Turbulences à la cour dassises des Bouches-du-Rhône, où sont jugés six hommes soupçonnés davoir assassiné le jeune nationaliste corse Nicolas Montigny. Plusieurs jurés ont été victimes ce week-end de pressions. Le procès ne sera cependant pas reporté.
Des pressions "intolérables". Ce matin, le président de la cour dassises des Bouches-du-Rhône a dénoncé les tentatives de déstabilisation dont ont été victimes plusieurs jurés durant le week-end.
Lun deux a été approché à son domicile par trois hommes circulant en voiture. Un voisin a donné lalerte et tous trois ont été interpellés. Parmi eux, un proche de deux accusés.
Selon un avocat de la partie civile, une "manoeuvre téléphonique" aurait également été tentée, pour essayer didentifier une autre jurée qui était en fait une homonyme.
Ces faits justifient-ils un renvoi du procès ? Oui, selon les avocats de la défense, qui ont pris la parole ce matin pour affirmer que "le verdict qui sera rendu est déjà entaché de suspicion".
Non, a revanche estimé lavocat général : "Ce renvoi serait totalement inutile, les jurés dun nouveau procès seraient de toute façon au courant quil y a eu des pressions sur leurs prédécesseurs". Un avis qua suivi la cour, qui a décidé "la continuation des débats".