Six hommes, originaires de Mantes-la-Jolie, sont jugés depuis lundi devant la cour dassises des Yvelines. Ils sont accusés davoir commis six braquages entre septembre et octobre 2003 dans des banques des Yvelines mais aussi à Saint-Étienne-du-Rouvray en Seine-Maritime ainsi que dans la Manche.
Ismalia, 27 ans, soupçonné dêtre à la tête du gang, se trouvait en début de semaine dans le box des accusés aux côtés de Saïf-Eddine, 22 ans, son lieutenant supposé, ainsi que d'Aboudou, El Habib, Mouhamadoul et José, ces derniers étant accusés davoir participé à certains braquages seulement.
Les six jeunes gens jugés jusquà vendredi 10 mars sont originaires du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie. Ils ont été interpellés par la PJ de Versailles après une série de braquages commis dans des banques des Yvelines. Après la BNP de Gargenville durant lété 2003, la Société Générale de Fontenay-le-Fleury était ensuite attaquée le 10 septembre mais les braqueurs, perruques sur la tête et lunettes de soleil sur le nez, repartaient bredouilles avec une liasse de billets piégés et peinturlurés. Rapidement les enquêteurs faisaient un rapprochement avec le vol dune VW Golf commis à Poissy et le braquage de la Caisse dÉpargne des Clayes-sous-Bois commis le 17 septembre 2003 où trois hommes encagoulés avaient emporté 57 000 euros.
La course sarrête au Mac Do de Mantes
Quelques jours auparavant, cest la Société Générale de Querqueville (Manche) qui était victime dun groupe de braqueurs qui dérobaient plus de 12 000 euros. Le 25 septembre, les agences de la Société Générale de Bonnières-sur-Seine (200 euros) et dEpône (9 000 euros ainsi quune Clio) étaient également ciblées. Il aura fallu un accident, le 14 octobre, à lissue dune course-poursuite au péage de Buchelay jusquau Mc Do de Mantes-la-Ville, impliquant quatre braqueurs dune banque de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) pour que la police les arrête. Ensuite les empreintes laissées sur des tiroirs-caisses des banques, et sur les voitures volées vont permettre aux policiers de remonter aux membres du gang un à un. Le 29 décembre 2003 les premières interpellations tombent.
Lundi, un des accusés, Saïf Eddine, a expliqué quà lépoque des faits il habitait Mantes-la-Jolie. « Je nétais pas souvent chez moi », a-t-il rappelé, se souvenant avoir trouvé « bizarre » que son grand-père ait reçu une simple montre après trente ans de travail sans un seul arrêt maladie. Après léchec dune scolarité trop courte raconté par le jeune homme, laccusé a écouté les quelques mots émouvants de sa mère venue indiquer à la barre que son fils était « gentil » et « poli ». Le verdict est attendu vendredi soir.