• Antonio Ferrara

    Procès de l’évasion de Fresnes :

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    Antonio Ferrara fanfaronne dans le box

     

    l'entrée du palais de justice de Paris, une auxiliaire de justice s’exaspère de devoir patienter devant le portique de sécurité. « Et ça va être comme ça pendant deux mois ? Je travaille ici, moi. » Il fallait montrer patte blanche hier pour rentrer dans l’enceinte judiciaire. Cela en raison du procès au long cours qui s’ouvrait hier. <BTN_NOIMPR>

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    Video : AUDIO: «Il s'est montré très détendu»

    </BTN_NOIMPR>Celui d’Antonio Ferrara, le roi de la belle jugé en compagnie de 20 coaccusés pour son évasion fracassante de la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne). Le 12 mars 2003, kalachnikov et pains de plastic à la main, un commando d’une quinzaine d’hommes avait fait évader le petit Italien devenu caïd du grand banditisme.

    Prévu à 9 h 30, le procès tarde à débuter. Tout le monde est en place, sauf la cour. De longues minutes s’écoulent. Dans le box, Ferrara et onze complices présumés, eux aussi détenus, encadrés par quinze gardes républicains. En face, le reste des accusés qui comparaissent libres. Parmi eux, M e Karim Achoui, avocat soupçonné de « complicité d’évasion ». Debout, celui-ci fixe longuement les hommes dans le box. Tendu, sans sourire. Certains seraient proches de l’homme qui a tenté de l’assassiner l’an dernier.

    Des bons mots qui font rire

    L’objet de toutes les attentions, Antonio Ferrara, se révèle beaucoup plus enjoué. « Bonjour ! », lance-t-il sur un ton primesautier. La présidente de la cour d’assises Jeanine Drai l’interroge sur son domicile. « Depuis cinq ans, le QHS », répond-il du tac au tac, en référence aux quartiers de haute sécurité abolis en 1981. Fait rarissime, le braqueur va même jusqu’à récuser un homme tiré au sort lors de la composition du jury populaire, sur une simple intuition. « Excusez-moi, Madame la présidente, j’avais un petit pressentiment », dit-il pour expliquer son geste. L’audience écoute religieusement à chaque fois qu’il s’exprime, parfois ses bons mots font rire. Un autre accusé s’assure un certain succès dans le public quand une magistrate lui demande sa profession. « J’étais en cavale », réplique-t-il.

    La journée promettait d’être longue avec la composition du jury populaire, la fixation des dates d’auditions des 102 témoins et la lecture de l’arrêt de renvoi. Et, d’ores et déjà, du retard a été pris. Un avocat de la défense, M e Bernard Ripert, a multiplié les interventions sur des points de procédure, provoquant autant de suspensions d’audience. Il demande d’abord que les accusés puissent se concerter « trente-neuf minutes » avant de désigner les jurés. Soucieuse d’éviter tout vice de forme, la présidente lui accorde trente-neuf minutes très précisément. Ce qui n’empêchera pas l’avocat de l’interrompre quelques minutes plus tard avant de contester la constitution en partie civile des syndicats de surveillants de prison FO et Ufap. « Des collaborateurs de la répression », tonne l’avocat, qui défendait jadis Action directe.

    Certains n’ont pas eu son courage. Une femme, appelée à témoigner, a fait parvenir un fax, hier matin. Un certificat médical qui déclarait qu’elle « serait malade du 2 octobre au 28 novembre ». Soit la durée exacte du procès.

    source : le parsien

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