«JE dois des explications aux parents. » Cette promesse de Michel Fourniret est arrivée en juin à la chambre de linstruction de la cour dappel de Reims. Le tueur en série présumé, qui devrait être jugé au printemps 2008 dans les Ardennes pour dix affaires criminelles dont sept meurtres, demandait par courrier la jonction de trois autres dossiers, dont celui de la petite Estelle Mouzin, disparue le 9janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne).
Me Didier Seban, lavocat parisien de la famille Mouzin, aimerait en savoir davantage sur les intentions de Fourniret : « Pour linstant, il ne dit pas quil est coupable, il ne dit pas non plus quil est innocent. »
Me Seban sétonne du traitement réservé à la lettre par les autorités judiciaires. « Elle a été envoyée le 18juin et nous avons découvert son existence ces jours-ci. Il semble que personne à Reims nait jugé utile den informer le parquet de Meaux qui instruit pourtant le dossier Estelle Mouzin. »
Lavocat rappelle que « Des indices incitent à penser que Fourniret pouvait se trouver à lépoque dans la région de Guermantes. » Il évoque la présence dune camionnette blanche, signalée par plusieurs témoins, les séjours fréquents de Fourniret en Seine-et-Marne. Et même les circonstances de lenlèvement de la fillette à proximité dune boulangerie, « ce qui ressemble beaucoup au scénario du rapt de Marie-Ascension à Ciney, en Belgique. »
« Manipulation »
Le père dEstelle veut rester très prudent.
« Jattends la fin