvriers).
    - La baisse enregistrée depuis plusieurs années semble liée principalement à la prescription médicale de produits opiacés de substitution (subutex et méthadone qui touchent les 2/3 des consommateurs).
    - L’usage est masculin à 87,85 % (2 862 interpellations) et français à 88,67 %.

    Répartition géographique de l’interpellation des usagers

    Les interpellations d’usagers sont largement concentrées dans le département du Nord de la France (Pas-de-Calais, Nord, Somme) et dans les huit départements de l’Ile-de-France.

    Le trafic et la revente

    - 545,003 kg d’héroïne ont été saisis en 2003 (en hausse de 14,46 %).

    Les flux
    - La voie routière est le principal vecteur d’acheminement de l’héroïne (camions, véhicules légers, bagages dans les autocars) produite en Afghanistan (80 %) et qui nous arrive via l’Asie Centrale ou la Turquie et la route des Balkans.
    Le dynamisme des filières turques est toujours très marqué.

    Répartition géographique de l’interpellation des trafiquants et des saisies
    - Les interpellations (1 744 trafiquants) sont en baisse de 0,90 % par rapport à l’année 2002.
    - 1 251 trafiquants interpellés sont français, 493 étrangers (majoritairement marocains et algériens)
    - 124 trafiquants sont internationaux pour 833 trafiquants locaux.

    L'approvisionnement

    - Benelux et Allemagne essentiellement.
    - Les Pays-Bas demeurent la principale région d’acquisition de l’héroïne saisie en France (principalement en provenance des villes de Rotterdam et d’Amsterdam avec 225,557 kg soit  41,39 % du total.
    - Des centres de stockage existent en Belgique et jouent le rôle de relais.

    Les pays de destination

    Le marché national était destinataire de 119,103 kg mais la France ne constituait qu’une étape pour d’autres pays notamment  l’Espagne, le Royaume-Uni, le Portugal et les Etats-Unis).


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  • La consommation de cocaïne et les interpellations d’usagers

    Un certain nombre d’indicateurs tendent à démontrer que l’usage de la cocaïne en France est en hausse constante

    -La hausse du nombre des interpellations en 2003 (+33,50%), amorcée en 2002, atteint un niveau record      (2 014 interpellations).
    -L’âge moyen de l’usager est en baisse depuis plusieurs années (28,9 ans en 2003).
    -Cette évolution se traduit par la présence massive des 21-25 ans (635 interpellations). Par ailleurs, 70 % des interpellations (1 473) pour usage de cocaïne concernent les usagers de 21 à 35 ans.
    -Le nombre d’étudiants et de lycéens concernés augmentent chaque année : 95 en 2001, 121 en 2002 et 159 en 2003.
    -Les usagers "sans profession" sont les plus nombreux (732), soit 34,79 % du total.
    -L’usage est masculin à 86,26 % et français à 88,02 %. Parmi les étrangers, les plus nombreux sont les ressortissants algériens, marocains, portugais, italiens et tunisiens.

    Répartition géographique de l’interpellation des usagers

    Les interpellations d’usagers sont largement concentrées sur un nombre restreint de départements: 56,75 % ont été réalisées dans dix départements. Trois départements émergent:
    -Paris, en tête, avec 319 interpellations (hausse de 80,22 % par rapport à 2002).
    -Le département du Nord, en 2ème position, avec 246  interpellations en 2003  marque  une  hausse de 115,79 %.
    -Le département des Bouches-du-Rhône, en 3ème position, avec 149 interpellations, en baisse de 22,80 %.

    Le trafic et la revente

    La saturation du marché américain et l’action répressive menée par les USA ont conduit les narcotrafiquants sud-américains à orienter leur action en direction de l’Europe. 4 173 kg de cocaïne ont été saisis en 2003 (hausse de 14,30 %)

    Les flux : Trois vecteurs d’importation et de diffusion

    -La voie maritime est le premier vecteur d’acheminement de la cocaïne depuis l’Amérique du Sud (Colombie principalement mais également Bolivie et Pérou). Trois arraisonnements de bateaux ont permis la saisie de 1 548 kg de cocaïne.
    -L’acheminement par le vecteur aérien a permis de saisir 878 kg de cocaïne en 272 affaires, notamment aux aéroports de Roissy Charles de Gaulle, Orly et Rochambeau (Guyane).
    -L’importation et le transit par le vecteur terrestre se concentrent autour de trois secteurs frontaliers : au Nord sur les routes de trafic en provenance des Pays-Bas et de la Belgique, au Sud-Est sur les routes de trafic à destination de l’Italie, et au Sud-Ouest dans les secteurs frontaliers avec l’Espagne.

    Répartition géographique de l’interpellation des trafiquants et des saisies
    Les interpellations (2 034 trafiquants) sont en hausse de 25,63 % par rapport à 2002.
    1 140 trafiquants sont français, 894 sont étrangers (marocains, algériens, guyanais, gabonais, tunisiens, italiens). Les trafiquants internationaux sont étrangers à 86,83 %.
    Les saisies sont concentrées à 75 %  dans dix départements.

    L'approvisionnement

    - Amérique Latine ou dans les pays voisins
    - Caraïbe et en Amérique Centrale (nombreuses filières)
    - Europe : Espagne, Portugal, Pays-Bas et Belgique

    Les pays de destination

    La France n’était destinataire que de 10,43 % de la cocaïne saisie, le reste devant alimenter les autres pays européens.


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  • La région du Bassin méditerranéen est loin d’être épargnée par ce danger, elle se trouve même être le théâtre d’une redoutable menace provenant d’un réseau qui est aussi criminel que le cartel de Medellin. Ce réseau prend sa naissance de la filière de la région du Rif, au nord du Maroc, devenue depuis trente ans un centre pas seulement de production de cannabis, mais aussi de drogues dures notamment l’héroïne et la cocaïne qui ont fait leur apparition dans ladite région au début des années 1990.

    Dans une enquête dirigée par l’Observatoire géopolitique des drogues en 1997, le Maroc est devenu un important point de transit de la cocaïne du fait de ses relations avec le réseau colombien. « Les pays d’Afrique du Nord ont connu une utilisation accrue de leur sol et leurs eaux territoriales par des organisations criminelles convoyant de la cocaïne par grosse quantité, généralement sous forme de fret maritime à destination de l’Europe », souligne un rapport de 1993 du Drug Enforcement Administration, DEA, tout en affirmant l’implication de trafiquants marocains de haschisch dans l’introduction de la cocaïne en Europe notamment en Espagne. Dans une enquête plus récente conduite par le gouvernement du Maroc et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime datant de l’année 2003, il est établi qu’un quart de la surface agricole utile de la région du Rif (pour ne citer que cette région) est désormais occupée par la culture de cannabis en expansion. Le revenu annuel de 800 000 personnes, soit les deux tiers de la population rurale de cette région, est directement lié à la culture du cannabis.

    Le chiffre le plus étonnant est celui du chiffre d’affaires du marché du haschisch qui est évalué à 10 milliards d’euros détenus en majorité par les principaux opérants du réseau en Europe. Aussi, 70% du kif traité en circulation en Europe provient du Maroc. L’Algérie n’a pas été épargnée par les tentacules du fléau de la drogue. Les services chargés de combattre ce fléau se enregistrent périodiquement des opérations de saisie de drogue.

    L’Algérie, une barrière sécuritaire
    Le Bassin méditerranéen est devenu, comme il a cité plus haut, le théâtre d’un mouvement de stupéfiants qui prend son point de départ du nord de l’Afrique pour échoir au sud de l’Europe, particulièrement en l’Espagne et en France. Si avec les autorités ibériques l’Algérie arrive à trouver un terrain de coopération de lutte contre le phénomène de contrebande, en général, et de trafic de drogue, en particulier, ce n’est pas le cas avec la France qui est tout aussi menacée par l’introduction sur son territoire de stupéfiants, et particulièrement la région de Marseille qui constitue par ses réseaux locaux le point de rencontre des réseaux maghrébins et français. En 2003, près de 3 tonnes de diverses drogues ont été saisies par les douaniers au port de Marseille.

    Par sa situation géographique, l’Algérie peut constituer une barrière sécuritaire contre l’extension de ces réseaux en Europe. Mais encore, faut-il qu’il y ait une réciprocité dans le combat contre le crime organisé. Actuellement, seule l’Espagne a saisi l’importance d’une telle coopération en procédant aux échanges d’informations. L’interception par les garde-côtes algériens au large de Mostaganem, en janvier 2004, d’un bateau en provenance de Nador, au Maroc, qui avait pour destination Murcia en Espagne, dirigé par des trafiquants de drogue, dont un Suisse et 4 Marocains, est un exemple édifiant de la place stratégique qu’occupe l’Algérie comme barrière sécuritaire.

    Etant déjà elle-même menacée sur son territoire et étant consciente du danger encouru à cause de ce fléau, l’Algérie a pris l’option de combattre les filières maritime et terrestres du réseau de trafiquants de drogue. Sur le territoire algérien, le réseau est détenu par un certain Zendjabil qui fait l’objet d’un mandat de recherche international. Son réseau, qui traite avec son voisin marocain mais aussi avec les réseaux d’outre-mer, n’est pas exclusivement lié à la drogue. Même s’il constitue sa principale ressource, il touche à toutes les branches de la contrebande. Constituée en organisation maffieuse de type cellulaire, la bande de Zendjabil est liée au trafic international de véhicules, falsification de papiers, émission de chèques sans provision, faux et usage de faux et contrebande de tout genre. Plus que les consommateurs, les fournisseurs et autres barons de la drogue devraient être les premières cibles des services de sécurité, d’où l’importance de s’attaquer à la source de ce fléau qui nécessite une coopération accrue entre les pays touchés par ce phénomène. Le trafic de drogue est avant tout une affaire d’atteinte à la santé de la population mais aussi un coup fatal à l’économie et à la sécurité nationale. En 2001, les services de la Gendarmerie nationale avaient mis la main sur 571 kg de kif dans la région d’El- Karma . Cette affaire a été orchestrée par un islamiste,ce qui prouve que l’argent de la drogue est une source de l’approvisionnement en armes des réseaux terroristes. L’atteinte à l’économie nationale se traduit, quant à elle, par le lien direct que ce trafic a avec le blanchiment d’argent sale. La justice algérienne est en cours de traitement d’une affaire d’évasion fiscale de plusieurs millions de dinars causée par un importateur de réfrigérateurs qui a minoré la valeur de sa marchandise. La transaction a concerné 59 500 réfrigérateurs importés à des prix inimaginables de... 20 euros.

    Selon des éléments de l’enquête, la transaction n’a pour but que de blanchir de l’argent sale provenant de la vente de drogue. De plus, l’importateur en question n’est autre que le frère d’un trafiquant de drogue. Aujourd’hui plus que jamais, ou la sécurité des nations devient la première des préoccupations des Etats, la lutte contre le trafic de dogue devrait être une priorité dans le partenariat sécuritaire élevé au même niveau que la lutte antiterroriste.

    Drogue-criminalité : des chiffres alarmants
    Ayant depuis longtemps cru qu’elle ne représentait aux yeux des trafiquants qu’un simple couloir pour l’acheminement de la drogue vers des pays où la consommation est révélée, l’Algérie découvre aujourd’hui avec stupéfaction qu’elle est concernée au même titre que ces derniers par ce fléau. Et à ce stade-là, il n’est nul besoin de se voiler la face ou de cacher le soleil avec un tamis comme dit l’adage.
    Le phénomène prend des proportions démesurées et toute tentative ayant pour objectif de ne pas l’inscrire dans ses véritables dimensions relèverait d’une politique atteinte d’une myopie déclarée. Le constat aussi amer soit-il est là et il y a lieu surtout de se demander quelles sont les dispositions à prendre en urgence pour endiguer ou ne serait-ce qu’atténuer les effets dévastateurs d’un phénomène qui frappe de plein fouet une jeunesse n’ayant pas les armes nécessaires pour l’affronter.

    Des campagnes de sensibilisation il y en a eu certes, des mesures parfois coercitives aussi. Les premières aussi timides que les secondes n’ont pas, reconnaissons-le, eu l’effet escompté pour la simple raison que le sujet a été traité avec une vision à court terme, celle en l’occurrence qui a toujours prévalu et qui consistait à ne pas aller au-delà de la prévention vu que l’Algérie n’était pas considérée comme un pays à large consommation. Cette donnée paraît aujourd’hui obsolète et il va falloir inclure d’autres paramètres. Entre autres celui de se dire que l’Algérie n’est plus ce pays par lesquels transitent seulement quelques pesées de cannabis, mais bel et bien un pays qui représente un marché juteux pour les barons de la drogue venant de l’ouest, du sud ou même de l’est et du nord.
    Le terreau existe et il suffit de voir toute cette frange juvénile livrée à elle-même en attente d’être prise en charge par le premier venu. Les fous de Dieu l’ont exploitée à outrance, alors pourquoi pas les fous de la drogue et autres hullucinogènes ?


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  • La Belgique en reste le principal exportateur.

    BRUXELLES La poudre blanche a la cote auprès des Européens. C'est le triste constat auquel est arrivé l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) qui vient de publier son rapport annuel. Pas moins de 4,5 millions d'Européens en ont consommé l'an dernier, contre 3,5 millions en 2005. Et notre pays, avec les ports d'Anvers et de Zeebruge, fait hélas partie des pays qui importent de la cocaïne depuis les pays non européens.

    Autre résultat dont la Belgique n'a pas à se vanter : l'exportation d'amphétamines. Les amphétamines saisies l'année dernière partout en Europe provenaient essentiellement de la Belgique ainsi que des Pays-Bas et de la Pologne. Idem pour l'ecstasy qui est surtout fabriqué en nos terres et chez nos voisins hollandais. Bien que les quantités saisies soient toutefois en baisse dans la majorité des pays, constate-t-on dans le rapport annuel de l'OEDT.

    À cela s'ajoute un autre constat dont nous n'avons franchement pas à nous vanter, celui de l'augmentation de la consommation illicite de méthadone en Belgique. Pour rappel, la méthadone est un substitut de l'héroïne chez les toxicomanes. Mais malgré le fait que des substitutions à l'héroïne soient inscrites dans la loi belge, la consommation illicite de méthadone grimpe.

    Ce qui est le plus à craindre dans les résultats de ce rapport annuel 2007 est que de plus en plus d'Européens franchissent le cap de la "ligne blanche". Effrayant : l'OEDT estime que 12 millions d'Européens ont pris au moins une fois de la cocaïne, soit près de 4 % de la population adulte totale.

    Avec la baisse considérable du prix de la poudre blanche, la cocaïne est devenue, après le cannabis, la drogue le plus fréquemment consommée. "Cette drogue sans traitement de substitution va poser un problème de santé publique à court terme", alerte déjà Frank Zoebel, de l'OEDT.

    Plus de 400 décès suite à des consommations de cocaïne ont ainsi été enregistrés en 2005 à travers l'Europe par l'OEDT. Un nombre inquiétant qui doit en plus être multiplié, les décès survenant suite à la prise de cocaïne étant généralement sous-évalués. L'OEDT note également que pas moins de 200.000 consommateurs de drogues par injection sont porteurs du virus HIV. De même qu'un million de consommateurs ou d'anciens drogués sont porteurs d'une hépatite C. De quoi alarmer les autorités européennes.


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  • Cannabis, cocaïne, speed : ils tenaient le supermarché de la drogue


    Tribunal correctionnel de Laon._ Les apparences sont trompeuses. Parce qu'ils sont dix à mobiliser depuis le matin l'attention des juges, parce qu'un bon mètre de dossiers s'étale sur les bureaux, que dix avocats patientent et que l'on parle de stupéfiants, on verrait bien ici la justice recadrer les petites mains d'un réseau de trafiquants.
    Erreur, « nous sommes en présence d'autant d'entreprises individuelles qu'il y a de prévenus » nuance le procureur Hussenet. Pas de hiérarchie, rien de pyramidal… C'est un heureux hasard si l'on a là dix importateurs, consommateurs, détenteurs et revendeurs de stups. Des policiers dans le nord enquêtaient sur un homicide.
    Des lignes téléphoniques avaient été placées sur écoute. Lignes sur lesquelles on est tombé -voilà le hasard- sur des inconnus abonnés aux profits malhonnêtes et faciles.

    Le sens de l'économie

    Thomas Malézieux n'est pas le moins surprenant. D'abord parce qu'il est récidiviste, déjà condamné à 12 mois de sursis en 2001 pour des importations de résine. Ensuite parce qu'il a 30 ans, que le procureur a requis contre lui deux ans ferme, la révocation de son sursis et, privilège des nantis, une amende aussi lourde que son compte en banque.
    Etrange en effet, ce personnage chez lequel les policiers trouveront 2.080 euros en liquide, 360 grammes de cannabis et, côté banque, pas moins de… 37.000 euros d'économie. Liés à la drogue ?
    « Non. Je travaille depuis 17 ans, je suis fils unique et j'habite chez mes parents » éclaire le trentenaire.
    C'est peu dire que le tribunal a tempéré cette version en dépit des assurances d'un défenseur avesnois pour lequel, il y a eu chez Malézieux depuis les faits, retour à une vie saine et salvatrice prise de conscience.

    5.710 appels !

    Les récidivistes -Malézieux, Carlier, Robinet et Boucher- ont le plus à craindre.
    Car s'il y a rechute, c'est quatre ans minimum que le tribunal serait conduit à leur infliger.
    Malézieux a par ailleurs revendu 2,5 kg de résine, Carlier en commercialisait 200 g par semaine aux derniers mois de l'affaire, le Thiérachien Robinet (il est domicilié à Any-Martin Rieux) comme l'Hirsonnais Williame d'ailleurs, a en écoulé 10 kg -on a relevé 5.710 appels liés aux stups sur le portable de Robinet entre septembre 2005 et avril 2006 !- et Boucher, le seul auquel on ne reproche pas d'import, a vendu 1 kg de résine.
    Les grossistes Belges ont fait des affaires mais ces jeunes égarés (et qui tous se sont amendés depuis, si l'on en croit leurs avocats) n'ont pas été en reste se payant via leurs transactions leur consommation personnelle.
    Il faudrait citer aussi l'Hirsonnais Davy Henniaux, « à lui tout seul, petit supermarché de la drogue » de l'avis du procureur Hussenet.
    Henniaux soupçonné d'avoir écoulé de la résine, 600 grammes de speed, 20 grammes de cocaïne, et 9 d'héroïne.
    Point commun des dix prévenus : leur discrétion dès qu'il s'agit d'évoquer l'identité des fournisseurs à Maubeuge ou en Belgique.

    Trois ans

    Pas de tête de pont, des quantités, de l'avis même du procureur « définies de manière un peu arbitraire » et des suspects qui, entendus au cours de la procédure, auraient peut-être mérité comme ceux-là d'être convoqués…
    Malgré ce contexte, les réquisitions sont restées fermes.
    Deux heures de délibéré ont été nécessaires au tribunal pour condamner Thomas Malézieux à trois ans de prison, dont 16 mois avec sursis et une amende de 10.000 euros, Ludovic Clément à 8 mois dont six avec sursis, Jonathan Labroche à 18 mois dont 14 avec sursis, Vincent Williame à deux ans dont un avec sursis, idem pour David Henniaux, un an dont huit mois avec sursis pour Rudy Boucher, deux ans dont 16 mois avec sursis pour Jérémy Carlier et, peine la plus dure, trois ans dont 16 mois avec sursis pour Aurélien Robinet. 

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  • Héroine

    Les principaux modes d'acheminement en France :

    - Par la route ou le train provenant des Pays Bas et des Balkants

    Principaux pays de production :

    - Laos,Myanmar et Thaïlande (pays du Triangle d'or), Afghanistan et Pakistan (pays du Croissant d'or).

    Nouveaux pays de production :

    - Chine, Viêt-Nam, Mexique, Guatemala, Pérou, Venezuela et Colombie, pays de l'ex-URSS.


    Zones de provenance :

     La Turquie joue un rôle important pour la diffusion eu Europe de l'héroïne produite dans le Croissant d'or. Cette drogue emprunte ensuite les itinéraires de la "route des Balkans" vers l'Europe de l'ouest mais aussi, plus récemment de l'est.

    Cocaïne et Crack

    Principaux modes d'acheminement en France :

    -Air, mer : depuis l'Amérique du sud, l'Amérique Centrale et la Caraïbe (Antilles).
    -Route, fer ou poste : depuis les Pays-bas et l'Espagne.

    Pays de production :

    -Colombie, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine

    Pays de provenance :

    -Colombie, Espagne, Portugal, Grande-Bretagne et Pays-Bas. Le crack provient surtout des Antilles néerlandaises. Il transite par les Antilles françaises.

    Cannabis

    Principaux modes d'acheminement en France :

    -Mer ou route : en provenance du Maroc, d'Espagne, des Pays-Bas et de pays de la "route des Balkans" via l'Italie

    La culture du cannabis est répandue sur l'ensemble de la planète, en particulier : l'Amérique, l'Afrique et l'Asie

    Principaux pays de production : Herbe: Mexique, Colombie, États-Unis, Antilles, Nigeria

    Résine : Maroc, Pakistan, Afghanistan, Liban, Pays-Bas.
    Pays de provenance: Espagne, Pays-Bas, Congo et Maroc

    Amphétamines

    Route ou fer :

    - toutes provenances

    Principales zones de production :

    -les Pays-Bas, l'Asie, Europe de l'Est et États-Unis. Les Pays-Bas produisent 80% des quantités saisies en Europe.

    Zones de provenance :

    -Belgique, Pologne, Hongrie et République Tchèque

    Ecstasy

    Principaux modes d'acheminement en France :

    -Route ou fer : surtout en provenance des Pays-Bas.

    -Air ou poste : toutes provenances, dont envois express internationaux.

    Principaux pays de production :

    - Pays de l'Est (Russie, Etats baltes, Pologne).

    Zones de provenance :

    -Pays-Bas et Belgique.

    L.S.D.

    Principaux modes d'acheminement en France :

    -Route. Air ou poste.

    Principaux pays de production :

    -Royaume-Uni, Pays-Bas, États-Unis.


    Principaux pays de provenance :

    -Pays-Bas, Belgique.




     







     


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  • Afin de faire face au phénomène de la drogue tant au niveau de la protection de la santé qu'au niveau de la répression, le plan d'action donne à toutes les instances européennes concernées des orientations pour la fixation de leurs priorités en la matière. Ces orientations se concentrent autour de cinq axes d'actions : la coordination, la réduction de la demande, la réduction de l'offre, la coopération internationale, ainsi que l'information, la recherche et l'évaluation.

    ACTE

    Plan d'action drogue de l'UE (2005-2008) [Journal officiel C 168 du 08.07.2005].

    SYNTHÈSE

    Le présent plan d'action fournit un cadre cohérent au niveau de l'Union européenne (UE) pour l'adoption de mesures répressives et préventives permettant la réduction de l'offre et de la demande de drogue. Il a pour objectif ultime de diminuer sensiblement l'importance de la consommation de drogue au sein de la population et de réduire les dommages sociaux et pour la santé qu'entraînent la consommation et le commerce des drogues illicites.

    Il suit la structure et les objectifs de la stratégie antidrogue 2005-2012, et s'attache à des résultats concrets dans des domaines prioritaires spécifiques.

    Pour chaque objectif donné, la Commission indique : la ou les actions proposées, le calendrier correspondant, l'instance qui en sera responsable et enfin l'outil d'évaluation ou l'indicateur adéquat. Environ quatre-vingt actions sont ainsi prévues.

    Ces actions se répartissent autour de cinq axes :

    • la coordination de la politique antidrogue au niveau de l'UE ;
    • la réduction de la demande de drogue ;
    • la réduction de l'offre de drogue ;
    • la coopération internationale ;
    • l'information et la recherche en matière de drogue, ainsi que l'évaluation des actions entreprises.

    Coordination

    Le plan d'action insiste sur le caractère essentiel d'une coordination effective aux niveaux communautaire et national. Il prévoit notamment l'adoption de programmes nationaux conformes à la stratégie et aux plans d'action de l'UE, la désignation d'un coordinateur « drogue » au sein de chaque État membre et de la Commission, ainsi qu'une implication accrue de la société civile.

    De plus, le plan d'action désigne le groupe horizontal « drogue » comme la principale enceinte de coordination au Conseil en matière de drogue et préconise la prise en compte systématique de la politique en matière de drogue dans les relations et accords avec les pays tiers concernés.

    Réduction de la demande

    Les États membres et l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) doivent, notamment, étendre la portée des programmes de réduction de la demande de drogue et assurer leur évaluation et la diffusion effective des meilleures pratiques évaluées.

    Par ailleurs, les États membres doivent améliorer l'accès aux programmes de prévention dans les écoles et accroître leur efficacité. Ils doivent également améliorer les méthodes de prévention et de détection des facteurs de risques concernant certains groupes cibles, en particulier les jeunes, et diffuser ces informations auprès des professionnels de manière à mettre en œuvre des programmes d'intervention précoce.

    Les États membres doivent en outre assurer la disponibilité et l'accès à des programmes de traitement, de rééducation et de réinsertion sociale ciblés et diversifiés avec des stratégies psychosociales et pharmacologiques éprouvées, y compris pour les toxicomanes non touchés par les services existants, et accorder une attention particulière aux services spécialisés s'adressant aux jeunes.

    Par ailleurs, le plan préconise l'utilisation de solutions de replacement à l'emprisonnement pour les toxicomanes et la mise en place de services de prévention, de traitement et de réinsertion pour les détenus.

    Concernant la santé des consommateurs de drogue, un rapport de la Commission sur la mise en œuvre de la recommandation 2003/488/CE du Conseil concernant la prévention et la réduction des dommages pour la santé liés à la toxicomanie doit être remis au plus tard en 2006. Les États membres doivent également améliorer l'accès aux services et traitements destinés à réduire les effets nocifs et mettre en place des programmes prévenant la propagation du virus du SIDA, de l'hépatite C et d'autres maladies transmissibles par le sang. Ils doivent aussi intervenir afin de réduire le nombre de décès liés à la drogue.

    Réduction de l'offre

    La réduction de l'offre passe par une amélioration de la formation des professionnels et un renforcement de la coopération policière entre États membres et, lorsque cela est approprié, avec Europol, Eurojust et des pays tiers. La réalisation de cet objectif passe notamment par :

    • la mise en œuvre de projets opérationnels en matière répressive (équipes communes d'enquête, etc.) et de projets communs dans le domaine du renseignement ;
    • l'exploitation optimale du potentiel opérationnel et stratégique d'Europol en améliorant la régularité de la transmission des informations pertinentes à l'agence et de la mise à disposition de ces informations aux États membres ;
    • le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l'UE ;
    • des actions spécifiques contre le trafic transfrontalier de drogue.

    Le plan d'action prévoit en outre des mesures de réduction de la production et du trafic d'héroïne, de cocaïne et de cannabis, ainsi que des drogues de synthèse, notamment par la mise en œuvre de projets communs opérationnels et de collecte de renseignement concernant les pays tiers associés à la production et au trafic de ces drogues, par le partage des meilleures pratiques et l'échange d'informations. Il s'agit également d'adopter des mesures visant à lutter contre le détournement et la contrebande des précurseurs de drogue, telles que la mise en œuvre de projets comme l'Équipe commune européenne concernant les précurseurs.

    Par ailleurs, le plan d'action couvre les activités connexes à l'offre de drogue, notamment par des actions visant à cibler le blanchiment d'argent ainsi que la saisie et la réutilisation des produits financiers liés à la drogue, en particulier par des échanges d'informations et des meilleures pratiques. Dans le même ordre d'idée, certaines actions visent à mettre en évidence les liens entre trafic de drogue et financement du terrorisme ainsi qu'à collecter des données sur l'utilisation des technologies de l'information dans l'accomplissement d'activités criminelles liées à la drogue.

    Coopération internationale

    Le plan d'action vise une amélioration de la coordination, de l'efficacité et de la visibilité de l'action de l'UE dans les organisations et enceintes internationales telles que l'Organisation des Nations unies, notamment en y présentant des positions communes et en promouvant sa stratégie en matière de drogue.

    En outre, des efforts particuliers doivent être accomplis pour améliorer l'assistance aux pays candidats, aux candidats potentiels ou à ceux concernés par la politique de voisinage, afin de mettre en œuvre l'acquis dans ce domaine ou réaliser les actions requises. Ces efforts passent notamment par une assistance technique et par la conclusion d'accords appropriés avec ces pays.

    Par ailleurs, tout en poursuivant son engagement politique et sa coopération à l'égard des pays tiers concernés par la problématique de la drogue, l'UE doit intensifier ses efforts répressifs axés en particulier sur les pays producteurs et les régions situées sur les itinéraires utilisés pour le trafic de drogue.

    Information, recherche et évaluation

    Afin de mieux appréhender et comprendre le problème de la drogue, le plan d'action demande la fourniture d'informations fiables, notamment grâce à la mise en œuvre des cinq indicateurs épidémiologiques clés. Il s'agit également d'identifier les tendances émergentes, les habitudes de consommation et les caractéristiques des marchés de la drogue, notamment grâce à des sondages et à des lignes directrices et des mécanismes communautaires concernant la détection et le suivi des tendances émergentes.

    Le plan d'action encourage la recherche sur les facteurs sous-tendant l'accoutumance et sur des questions telles que les effets de certaines drogues et les actions efficaces en matière de santé. Le plan d'action encourage également la création de réseaux d'excellence dans le domaine de la recherche en matière de drogue.

    Suivi du plan d'action

    Des outils d'évaluation et des indicateurs ont été prévus pour chaque action. Ceux-ci ont été élaborés avec l'aide de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) et d'Europol, qui aideront la Commission à suivre la mise en œuvre du plan d'action.

    La Commission procédera à une étude d'impact en 2008 afin de proposer un second plan d'action pour la période 2009-2012. Elle réalisera une évaluation finale de la stratégie et des plans d'action en 2012.

    Contexte

    La stratégie antidrogue de l'UE, adoptée par le Conseil européen de Bruxelles en décembre 2004, comprend une série de mesures destinées à freiner la demande de drogues, améliorer le traitement des toxicomanes et réduire la disponibilité des drogues illégales. Elle engage les États membres à renforcer la cohérence dans leur politique de répression du trafic de drogues. Elle prévoit deux plans consécutifs entre 2005 et 2012. Cette stratégie est un élément essentiel du Programme de La Haye, programme pluriannuel visant à renforcer la liberté, la sécurité et la justice dans l'UE.


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  • Affaires marquantes
    Affaires marquantes de trafic de stupefiants traitées par la police judiciaire au 7 octobre 2004

    DIPJ LILLE  - Antenne de police judiciaire de COQUELLES / saisie de 528 000 comprimés d’ecstasy le 7 octobre 2004- 1 interpellation

    Sur renseignement, l’antenne PJ de COQUELLES (Nord) intercepte un véhicule poids lourd appartenant, à une société implantée à DOUVRES, et son chauffeur britannique à l’embarquement ferry de CALAIS (Nord) pour la Grande-Bretagne. 157 kg d’ecstasy soit 528 000 comprimés sont saisis. Pris en compte en Belgique, les stupéfiants devaient être revendus sur le marché de la drogue en Grande-Bretagne.

    Saisie Stup 157 kg d’ecstasy
    Passeurs 1
    trafiquants -
    Argent saisi -
    Biens saisis -
    Investigations internationales Royaume-Uni BELGIQUE
    Coopération interservices -

    OCRTIS (DCPJ) – saisie de 10,2 kilogrammes de cocaïne le 26 Septembre 2004 - 6 interpellations

    Démantèlement d’un réseau de trafiquants de cocaïne, implanté en région parisienne, important principalement vers la France depuis FORT-DE-FRANCE (Martinique) et de SINT-MARTEEN (Antilles néerlandaises). L’organisateur recrutait des passeurs chargés de livrer les stupéfiants à des acheteurs en région parisienne ou en Grande-Bretagne.
    6 interpellations (4 à Paris dont celle de l’organisateur du réseau et 2 interpellations à LONDRES). 10 kg de cocaïne saisis à Londres (Royaume-Uni) en avril 2004 et 10,2 kg de cocaïne saisis le 26 septembre 2004, en France.

    Saisie Stup 10,2 kg cocaïne
    Passeurs 4
    trafiquants 2
    Argent saisi -
    Biens saisis -
    Investigations internationales Royaume-Uni / PAYS-BAS
    Coopération interservices -

    DRPJ PARIS - Brigade des stupéfiants / saisie de 4 500 kilogrammes de résine de cannabis le 7 septembre 2004 - 10 interpellations.

    Démantèlement d’un réseau de trafiquants de résine de cannabis implantés en Seine-Saint-Denis et le Val d’Oise, opérant entre le Maroc et la région parisienne. Interpellation de dix trafiquants arrivant du Maroc à bord de véhicules rapides, accompagnant un poids-lourd transportant    4 500 kilogrammes de résine de cannabis, dissimulés dans des cartons parmi un chargement de vêtements.

    Saisie Stup 4 500 kg résine de cannabis
    Passeurs -
    trafiquants 10
    Argent saisi -
    Biens saisis Camion
    Investigations internationales ESPAGNE
    Coopération interservices -

    OCRTIS (DCPJ) - Antenne de Fort-de-France / saisie de 121 kilogrammes de cocaïne le 27 août 2004. 3 interpellations

    Sur la base d’un repérage des gardes côtes des douanes de Martinique, interception par la Marine nationale au large de la Martinique du voilier "Albatross", naviguant sous pavillon néerlandais, en provenance de l’île de la Grenade à destination de SINT MAARTEN (Antilles néerlandaises). Saisie de 121 kg de cocaïne dissimulés dans des sacs de sport.

    L’enquête confiée à l’antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France a permis le démantèlement d’un réseau d’importation de cocaïne utilisant le vecteur maritime et l’interpellation du skipper et de 2  trafiquants (1 ressortissant colombien, membre important du réseau et 1 ressortissant de Saint Vincent). 

    Saisie Stup 121 kg cocaïne
    Passeurs 1
    trafiquants 2
    Argent saisi -
    Biens saisis Voilier
    Investigations internationales PAYS-BAS
    Coopération interservices Marine, PoliceDouanes

    FRANCE : OCRTIS (DCPJ) - Antenne de Fort-de-France, ANTILLES NEERLANDAISES : Douane Sint Maarten, ITALIE : Police judiciaire  / saisie de 356 kilogrammes de cocaïne sur un voilier le 26 juillet 2004 - 2 interpellations.

    Sur renseignement, l’OCRTIS procédait à des recherches et des surveillances sur le voilier « Johanna » battant pavillon suédois, en collaboration avec l’antenne de Saint-Martin la DIPJ Antilles/Guyane, de la gendarmerie et la douane locales. Localisé dans la partie néerlandaise de l’île de Saint-Martin, le voilier était arraisonné par la douane néerlandaise. La cocaïne était dissimulée dans deux caches aménagées dans une double paroi de la coque. Les deux trafiquants interpellés, l’un uruguayen, l’autre argentin, étaient en provenance du Venezuela et à destination de l’Italie via les Açores.

    Saisie Stup 356 kg cocaïne
    Passeurs -
    trafiquants 2
    Argent saisi -
    Biens saisis Voilier
    Investigations internationales France / ItaliePolice Sint Maarten
    Coopération interservices OCRTIS / DIPJ AG / Douane / Gendarmerie

    DRPJ PARIS – 3° DPJ / saisie de 97 kilogrammes de cocaïne le 13 juillet 2004. 4 interpellations

    Une organisation criminelle spécialisée dans l’importation en France métropolitaine de cocaïne en provenance de l’île de Saint-Martin était démantelée. Le réseau acheminait par fret aérien, depuis les Antilles françaises, des engins de type « jet-ski » dans lesquels des quantités importantes de cocaïne étaient dissimulées.

    A l’issue de 14 mois d’investigations, saisie de 97 kg de cocaïne (93 kg de cocaïne dissimulées dans un jet-ski récemment importé et 4 kg dans un box de l’organisation), de 570 000 € et de nombreuses armes. Le réseau avait procédé à 3 importations de stupéfiants selon le même mode opératoire, lors des 18 derniers mois.

    Saisie Stup 97 kg cocaïne
    Passeurs -
    trafiquants 4
    Argent saisi 570 000 €
    Biens saisis Armes, pierres précieuses
    Investigations internationales -
    Coopération interservices -

    FRANCE : OCRTIS - DNRED, Marine nationale - DIPJ Rennes, SCTIP Lome (TOGO),  ESPAGNE : Police judiciaire et Garde civile, TOGO : Police Judiciaire /  saisie de 412 kilogrammes de cocaïne sur un remorqueur le 6 juillet 2004 - 16 interpellations

    Agissant sur un renseignement douanier recoupant une enquête judiciaire en cours en Espagne, la Marine française intercepte le remorqueur «PITEA» battant pavillon togolais. L’enquête judiciaire conduite par la police togolaise de LOME avec l’appui d’une équipe d’enquêteurs de l’OCRTIS dépêchée sur place, permettait la saisie de 412 kilogrammes de cocaïne dissimulés dans des caissons et l’interpellation d’un réseau de 8 trafiquants.
    L’enquête menée en Espagne permet 7 autres interpellations de trafiquants.

    Saisie Stup 412 kg cocaïne
    équipage 8
    trafiquants 8
    Argent saisi -
    Biens saisis Bateau
    Investigations internationales ESPAGNE / TOGO COLOMBIE / VENEZUELA
    Coopération interservices Douanes / OCRTIS / DIPJ SCTIP / Marine

    OCRTIS (DCPJ) – saisie de 60 kilogrammes de cocaïne de 2002 à juillet 2004 à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle - 27 interpellations

    Démantèlement par l’ OCRTIS, après 14 mois d’enquête, d’une organisation criminelle implantée dans la caraïbe, responsable de l’importation de plusieurs centaines de kilogrammes de cocaïne à destination de l’Europe de l’ouest. De 2002 à ce jour, 60 kilogrammes de cocaïne ont été saisis en France, à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, sur vingt passeurs recrutés par cette organisation.

    Le 21 juin 2004, les services britanniques démantelaient à Londres la branche du réseau active en Grande-Bretagne, saisissaient 8 kg de cocaïne, 11 kg de crack et plusieurs dizaines de milliers de livres sterling. Un laboratoire artisanal de fabrication de crack était découvert en fonctionnement lors des opérations. L’OCRTIS interpellait le 1er juillet 2004, 7 personnes appartenant à la branche française du réseau, chargés de la logistique, des passages et du blanchiment des fonds issus du trafic entre Londres et SINT-MAARTEN.

    Saisie Stup 60 kg cocaïne
    Passeurs 20
    trafiquants 7
    Argent saisi -
    Biens saisis -
    Investigations internationales Royaume-Uni / PAYS-BAS
    Coopération interservices OCRTIS / DNRED

    DRPJ VERSAILLES / exécution d’une commission rogatoire internationale aux Pays-Bas – coopération avec la Police d’AMSTERDAM / saisie de 68 kg d’héroïne, 11 kg de produit de coupage, 66 kg de résine de cannabis et découverte d’un laboratoire de conditionnement d’héroïne les 4, 15 et 16 juin 2004 - 7 interpellations

    Démantèlement d’une organisation structurée et très active, recrutant des passeurs africains domiciliés aux Pays-Bas, en Belgique et en France, alimentant depuis ROTTERDAM (Pays-Bas) plusieurs filières françaises d’importation de stupéfiants, implantées dans plusieurs départements de la région parisienne (cités sensibles des Yvelines et de la Seine Saint-Denis) et en Normandie, distribuant héroïne, cocaïne, cannabis et ecstasy.

    Les investigations menées en France suite à l’interpellation de plusieurs passeurs de stupéfiants en 2003 et 2004, et suite à l’identification des chefs du réseau domiciliés aux Pays-Bas, amenaient la délivrance d’une commission rogatoire internationale par le magistrat instructeur français. Dans ce cadre, la police néerlandaise procédait à l’interpellation des chefs du réseau. Au cours des multiples perquisitions, en juin 2004, il était découvert un laboratoire de conditionnement d’héroïne, 68 kg d’héroïne, 11 kg de produit de coupage et 66 kg de résine de cannabis. 7 personnes étaient interpellées.

    Saisie Stup 68 kg Héroïne66kg résine
    Passeurs -
    trafiquants 7
    Argent saisi 10 000 € / 1700$
    Biens saisis -
    Investigations internationales FRANCE / PAYS-BAS
    Coopération interservices PJ VERSAILLES / SD MELUN

    OCRTIS (DCPJ) / avec l’assistance des G.I.R. de la Seine Saint-Denis et du Val-de-Marne – saisie de plusieurs véhicules, 10 000 € en numéraire, 300 000 € sur des comptes bancaires le 24 mai 2004 - 5 interpellations.

    Démantèlement d’un réseau procédant à des importations massives de résine de cannabis depuis le Maroc vers des cités sensibles de la région parisienne (Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Le réseau était articulé autour des membres d’une famille. 5 arrestations étaient effectuées.

    Saisie de plusieurs véhicules de grosses cylindrées, de 10 000 euros en numéraire et blocage de 300 000 euros sur divers comptes bancaires.

    Saisie Stup -
    Passeurs -
    trafiquants 5
    Argent saisi 310 000 €
    Biens saisis Véhicules
    Investigations internationales France / Espagne / MAROC
    Coopération interservices OCRTIS / GIR 93 et 94

    OCRTIS (DCPJ) / démantèlement d’un réseau colombien opérant en France, saisie de 28 kg de cocaïne et de 60 000 euros le 5 mars 2004 - 7 interpellations.

    Exploitant une information reçue en février 2003, l’OCRTIS identifie le principal contact de trafiquants colombiens à Paris et 4 autres membres colombiens de l’organisation chargés de rapatrier vers l’Amérique du Sud de fortes sommes d’argent issus du trafic de drogue.

    Le 5 mars 2004, une importation de 28 kg de cocaïne était interceptée à PARIS et le "contrôleur" de celle-ci était arrêté. Entre le 5 et le 6 mars 2004, les cinq membres précités étaient arrêtés, ainsi qu’un passeur de numéraire travaillant pour le compte de cette organisation.

    Le 4 mai 2004, le fournisseur des faux documents utilisés par cette organisation était interpellé en France. L’arrestation permettait l’identification des membres du réseau actifs en Colombie et au Venezuela.
    Saisie Stup 28 kg cocaïne
    Passeurs 1
    trafiquants 6
    Argent saisi 60 000 €
    Biens saisis -
    Investigations internationales FRANCE / COLOMBIE / VENEZUELA
    Coopération interservices DOUANES / OCRTIS

    DIPJ de LILLE - antenne de police judiciaire de CREIL (Oise) avec assistance de l’OCRTIS (DCPJ)  - en coopération avec la Garde Civile de JAEN (Andalousie-Espagne) / Saisie de 706 kg de résine de cannabis le 9 avril 2004 en Espagne - 3 interpellations.

    Démantèlement d’un réseau de malfaiteurs français opérant entre le Maroc et la région de CREIL (Oise), spécialisé dans l’importation de grandes quantités de résine de cannabis à destination des cités sensibles de région parisienne et de l’Oise.

    Le 9 avril 2004, sur la base d’informations en provenance de la police judiciaire de CREIL et à la demande de ce service, la guardia civil de JAEN (Andalousie-Espagne) interceptait un convoi type « go-fast » transportant de la résine de cannabis pour le compte d’une organisation implantée dans la région de CREIL (Oise). 3 individus armés étaient arrêtés.

    L’OCRTIS et l’antenne de police judiciaire de CREIL oeuvrent conjointement à la poursuite du démantèlement de ce réseau de trafiquants très actifs.
    Saisie Stup 706 Kg résine
    Passeurs 3
    trafiquants -
    Argent saisi -
    Biens saisis -
    Investigations internationales ESPAGNE
    Coopération interservices -

    OCRTIS (DCPJ) – en liaison avec le SRPJ de Toulouse / suite au décès d’une ressortissante française - démantèlement d’une branche toulousaine d’un réseau de trafiquants de cocaïne originaires d’Afrique de l’Ouest – saisie de 2,5 kilogrammes de cocaïne le 9 avril 2004 - 9 interpellations.

    En décembre 2002, l’OCRTIS était avisé du décès d’une ressortissante française suite à une surdose de cocaïne dans une chambre d’hôtel à LIMA (Pérou). La victime, en partance vers la France, avait ingéré des boulettes de cocaïne.
    L’enquête permettait d’identifier un important réseau de trafiquants nigérians recrutant de nombreux passeurs sur le territoire national, chargés d’effectuer des passages entre différents pays d’Amérique du Sud et l’ensemble des pays de l’Europe de l’Ouest.

    Le 17 janvier 2004 un passeur en provenance de CARACAS (Venezuela) était arrêté à TOULOUSE, au contact de trois membres du réseau. Il était saisi 2,5 kg de cocaïne. La poursuite des investigations permettait en février et en avril 2004, les interpellations en Guadeloupe, dans la Somme, dans le Loiret et dans l’Essonne, de 5 membres du réseau (4 trafiquants ayant recruté des dizaines de jeunes femmes comme passeuses et 1 passeuse).
    Saisie Stup 2,5 kg cocaïne
    Passeurs 2
    trafiquants 7
    Argent saisi -
    Biens saisis -
    Investigations internationales -
    Coopération interservices -

    OCRTIS (DCPJ) - saisie de 14 kilogrammes de cocaïne et de 60 000 € le 20 février 2004 – 6 interpellations.

    Suite à l’interpellation, le 24 mai 2003, d’un passeur à l’aéroport d’ORLY en provenance de Fort de France (Martinique) et en possession de 14 kilogrammes de cocaïne, démantèlement d’un réseau de trafiquants et de passeurs de cocaïne ayant importé plus de 100 kilogrammes de cocaïne lors de 6 voyages en 2003 et 2004. La cocaïne importée de l’île de Sainte-Lucie était revendue dans plusieurs cités sensibles du Val-de-Marne.


    Saisie Stup 14 kg cocaïne
    Passeurs 1
    trafiquants 5
    Argent saisi 678 000 €
    Biens saisis -
    Investigations internationales -
    Coopération interservices -

    ITALIE : Police judiciaire, FRANCE : OCRTIS (DCPJ), DNRED, ESPAGNE : Police judiciaire, TOGO : Police judiciaire - 2 interpellations

    Le 16 août 2003, un passeur de nationalité espagnole en partance pour CUBA était interpellé à l’aéroport de ROISSY Charles de Gaulle. Il transportait la somme de 440 000 euros dissimulés à l’intérieur de caches aménagées dans ses chaussures. Suite à cela, l’OCRTIS mettait à jour un vaste réseau de rapatriement et de blanchiment de fonds liés au trafic international de cocaïne entre l’Italie, l’Espagne, la Grande-Bretagne et la Colombie.

    L’enquête permettait de faire un rapprochement avec des investigations menées en Italie et visant à démanteler une organisation criminelle travaillant avec un cartel colombien et susceptible d’utiliser le Togo comme pays de transit pour ce trafic.

    Le 27 janvier 2004, dans le cadre du démantèlement de ce réseau, une vaste opération internationale d’interpellations était programmée par les polices italienne, espagnole, australienne, colombienne. L’OCRTIS, pour sa part, dépêchait des enquêteurs au Togo qui procédaient, en liaison avec la police togolaise, à une série d’interpellations et de perquisitions dans des domiciles et des sociétés commerciales. De nombreux documents étaient saisis ainsi que du numéraire.
    Saisie Stup -
    Passeurs -
    trafiquants 2
    Argent saisi 440 000 €
    Biens saisis -
    Investigations internationales Italie / Espagne /GB / Colombie
    Coopération interservices Douane

    DIPJ de MARSEILLE – en liaison avec OCRTIS, DNRED, SRPJ AJACCIO / Saisie d’un conteneur renfermant 323 kg de cocaïne le 20 janvier 2004 - 8 interpellations

    Démantèlement d’une équipe de malfaiteurs chevronnés implantée dans les Bouches-du-Rhône, connus pour contrebande de cigarettes, en lien avec des gérants de sociétés de manutention implantées sur le port de Marseille, facilitant l’importation et le dédouanement d’un conteneur, en provenance d’Equateur, dans lequel étaient cachés 323 kg de cocaïne. 

    Après 6 mois d’enquête développée avec la DNRED, l’OCRTIS, la DRPJ d’AJACCIO, interpellation de 8 trafiquants dont 2 ressortissants britanniques chargés de prendre en compte les stupéfiants.

    Saisie Stup 323 kg cocaïne
    Passeurs -
    Trafiquants 8
    Argent saisi -
    Biens saisis Armes
    Investigations internationales Italie / Espagne / GB / Colombie
    Coopération interservices Douane

    FRANCE : DIPJ de MARSEILLE, ESPAGNE : Police judiciaire de BARCELONE / saisie de 545 kg de résine de cannabis et 60 000 € le 2 septembre 2004 - 21 interpellations.

    Démantèlement d’un réseau de malfaiteurs français originaires de la région PACA, opérant entre le Maroc, l’Espagne et la région PACA, spécialisé dans l’importation de grandes quantités de résine de cannabis marocain, stockées en Espagne et acheminées à flux tendus vers des cités sensibles du sud-est de la France.

    Initiée en juin 2003, l’enquête permettait d’identifier un réseau de malfaiteurs chevronnés spécialisés dans le trafic de cannabis disposant au Maroc et en Espagne d’importants relais logistiques. Après la saisie en Espagne, en février 2004, de 1 150 kg de résine et de l’interpellation de 9 trafiquants appartenant à l’organisation, le réseau parvenait à mettre sur pied, dès septembre 2004, une nouvelle importation de cannabis. Le 2 septembre 2004, les opérations de police menées tant en France qu’en Espagne, se concluaient en Espagne par la saisie de 40 kg de résine et l’interpellation, en Espagne, de 3 français membres du réseau et en France par la saisie de 545 kg de résine de cannabis et l’interpellation de 21 personnes.  

    Saisie Stup 545 kg résine
    Passeurs
    trafiquants 21
    Argent saisi 51 500 €
    Biens saisis Villas en Espagne
    Investigations internationales Maroc / Espagne-France
    Coopération interservices -

    Sigles des Services cités dans ce document

    1 – Services de la Police Nationale

    - D.C.P.J. (Direction Centrale de la Police Judiciaire)

    - O.C.R.T.I.S. : Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants
    - D.I.P.J. : Direction Interrégionale de la Police Judiciaire
    - D.R.P.J. : Direction Régionale de la Police Judiciaire
    - S.R.P.J. : Service Régional de Police Judiciaire
    - Antenne .P.J. : Antenne de la Police Judiciaire (d’une D.I.P.J. ou d’une D.R.P.J.)
    - S.C.T.I.P. : Service de Coopération Technique Internationale de Police

    2 - G.I.R. : Groupes d’Intervention Régionaux

    3 - Service des Douanes :

    - D.N.R.E.D. : Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières

     

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