•                Luciano Lutring : Le "soliste à la mitraillette"

     

    16 décembre 1964 : repéré à proximité d'une bijouterie de Moulins, un truand italien blesse grièvement un policier. Interpellé un an plus tard, à Paris, il est condamné à 20 ans de prison.

    Luciano… Pas plus que l’habit ne fait le moine, le nom ne fait le bandit. Pourtant, à l’instar de Lucky Luciano, son tristement célèbre homonyme, Luciano Lutring était bel et bien un truand. Tantôt surnommé « le soliste à la mitraillette », tantôt « le beau Luciano », ce braqueur italien s’est rendu célèbre dans les années soixante.

    Agissant indifféremment des deux côtés des Alpes, il était spécialisé dans le braquage des bijouteries. Son premier fait d’armes date du mois d’août 1964. À la tête d’un commando de dix-sept hommes, il attaque une grande bijouterie milanaise. Butin, un milliard de lires.

    <intertitre>Suspects interpellés</intertitre>

    Six mois plus tard, à Moulins, le braquage est moins glorieux. Et nettement plus tragique. Dans l’après-midi du jeudi 16 décembre, les allées et venues suspectes de trois hommes sont signalées, rue du 4-septembre, aux abords de la bijouterie Trarieux. Deux hommes sont rapidement interpellés et conduits au commissariat, pour vérification d’identité. Un sous-brigadier et un inspecteur sont laissés en faction sur place. Quelques instants plus tard, un troisième homme apparaît. Les deux policiers surgissent et l’empoignent, chacun par un bras. Mais le suspect se débat et, à travers la poche de son imperméable, fait feu sur le sous-brigadier Louis Portales. Atteint de plusieurs balles, dont une se loge au bas de sa colonne vertébrale, le policier s’écroule (*).

    Pistolet en main, le tireur fait quelques pas à reculons, puis s’enfuit en courant. Un témoin le voit s’engouffrer dans une DS blanche et démarrer en trombe. L’identité des deux premiers hommes démontre aux enquêteurs que leurs soupçons étaient fondés. Gaspard et Eugène Guccardio, âgés de 28 et 40 ans, sont d’authentiques « caïds ». Recherchés pour de nombreux méfaits, les deux frères soutiennent qu’ils attendaient « des filles » avec lesquelles ils avaient rendez-vous. Retrouvés sur eux, des bijoux provenant de récents cambriolages mettent à mal cette version. Parallèlement, le tireur est identifié. Il s’agit de Luciano Lutring.

    <relance>Donné pour mort
    </relance>

    Alors âgé de 27 ans, l’Italien fait l’objet d’un mandat d’extradition à la suite de plusieurs attaques à main armée, commises dans la région de Bologne. La DS volée avec laquelle il s’est enfui est retrouvée, sagement garée, devant le tribunal de grande instance de Cusset. Le truand, lui, s’est évanoui. Il restera introuvable pendant près d’un an. Jusqu’au 2 septembre 1965, à Paris, où il s’écroule, touché de plusieurs balles lors d’un échange de coups de feu avec la police, après le braquage d’une bijouterie, près de la place de l’Opéra. Donné pour mort, il est opéré à plusieurs reprises et se rétablit lentement.

    De sorte que c’est un « beau Luciano » plus flamboyant que jamais qui comparaît, impeccablement cintré dans un complet d’excellente coupe, devant la cour d’assises de la Seine. Fidèle à sa réputation de séducteur, il fait rire public et jurés en racontant sa rencontre avec Candida, sa future femme.

    « J’avais volé son sac à main sur une plage de Rimini. Mais elle était si mignonne sur sa photo, signore président, que je lui ai rapporté son sac à son hôtel : nous nous sommes aimés tout de suite », assure-t-il. Mais la suite de l’audience est moins à son avantage. Divers témoins le reconnaissent formellement. De plus, les expertises démontrent que le Beretta avec lequel il a tiré sur les policiers, près de l’Opéra, est celui qui a grièvement blessé le sous-brigadier Portales.

    <intertitre>Prisonnier modèle</intertitre>

    Qu’à cela ne tienne ! Lutring assure qu’il était à Milan ce jour-là, et met en cause le troisième frère Guccardio. Une façon comme une autre de rendre la monnaie de leur pièce à ses deux complices, qui certifient qu’il était bien le troisième homme de Moulins…

    Après un complément d’information et un nouveau procès, « le soliste à la mitraillette » est condamné à vingt ans de réclusion criminelle. En 1973, il est gracié par le président de la République française, Georges Pompidou, sur la foi d’une spectaculaire rédemption. Écrivain à succès, puis vedette d’un film consacré à son existence mouvementée, il est devenu un prisonnier modèle, qui reverse ses droits à un centre de réadaptation pour jeunes délinquants. Extradé en Italie, il est à nouveau condamné (treize ans de réclusion) et, quelques années plus tard, à nouveau gracié. Passé de l’écriture à la peinture, il est aujourd’hui père de deux jumeaux. Et vit très confortablement de la vente de ses toiles.



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  • Alexandre Varga est né en 1963 en Hongrie il obtiendra le statut de réfugier politique en Belgique c’est dans ce pays qui’il commencera sa carriére de grand bandit .Ces débuts resteront assez discret du moins pour les journalistes . <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Retour sur les faits :

    En 1989 Varga braque le  Conforama de  Charleroi il sera condamné par le Tribunal correctionnel à 4 ans avec 3 ans de sursis. Le butin de 257 millions de francs n'a jamais été retrouvé. À Sprimont et à Liège, dans la nuit du 11 au 12 février 2003, un couple et un enfant de 13 ans avaient été pris en otage. Il est aussi question d'une agression, en septembre 2002, commise sur un chauffeur de forgon de la poste . Les écoutes éclairent les enquêteurs sur d'autres braquages, perpétrés pour la plupart dans la région de Liège, contre les fourgons postaux de Wandre, Villers-le-Bouillet et Saint-Nicolas. Les frères Angelo et Andrea Ferrazzano sont cités comme principaux complices. La Poste, justement, s'aperçoit que les malfaiteurs qui l'attaquent sont bien informés. Une taupe, le postier Alain Helmus, passe aux aveux et implique Varga et les Ferrazzano. Lors d'une attaque, Helmus avait feint d'être kidnappé par ses complices. Une autre fois, les truands sont allés jusqu'à casser les mains d'un convoyeur afin que Helmus prenne sa place dans le fourgon convoité... Les liens avec Charleroi se confirment en juillet 2002, lorsque les enquêteurs perquisitionnent un hangar de Marcinelle. Armes de guerre, valise intelligente de La Poste sont retrouvées. L'un des suspects, Andrea Ferrazzano, fonce sur les policiers. Le dossier, qui compte des dizaines de milliers de pages, devrait être évoqué durant six ou sept semaines. Les premiers rebondissements sont attendus dès aujourd'hui. <o:p></o:p>

    Mais l'enquête sur la longue liste des méfaits de la bande commence dès avril 2000. Une commission rogatoire est envoyée au Grand-Duché de Luxembourg. Alexandre Varga y avait acheté une Audi A8 en demandant au vendeur d'établir la facture au nom d'une société. Une enquête pour blanchiment est lancée. Varga annonce des gains minables, glanés dans le secteur Horeca. Cela ne cadre guère avec les sommes de plusieurs millions d'euros placées à l'étranger. <o:p></o:p>

    Des écoutes téléphoniques, que Varga conteste, montrent des activités de grand banditisme, dit l'accusation. Dans une conversation avec Bourdouxhe, le 10 octobre 2002, le principal accusé évoque un projet de vol chez Tech Data, importateur de matériel informatique à Alost. Les co-accusés, dont Angelo Ferrazzano (que Varga prétend ne pas connaître) prévoient de cacher le butin espéré (6 millions d'euros) dans les entrepôts de Bourdouxhe. Birchen, délégué syndical chez Tech Data, avouera avoir transmis des informations à Varga, lequel renoncera toutefois à mettre le projet à exécution. <o:p></o:p>

    La caverne d'Ali Baba <o:p></o:p>

    Des perquisitions menées dans l'appartement de Varga et trois hangars permettront aux enquêteurs de saisir un scanner, des véhicules volés, des armes de guerre, des munitions, des explosifs, des déguisements mais aussi les butins de divers vols. Le 1er juillet 2002, des policiers encerclent un de ces hangars; Mortelette et Fabio Ferrazzano foncent sur eux, d'où la prévention de tentative de meurtre qui pèse sur eux. Lors de l'interpellation de Mortelette, le 2 août 2002, on découvre dans son véhicule un manuel de la Poste provenant d'un fourgon attaqué à Wandre et sur lequel se trouvent les empreintes d'Angelo Ferrazzano, de Mortelette et de Helmus, lui-même conducteur de convois postaux. Lors de l'arrestation d'Angelo Ferrazzano et de son neveu, Fabio, le 7 août 2003, on découvre des billets provenant d'un des vols avec prise d'otages. Le 29 juin 2004, Helmus avoue sa complicité avec les braqueurs. Selon les psychiatres, les accusés sont responsables de leurs actes. <o:p></o:p>

    Le procès devrait durer six semaines et sera présidé par Mme Jocelyne Joachim. Le ministère public sera représenté par l'avocat général Jean Leys. Sur les bancs de la défense, rien que des ténors, de Me Michèle Hirsch à Me Julien Pierre en passant par Mes Laurent Kennes, Marc Uyttendaele, Carine Couquelet, Michel Colmant, Fabian Lannoye et Olivier Martins.<o:p></o:p>

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    Le procès de Varga c’est tenu le 22/01/2007  à mons c’etait un procès a haut risue et très médiatisé , un procès hors normes pour un braqueur hors norme . Le verdict tombe le 7 mars 2007  18 ans de réclusion pour Alexandre Varga et Angelo Ferrazzano. Des peines sévères, à la mesure de la gravité des faits. Alexandre Varga, le chef de l'Organisation criminelle ne bénéficie d'aucune circonstance atténuante. L'arrêt souligne son mépris total pour la personne humaine et le bien d'autrui. <o:p></o:p>

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    Andra Ferrazzano et Didier Mortelette qui ont manifesté le souci de se réintégrer dans la vie sociale et professionnelle écopent respectivement de 8 ans et 26 mois de prison. Le sursis est accordé à Alain Elmus, le postier en aveu, qui est condamné à 5 ans et jeune Fabio Ferrazzano qui est sanctionné d'un an de prison. <o:p></o:p>

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    Les peines prononcées par la Cour d'Assises correspondent à la volonté du Parquet général de punir très sévèrement les actes de grand banditisme en renvoyant ce type de criminalité devant une Cour d'Assises. <o:p></o:p>



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  • Murat Kaplan dit le roi de l’évasion né le 25 mai 1962.Murat Kaplan est un criminel belge d’origine albanaise. Il doit son surnom au fait qu il a réussi à s’échapper six fois de prison. Il a affaire a la justice une première fois a 18 ans ( en 1980 ) après une bagarre qui tourne mal il y aura un mort et un blessé.

     Le 2 juin 1983, il s'évadait de la prison de Forest (Bruxelles)

    Au cours des années 80 il  était le chauffeur de la bande Haemers dont Patrick Hamers était le chef. Cette bande est responsable de nombreux braquages ainsi que de l’enlèvement de l’ancien Premier ministre belge Paul Vanden Boeymants du 14 janvier 1989 au 13 février 1989.

    Murat est aussi connu à cette époque en tant que spécialiste en vol de voiture de sport et de lingerie fine qu il offrait à ces conquêtes.

    Le 14 octobre 1987, il en faisait autant de son domicile bruxellois, alors qu'il y était détenu au cours d'une perquisition; tout juste un an après, il parvenait à se faire la belle, alors qu'il occupait une cellule de la gendarmerie de Bruxelles (et à s'emparer dans la foulée d'une voiture de l'ancienne BSR); le 29 septembre 1991 encore, il profitait de travaux en cours près du mur d'enceinte de la prison de Verviers.<o:p></o:p>

    Le 5 mai 1993, Murat s’évade de la prison de Saint-Gilles avec ces compagnons de la bande Haemers (Basri Bajrami et Philippe Lacroix  Patrick Haemers n’a pas pu participer à cette évasion, il se suicidera le 14 mai 1993 ) <o:p></o:p>

    Le trio armé d armes de poing et de grenades était parvenu à quitter la prison a bord d’une BMW les trois hommes avaient contraint l'inspecteur général des prisons (Harry Van Oers, qui s'était courageusement offert pour remplacer des gardiens pris en otage) à s'arrimer, tête en bas, dans le toit ouvrant du véhicule, les jambes déposées sur le pare-brise. Un bouclier humain qui rendait toute intervention impossible. Les forces de l'ordre avaient été à surprises par la tactique et personne n'avait ouvert le feu. Quant à une poursuite, ce n'était pas gagné. Murat Kaplan a en effet le sens du pilotage. Et a toujours été habitué aux puissantes voitures. Il en avait, à l'époque, déjà volé quelque 150. <o:p></o:p>

    Il sera à nouveau appréhendé quelques jours plus tard lors d un contrôle routier. <o:p></o:p>

    Le 29 avril 2005 alors qu ‘ était en liberté conditionnelle il avait été pris en flagrant délit de tentative de vol dans un commerce de bois. Les policiers avaient fait feu en direction de Kaplan, le blessant à la mâchoire. Sa liberté conditionnelle a donc été suspendue. <o:p></o:p>

    Le 16 juillet 2006 alors qu il était en permission Murat Kaplan ne revient pas au pénitencier. Peu de temps après une patrouille de police le repère et le prend en chasse sur l autoroute il s’en suit une folle course poursuite Kaplan percute une voiture. <o:p></o:p>

    Il abandonne son véhicule prêt d un magasin Brico, la police encercle le bâtiment  puis ils échangent des coups de feu avec la police Murat est alors blessé par balle a la tête.<o:p></o:p>

    Mais il arrive à s’échapper avant que les policiers entrent  dans le magasin. <o:p></o:p>

     Le 28 juillet 2006 vers 19 heures, Murat est appréhendé à Dilbeek. Murat avait essayé en vain de fuir l'unité spéciale de police à bord d'une moto de marque Honda. Précédemment au cours de cette journée, sa compagne a été arrêtée et de nombreuses perquisitions ont été effectuées.

     

    Voici une interview de lui fait par la RTBF :

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    La RTBF a obtenu la première interview de Kapllan Murat, qui parle depuis la prison de Nivelles

    BRUXELLES "Je regrette pratiquement tous les choix que j'ai faits. On ne peut pas faire autrement lorsqu'on a fait 20 ans de prison..."

    L'homme qui s'exprime en ces termes n'est autre que Kapllan Murat, le roi de l'évasion, dont la dernière cavale, en juillet 2006, qui s'était soldée par une invraisemblable course-poursuite en voiture, est restée dans toutes les mémoires. À 45 ans, le bonhomme a passé près de la moitié de sa vie derrière les barreaux. Mais qui est-il vraiment ? Le magazine Histoires vraies a réussi à obtenir sa toute première interview.

    C'est donc depuis la prison de Nivelles que Kapllan Murat se livre. "Je n'avais jamais parlé jusqu'ici. C'est ma femme qui m'a convaincu. J'avais envie de dire qui je suis." Son histoire, finalement, c'est celle d'un petit truand, dont les méfaits sont loin de relever du grand banditisme, mais qui doit avant tout sa notoriété à ses évasions à chaque fois plus spectaculaires. "Je n'ai jamais fait de braquage ou de vol avec violence. Je n'ai pas de sang sur les mains. Il m'est arrivé d'utiliser des armes pour m'évader, mais jamais pour voler."

    Kapllan Murat a en fait débuté dans le vol de voitures. "On fait d'abord ce genre de vol pour se déplacer. On se retrouve alors en prison et là, on fait des rencontres." Puis arrive la première évasion. "Une bêtise. J'étais en prison pour des faits mineurs et l'occasion de s'évader s'est présentée. Je l'ai fait. C'était une erreur. Et ça a été l'escalade. J'ai été repris. C'était alors pour moi le régime strict. Pas de TV, pas de radio... Et lorsqu'on vous enferme dans un endroit où vous n'avez plus rien, vous ne pensez plus qu'à vous évader. C'est la perspective d'une évasion qui me permettait de tenir." Pourtant, il le reconnaît, la cavale, ce n'est pas le paradis non plus. "On n'a aucune possibilité de se reposer. On n'a confiance en personne. Mais on est libre. "

    En 2003, il rencontre l'amour de sa vie : Virginie Barré. "Quand j'ai rencontré ma femme, j'ai vraiment voulu tourner la page." Notre homme est en liberté, il veut refaire sa vie, fonder une famille. Mais, le 19 avril 2005, tout bascule. Pour aider un copain, il accepte de faire un vol... de planches en bois. Une connerie, mais la police l'intercepte et lui tire une balle en pleine figure. Retour en prison. Virginie le soutient toujours. Et puis, il y a ce jour de juillet 2006 : alors qu'il est en congé pénitentiaire, Kapllan Murat ne regagne pas la prison. Il avait appris qu'il ne bénéficierait sans doute plus de congé pénitentiaire et que sa liberté conditionnelle lui serait refusée. Il craque. C'est son ultime cavale, la plus spectaculaire. "Après une nuit chez des amis, ceux-ci m'avaient convaincu de rentrer. Mais, à Chaumont-Gistoux, la police m'a pris en chasse. J'ai fait le con et j'ai démarré. J'avais peur de ce qui allait m'arriver."

    Cette histoire est dans le fond totalement triste a l'image de son visage sur la photo ( voir en haut de la page ) .

    Meme si son nom est présent dans la rubrique grand banditisme ce n'est pas vraiment un grand bandit comme on en connait en France , c'est plutot un mec qui a fait une erreur un jour et qui n'a pas pu arrété tout ca . Triste .


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  • Le gang des postiches est une célèbre équipe de braqueurs qui opéra à Paris entre 1981 et 1986. Ils s'attaquèrent à une trentaine de banques avec une rare audace. Ils entraient tout simplement dans l'agence, habillés en bourgeois et portant des perruques et de fausses moustaches ou barbes, d'où leur nom. Une fois entrés ils se séparaient en deux groupes, pendant que le premier surveillait les otages, le second descendait à la salle des coffres et les forçait pour s'emparer de ce qu'il contenait, en prenant tout leur temps.

    Au fil de leurs braquages et en l'absence de pistes pour les enquêteurs, les journalistes firent de ces braqueurs, qui se montraient respectueux avec les otages et qui ne faisaient pas de victimes, des sortes de héros. Ils s'attaquaient aux salles des coffres des banques et bénéficiaient d'une forte sympathie chez les gens ordinaires, qui souriaient plus qu'ils ne s'inquiétaient en entendant que le gang des postiches avait encore frappé. On évoqua même un moment qu'ils avaient une idéologie de guérilleros gauchistes, ce qui était clairement erroné.

    On sait que le groupe se composait d'un noyau dur de 5 ou 6 membres, originaires de l'Est parisien, mais qu'il y avait en plus quelques membres occasionnels. Ils se réunissaient pour commettre une série de braquages, allant même jusqu'à en faire plusieurs dans la même journée, puis se séparaient un temps, en allant parfois à l'étranger, avant de recommencer. Cette équipe de braqueurs était considérée comme l'une des meilleures de France.

    La police et le gouvernement supportant de moins en moins la facilité avec laquelle ils opéraient et leur mythification par les media, tous les moyens furent déployés pour les contrer. Ainsi fut mis au point un dispositif anti-postiche dans les agences bancaires parisiennes. Ce système était loin d'être efficace, mais les postiches sentirent que l'étau se resserrait autour d'eux. Ils devinrent plus méfiants, plus nerveux et moins courtois avec les otages.

    Le 14 janvier 1986, le dispositif se déclencha, impliquant la BRB et la BRI autour de l'agence du Crédit Lyonnais du 39 rue du Docteur-Blanche, dans le 16e arrondissement de Paris et, cette fois, il fut efficace. Les policiers encerclèrent discrètement la banque en sachant que le gang était à l'intérieur, pour les arrêter à leur sortie. Malheureusement quand ils sortirent la situation dérapa, du fait de l'action inconsidérée du chef de la BRB, Raymond Mertz. Il y eut une fusillade, un des gangsters, Bruno Berliner, et le policier Jean Vrindts furent tués. De plus, il y eut 3 policiers blessés. Certains braqueurs réussirent à s'enfuir. Ce fiasco révèlera de graves dérives au 36 quai des Orfèvres.

    Jean-Claude Myszka, André Bellaiche et Patrick Geay furent arrêtés en décembre 1986 dans une villa à Yerres après presque un an de cavale.

    La mise en cause du responsable de la BRB par les policiers du 36 quai des Orfèvres déboucha sur une grève et une fronde des policiers. En représailles, la hiérarchie policière utilisa les services de l'IGS pour casser le mouvement.

    De plus l'un des leurs, Dominique Loiseau, présent le 14 janvier 1986 fut accusé d'être un policier ripoux. Il fut jugé et condamné pour cela. Mais il existe des doutes sur la réalité des faits. Après presque 7 ans de prison, ce dernier fut gracié par François Mitterrand en 1993.

    Son histoire a inspiré le film 36 Quai des Orfèvres d'Olivier Marchal

    En 2004, l'affaire du gang des postiches rebondit. Le tueur en série Michel Fourniret avoue que sa fortune est celle du gang des postiches dont il s'est emparé à sa sortie de prison. Les lingots d'or volés durant les années 80 étaient dissimulés dans des cimetières.



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  • 3 mars 1946 : naissance de Francis Vanverberghe à Marseille.

    1962 : première arrestation pour vol à la roulotte.

    1965 : quinze mois de prison pour proxénétisme aggravé.

    15 juin 1967 : condamnation à un an de prison pour coups et blessures sur policiers.

    24 juin 1967 : mort de son père François.

    ?? 1967 : naissance de sa fille Sylvie Borel

    26 février 1968 : le Belge est classé au Fichier du Grand Banditisme.

    31 mars 1973 : célèbre fusillade du bar du Tanagra. Quatre personnes y ont trouvé la mort, dont deux pointures proches de Zampa. C'est l'épisode le plus sanglant de la rivalité qui oppose le clan Zampa à Francis le Belge.

    novembre 1973 : condamnation à trois ans pour proxénétisme aggravé, détention d'armes et usage de faux papiers.

    1er juillet 1977 : condamnation à 12 ans de prison pour un trafic d'héroïne balancé par Richard Berdin. Seront aussi condamnés Laurent Foccioni et Jean-Claude Kella.

    3 mars 1980 : condamné à cinq ans d'interdiction de séjour en région parisienne, en région lyonnaise et en PACA.

    28 juin 1984 : libération après onze ans de prison.

    30 mars 1988 : arrestation en Belgique et condamnation à six mois de prison et à une amende de 10 000 francs pour possession de faux papiers.

    24 août 1988 : extradition de la Belgique (où il a fait 6 mois pour possession de faux papiers) vers la France pour une affaire concernant un trafic de drogue balancé par "Scapu la Balance".

    1er septembre 1989 : José Vanverberghe, frère du Belge, est assassiné à Vitrolles par un commando emmené par Bernard Bousquel. Ce dernier disparaîtra deux jours plus tard. Ce meurtre est le premier de la "guerre des boîtes" à impliquer le clan Vanverberghe.

    4 décembre 1992 : le Belge est relaxé et remis en liberté après le paiement d'une caution de 1,5 million de francs.

    25 novembre 1993 : mise en examen dans le cadre de la "guerre des boîtes".

    14 décembre 1994 : libération du Belge faute de preuves.

    22 mars 1996 : mariage avec Lydie Fleury.

    22 mars 2000 : arrestation du Belge à Paris pour proxénétisme aggravé. Il sera relâché le 16 mai 2000 après paiement d'une caution de 800 000 francs.

    27 septembre 2000 : Francis le Belge est assassiné dans le VIIIe arrondissement de Paris de sept balles de 11,43.

    15 octobre 2002 : deux neveux du Belge sont abattus dans les Bouche-du-Rhône.

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  • Pendant plus de quinze ans, Marseille a inondé le monde de drogue chimique, sans que la police s'en émeuve.

    A lors que la pègre marseillaise entre, dès les années 50, dans la mondialisation des échanges, via le trafic de drogue, la police de la cité phocéenne en est encore au bon vieux temps du gangstérisme à la papa. Elle traque les auteurs de hold-up, les maquereaux à chaussures bicolores, les escrocs à la petite semaine ou les trafiquants de cigarettes qu'elle essaie de retourner pour en faire des indics. François Missen l'assure : « Marseille a une responsabilité énorme dans le développement de la toxicomanie mondiale. C'est ici que la drogue chimique est née et, pendant quinze ou vingt ans, la police marseillaise, comme la police française, ne s'en est pas occupée. »

    A sa décharge, la police marseillaise a fort à faire au début des années 60. Quand les soldats perdus de l'OAS attaquent un fourgon blindé transportant des fonds sur la route de l'aéroport de Marignane, ils y vont au... bazooka. Les partisans de l'Algérie française prennent aussi d'assaut le train des Alpes comme dans un film de western. Quant aux « trafiquants de blondes », qui importent illégalement de Tanger des cigarettes américaines à Marseille, ils se livrent une guerre sans merci. L'une de ces batailles durera dix-huit ans, à la suite de l'abordage en pleine mer du cargo « Combinatie » par des contrebandiers rivaux. Ceux-ci, à bord de l'« Esme », ont dérobé ses 2 700 caisses de cigarettes blondes - une cargaison assurée pour 33 millions de ces francs d'avant Pinay. Et elle fera 17 morts, entre 1952 et 1970, dont le Corse Antoine Paolini, dit « Planche », et l'Américain Eliott Forrest. Jean-Ange Colonna, à l'époque maire de Pila-Canale, en Corse, laissera ses deux jambes dans un attentat pour avoir voulu faire le juge de paix entre les deux hommes.

    Les limiers de l'Evêché (siège de la police phocéenne) sont donc sur les dents. D'autant que la dissolution du SAC de Charles Pasqua, alors agent commercial chez Ricard à Marseille, laisse désoeuvrés de jolis voyous. Et il y a les autres, tous les autres... Entre le 5 mai et le 5 août 1961, la bande des Caisses d'épargne, menée par « Jo le Toréador », secondé par Sauveur le Tunisien, Vincent l'Italien, Toine du Panier et Banane, a commis six hold-up, pour un butin estimé à plus de 10 millions de francs. Alors, que Marseille soit devenue l'« usine du monde » pour transformer en héroïne la morphine base venue des quatre coins de la planète, que le chimiste Jo Césari soit le seul à produire une poudre pure à 98 %, ou que le patron de la pègre marseillaise, Antoine Guérini, soit lié aux grands Meyer Lansky ou Lucky Luciano - ses homologues de New York -, Auguste Ricord au Brésil ou Salvatore Greco en Sicile, « les flics ne le savent pas ou s'en foutent », reprend François Missen. Car cette poudre blanche élaborée à Marseille repart vers les Amériques et n'est pas encore vendue en France. « Marseille était la porte de l'Orient et on connaissait l'opium, venu d'Indochine. Mais à l'époque, personne, moi pas plus qu'un autre, ne savait ce qu'était l'héroïne, et encore moins qu'elle était fabriquée ici. »

    Les lecteurs des gazettes se délectent de faits divers bien plus croustillants. Si, en 1961, Paris Match fait sa une sur Brigitte Bardot, évoque la 4 L de Renault qui va succéder à la 4 CV, ou l'édification du mur de Berlin, le magazine consacre aussi plusieurs numéros à un reportage qui passionne bien davantage les lecteurs marseillais. Le propriétaire de la bijouterie Van Malle a été tué lors de l'attaque de son magasin rue de la Coutellerie, mais les malfaiteurs, pris en chasse par la police, ont emprunté en voiture l'autoroute nord à contresens et provoqué un accident. Certains gangsters sont morts, d'autres ont réussi à s'enfuir. « Ce n'est que le début d'un feuilleton qui va tenir en haleine le public marseillais », se souvient François Missen. Car un complice présumé, François Arancio, est ensuite arrêté et condamné à la réclusion à perpétuité. Or l'aumônier de la prison, l'abbé Limozin, relate qu'il a reçu en confession un témoin innocentant Arancio. Mais refuse de lever le secret de la confession. La mère d'Arancio supplie l'abbé d'innocenter son rejeton. Ce dernier déclame devant la presse : « Dans le tiroir de ce bureau, j'ai la preuve qui innocente votre fils. » « L'abbé Limozin prisonnier de son confessionnal », titre Paris Match .

    Dans un registre plus léger, les lecteurs des journaux s'amusent d'apprendre que les sujets du baccalauréat ont « fuité » et qu'un réseau de fourmis les vend aux fils de bonne famille qui n'ont qu'une confiance modérée dans leurs capacités. « Les échanges se faisaient au bar Pierre, en face de la préfecture de Marseille », sourit encore François Missen.

    Enfin, les lecteurs s'esclaffent franchement aux exploits du « gang de la pétanque ». Le scénario est toujours le même. Et il a vaincu la méfiance d'une vingtaine de gros commerçants, devenus de jolis pigeons. « Je me souviens surtout de l'ébéniste Massimelli, reprend François Missen. Celui-ci est contacté, soi-disant pour refaire l'ensemble de la villa de Brigitte Bardot, La Madrague. Rendez-vous est pris au Majestic de Cannes. Là, l'ébéniste doit attendre que le donneur d'ordres ait achevé sa partie de boules. Une partie bien sûr "intéressée", comme cela se pratiquait souvent alors. Il perd contre ses adversaires - qui s'avéreront être ses barons, comme on dit dans le milieu, c'est-à-dire ses complices - et il laisse sur le tapis de grosses liasses de billets. » La ficelle est grosse mais l'ébéniste va pourtant tomber dans le panneau et accepter de participer à la partie. Où vient d'entrer aussi Emile Agaccio, « le meilleur bouliste qu'on ait jamais vu, surtout quand il jouait avec des boules "farcies" » (NDLR : des boules truquées, qui permettent au tricheur de mieux contrôler leurs trajectoires).

    Un fait divers, dans ces années-là, émeut la France entière et de nombreux correspondants de journaux étrangers. Le 1er septembre 1969, Gabrielle Russier, professeur de lettres du lycée Nord de Marseille, mère de deux enfants mais divorcée, qui avait, à 32 ans, entretenu une relation avec un de ses élèves de 17 ans, se suicide. Non seulement elle avait effectué de longs mois de détention préventive, non seulement elle avait été condamnée pour « détournement de mineur », mais le parquet avait fait appel a minima. Alors que Georges Pompidou, tout juste élu, aurait pu la gracier. Le nouveau président de la République a seulement commenté la nouvelle de ce suicide (qui a inspiré le film de Cayatte « Mourir d'aimer ») d'un vers d'Eluard : « Comprenne qui voudra. » Un joli vers, dont l'emploi laisse pourtant songeur : Eluard évoquait ces Françaises qui avaient eu des relations amoureuses avec des soldats allemands pendant la guerre et avaient été tondues à la Libération. Tout un symbole de la France pompidolienne.

    « En recherchant les codétenues avec qui Gabrielle Russier avait correspondu, j'ai retrouvé des femmes que j'avais connues dans la bonne société marseillaise et qui étaient tombées dans la prostitution du fait de l'héroïne, reprend François Missen. C'est seulement à ce moment-là que le grand public a pris conscience de ce fléau. » D'autant que l'on découvre, à peu près en même temps, la première mort par overdose en France, celle d'une jeune femme décédée au cours d'une nuit de bringue, près d'un casino de la Côte d'Azur. « Depuis 1960 et l'arrestation à New York de l'animateur de télévision Jacques Angelvin, dans une voiture pleine de drogue, les flics américains savaient que l'héro était produite à Marseille. Mais il a fallu ces drames pour que la police française se mette à bouger. Le commissaire Maurice Huc, grand flic français, avait fait un rapport alarmant sur les fabricants de drogues dures. Mais sa hiérarchie lui avait fait comprendre de laisser tomber. Nixon a fini par souffler dans les bronches de Pompidou en 1971. Par l'intermédiaire du consul américain à Marseille, Philipp Chatburn, John Cusack, qui était le patron de l'agence américaine de lutte antidrogue pour l'Europe, m'a donné une interview dans laquelle il menaçait de révéler les noms de responsables français qui auraient eu intérêt à ce que la fabrication de drogue continue... », ajoute François Missen. La police française se met alors à collaborer avec les Américains. Deux flics de Paris, François Le Moual et Marcel Morin, ainsi qu'une dizaine d'inspecteurs sont affectés à ce dossier - signe de la piètre estime que l'Intérieur porte alors à la police marseillaise ! En 1972, le chalutier « Caprice des temps » est arraisonné au large de Marseille et 425 kilos d'héroïne sont saisis. La French Connection est démantelée. Mais le pli est pris et, dorénavant, la vraie pègre marseillaise aura, jusqu'à aujourd'hui, sinon des ramifications, au moins des correspondants dans le monde entier

    Grand témoin

    François Missen, né à Oran en 1933, arrivé à Marseille en 1961, journaliste au « Provençal ». Prix Albert-Londres 1974 pour sa couverture de la guerre d'Irlande, et colauréat du prix Pulitzer la même année, avec la rédaction du magazine américain « Newsday », pour ses reportages sur la French Connection. Il est le seul journaliste français à avoir obtenu ces deux distinctions. Son dernier reportage sur la French Connection doit être diffusé cet hiver par Canal +.


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  • René Girier naquit le 9 novembre 1919 à Oullins (banlieue lyonnaise) et mourut le 28 janvier 2000 dans une maison de retraite à Reims ; son surnom de René la Canne provenait d'une balle reçue dans la jambe qui l'obligeait à marcher avec une canne.

    René la Canne fut l'« ennemi public n°1 » dans les années 1950 et fut impliqué dans le gang des Traction Avant.

    Il s'évada 17 fois en 8 ans de prison et fut libéré en 1956 grâce à sa visiteuse de prison, la princesse Charlotte de Monaco.

    La princesse l'installa près de son château de Marchais (Aisne) et il devint son chauffeur (sans permis), son intendant et son ami.

    Ce fut René la Canne qui conduisit la princesse au mariage de son fils Rainier III de Monaco avec Grace Kelly en 1956.


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  • François Marcantoni est né le 28 mai 1920 à Alzi (Corse) de Marie-Anne et Pierre-Louis Marcantoni.

    Il réussit le concours d'entrée de l’Arsenal de Toulon juste avant la défaite française de 1940. Il deviendra artificier. Le 27 novembre 1942, il participera au sabordage de la flotte française immobilisée en rade de Toulon. Quand il reçoit sa convocation au service du travail obligatoire (STO), il décide d’entrer dans la clandestinité. Il rejoint la Résistance.
    À la Libération, Marcantoni vole et arnaque d’anciens collaborateurs, animé conjointement par la haine des profiteurs et le souvenir des tortures subies lorsque, résistant, il avait été livré à la Gestapo. C’est l’époque où il noue ses premiers liens avec les malfrats. Il se spécialise bientôt dans le braquage de banque, ce qui lui vaut d’être fiché au grand banditisme en 1959.

    Mais c'est l’assassinat fin 1968 de Stephan Markovic, un proche d’Alain Delon, qui lui vaudra la une des journaux. Ce fait divers se transformera vite en une affaire d'État visant à discréditer l’ancien Premier ministre Georges Pompidou, alors prétendant à l’Élysée. C'est l’affaire Markovic. François Marcantoni, truand reconnu, ami d’Alain Delon et habitant près du lieu où fut découvert le cadavre de Marcovic, est le coupable idéal. Il passera onze mois en prison avant d’être libéré sous contrôle judiciaire en décembre 1969, et n’obtiendra un non-lieu qu’en 1976.

    Son activité de vente de tableaux, à cause d’un intermédiaire indélicat, lui vaudra à nouveau un passage à la prison de la Santé en 1994.

    Aujourd'hui François Marcantoni se consacre à l’écriture d’ouvrages largement autobiographiques.


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  • Issu d'une famille bourgeoise avec un père industriel, Michel Ardouin décide après une enfance de garçon turbulent de quitter ce milieu à l'âge de quinze ans et de choisir la vie de voyou. Il est rattrapé à 17 ans et demi par la maréchaussée qui le contraint à s'engager dans la marine. L'aventure est un échec, Michel Ardouin attérri rapidement à la centrale interarmée disciplinaire de Mers el Kébir.

    Vers l'âge de 18 ans, il commence à faire le mac à Toulon. En 1965, il signe son premier meutre dans le "Milieu" en abbatant Henri le gitan à la sortie d'un bar.

    En 1968, Michel Ardouin pose ses valises en Espagne. Il s'installe confortablement dans le milieu de la prostitution barcelonaise en implantant ses filles aux endroits stratégiques de la ville. A cette période, il est récruté par la Latino-connexion pour laquelle il devient l'exécuteur. Sa mission est d'aller récupérer les hommes qui partait avec l'argent et supprimer les recruteurs de passeurs arrêtés pour éviter que le réseau tout entier ne s'écroule.

    Il franchi alors un pallier supplémentaire dans la prostitution et le Grand banditisme. Désormais, c'est en Argentine et au Paraguay que Michel Ardouin gère ses affaires.

    Au cours d'une mission, sa femme est tuée d'une balle dans la tête, à Bueno Aires tandis qu'il se fait ouvrir le ventre, sur 72 centimètres, au fusil de chasse par un tueur...

    Michel Ardouin est plus connu dans le milieu de la pègre sous le nomde "Porte-Avions", surnom donné par Mesrine.

    Michel Ardouin c'est 185 centimètres, 130 kilos de muscle, 28 filles qui ont travaillé pour lui et une dizaine d'hommes qu'il a tués. Aujourd'hui âgé de 59 ans, il s'est reconverti comme patron de PME et ne fréquente plus le milieu du Grand Banditisme.

    Bibliographie

    Il se confie dans un livre intitulé "Une vie de Voyou" avec la coordination de Jérôme Pierrat, 33 ans, journaliste indépendant depuis 1997.

    POUR VOIR UNE INTERVIEW DE MICHEL ARDOUIN VAS VOIR DANS LA RUBRIQUE LIEN ET CLIC SUR LE REPORTAGE COMPLEMENT D ENQUETE


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  • Fils de commerçants, c'est à Clichy (au 5 de l'avenue Anatole France) qu'il grandit et qu'il se met à fréquenter les quartiers populaires de la capitale.Pendant la guerre en Algérie, il est amené, à ses yeux, à se comporter aussi cruellement avec le peuple colonisé que les soldats allemands l'avaient fait avec ses parents quand il était enfant. Il tue sous l'ordre de la République. Il en gardera une haine contre la société qui ne le quittera plus. C'est durant la guerre d'Algerie que Mesrine prendra un 45. special sur l'une de ses victimes et le ramenera en France. Il l'aura constamment sur lui.

    Il participe à de nombreux cambriolages dès l'âge de 23 ans.

    Il se marie et part travailler au Canada au service d'un milliardaire qu'il enlève en 1969. Il y assassine froidement deux gardes chasse. Arrêté, il s'évade de prison et retourne en France où il commet de nombreuses attaques à main armée. Il est arrêté par le commissaire Robert Broussard une première fois en 1973, à son appartement rue Vergniaud dans le 13e arrondissementde Paris. Cette arrestation restera célèbre puisque le truand ouvrit la porte aux policiers (après de longues heures de négociations à travers la porte) et offrit le champagne au commissaire (Mesrine à Broussard: « Tu ne trouves pas que c'est une arrestation qui a de la gueule ? »).

    Son incarcération aux quartiers de haute sécurité de la prison de la Santé est à l'origine d'un combat qu'il entend mener afin de les faire supprimer (décrivant les conditions de détention dégradantes et inhumaines). Par ce combat il contribua à rendre publique une réalité qui était jusqu'alors inconnue. Il parvient néanmoins à s'en évader le 8 mai 1978 accompagné de François Besse et de Carman Rives (ce dernier sera abattu par la ronde). Les conditions de son évasion restent à ce jour non élucidées.

    Il braque le casino de Deauville peu de temps après avec son compagnon de cavale, François Besse. Le braquage tourne mal mais les deux évadés parviennent à s'enfuir. Il continue les braquages (comme celui de la Société générale de Drancy) tandis que la police reste impuissante à le localiser. Mesrine nargue les autorités en donnant des entretiens à des journalistes. Le 21 juin 1979, il enlève le milliardaire Henri Lelièvre et obtient une rançon de 6 millions de francs. Sa notoriété entraîne une guerre des polices entre Lucien Aimé-Blanc chef de l'OCRB et Robert Broussard chef de l'antigang, pour l'arrêter. Le 10 novembre 1978, il essaie d'enlever le juge Petit, qui l'avait condamné à 20 ans de prison en 1977 : c'est un échec, mais il parvient néanmoins à s'enfuir.

    En septembre 1979, Mesrine tend un guet-apens au journaliste de Minute Jacques Tillier, le torture, le blesse grièvement par balles en lui tirant dans la joue et le laisse pour mort. En effet, celui-ci l'avait diffamé en racontant que Mesrine n'était pas une personne "réglo" avec ses associés.

    Fin octobre 1979, le commissaire Broussard repère l'appartement de Mesrine rue Belliard, dans le 18e arrondissement de Paris. Le vendredi 2 novembre 1979, Mesrine est au volant de sa voiture BMW ; il est encerclé par les hommes de la Brigade de recherche et d'intervention, Porte de Clignancourt, à Paris. Un camion bâché qui s'est immiscé devant son véhicule dissimule des tireurs, qui ouvrent le feu sur lui et sa compagne. On trouvera dix-neuf impacts de balles dans son corps. Il est tué en possession de grenades et d'armes de poing. Sa compagne, grièvement blessée, perd un œil dans la fusillade. Sa mort est un premier cas de remise en cause de la légitime défense vis-à-vis de la police, qui aurait ouvert le feu sans sommation.

    Le 6 octobre 2006, la Cour de cassation française a déclaré irrecevable le pourvoi en cassation de la famille Mesrine suite au non-lieu prononcé le 1er décembre 2005 par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Paris

    Il est enterré au cimetière Nord de Clichy, la ville qui le vit naître.

    La BMW verte métallisée de Jacques Mesrine est restée avec les scellés de justice 28 ans dans une fourriére a Bonneuil-sur-Marne avant d'être broyée dans une casse d'Athis-Mons le 14 mai 2007.


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  • Voila l'histoire  incroyable d'un homme hors du commun , un gangster de haut vol au passé pas toujours rose .

    Pascal Payet est né a Monpellier le 7 juillet 1963 , il passe sa jeunesse a Lyon avant de déménager a Marseille .Il passe une jeunesse plutot tranquille mais en 1988 il est arrété une premiere fois  pour vol agravé puis une deuxieme fois en 1993 pour association de malfaiteurs .

    Le 20 novembre 1997 il se frotte au grand banditisme en participant a une attaque de fourgon blindé de la banque de France Pascal Payet abat un des  convoyeur .Il se fera arréter deux ans apres en janviers 1999 a Paris avec son complice Eric Alboreo.

    Deux ans apres le 12 octobre 2001 Pascal Payet reussi son premier coup de maitre en s'évadant avec son complice  (Frédéric Impocco)en helicoptère de la prison de Luynes . Le 18 octobre, Frédéric Impocco est interpellé à Paris.

    Fort de sa premiere évasion , il organise le 14 avril 2003 l'évasion de Franck Perletto, Éric Alboreo et Michel Valero de la maison d'arrêt de Luynes également par hélicoptère. Ils sont arrêtés trois semaines plus tard.

    En janvier 2005 il est condamné à une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour l'homicide  d’un convoyeur de fond lors du braquage de 1997 à Salon de Provence. Cette peine est confirmée en appel en mai 2006 par la cour d'assises du Var. En décembre 2005, il dénonce dans une lettre intitulée « L'épopée de mes transferts », diffusée sur son blog, les mauvaises conditions de son incarcération .Cette initiative intervenait après avoir entrepris une grève de la fin  à la maison d'arrêt de Metz, après neuf transferts en trente mois.

    En janvier 2007, il reconnait être l'organisateur de l'évasion de 2003 et est condamné à 7 ans d'emprisonnement, ses trois autres colistiers à 3 ans de prison. Il est par ailleurs condamné à 6 ans de prison pour sa propre évasion en 2001.

    Le 14 juillet 2007, Pascal Payet est incarcéré a la maison d'arret de Grasse , ce matin la il refuse la fouille de sa cellule et se voit mettre en isolement. Pendant ce temps les complice de Payet prennent en otage les employers d'un heliport et arrive a detourner un helicopter ( le pilote etant pris en otage ) .  15 minute plus tard il se pose sur le toit de la maison d arret un " commando " de 5 hommes descend de l 'hélico de découpe la porte de la cellule de Payet a l aide d une lance thermique ( on utilise souvent cette outil pour ouvrir les coffres forts ) 5 minutes plus tard l'helico repart avec Payet a son bord .

    Il est interpellé le 21septembre 2007 dans la ville de Mataro, dans la banlieue nord de Barcelone avec plusieur arme de guerre .  Il est transféré en France le 4 octobre 2007 , en compagnie des deux complices interpellés avec lui, et écroué dans un lieu tenu secret pour des "raisons de sécurité".

    Pascal Payet est marié et a deux enfants .

     

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  • François Besse est né le 25 juillet 1944. Il fut un célèbre truand  français, surnommé "roi de l'évasion", "l'anguille" et lieutenant de Jacques Mesrine , durant quelques mois. Il est aujourd'hui renommé pour sa vision philosophique acquise en prison.

    Après quelques vols sans importance, il est accusé de preparer un vol en 1971 ce qui lui vaudra sept ans de réclusion à la prison de Gradignan (dont il s'évadera le 9 mai 1971).

    Le 8 mai 1978, c’est le quartier de haute sécurité de la Santé où il fait la connaissance d'un autre détenu célèbre : Jacques Mesrine. Grace à des complicités au sein de la prison (qui introduiront des armes à leur attention), Mesrine et Besse parviennent à neutraliser leurs gardiens, escaladent le mur d'enceinte et s'évadent de cette prison réputée inviolable, laissant derrière eux un codétenu abattu par la police.

    L'association des deux hommes permettra la réalisation de plusieurs coups spectaculaires, comme le hold-up du casino de Deauville (136 774 francs de butin) ou la prise d’otages de la famille d’un banquier de la Société générale (350 000 francs).

    Après une année passée ensemble, ils se séparent: "Il voulait se venger, je ne voulais pas", raconte Besse.

    Sa nouvelle cavale le mène en Espagne, en Belgique puis à nouveau en France où il disparait pour ne plus donner signe de vie pendant plus de 10 ans. Finalement arrêté à Tanger en novembre 1994 puis extradé, il comparait le mardi 4 juin 2002, devant la cour d’assises de Paris, pour l’examen de six grandes affaires criminelles des années 70 (pour lesquelles il avait été condamné par contumace, à la peine de mort et à la réclusion à perpétuité).

    Évoquant son parcours sans aucune complaisance, Besse s'adressera en ces termes à la cour :«Aujourd’hui, mon regard sur cette époque est sans conteste un jugement négatif. Je ne revendique rien, je ne peux être un modèle dans cette révolte, je me suis trompé».

    Il écopera finalement d'une peine de 8 ans qui doit théoriquement s’achever en 2009. François Besse sortira finalement de prison le lundi 27 février 2006 à l'aube.

    «Hier, Monsieur l’avocat général, vous avez lancé comme un espoir pour moi et cet espoir je ne peux l’accepter pour moi-même. Je voudrais qu’il soit pour tous ceux qui sont sur un mauvais chemin et qui peuvent penser que quelque chose peut changer. Je voudrais être cet exemple-là.»

    Titulaire du Baccalauréat qu’il a passé à 53 ans, et d’un diplôme de technicien du son, il a préparé en prison un Deug de philosophie.


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  • Né en 1953 à Saigon, il arrive en France trois ans plus tard avec sa famille pour vivre dans un bidonville en banlieue parisienne. Selon une psychologue, « Jean-Claude Bonnal a eu une enfance très déstructurée, un père alcoolique et violent, une mère débordée par douze enfants. C’est un écorché vif ». Petit, le visage émacié, l’ancien du « gang de la banlieue sud » a commencé les braquages dès 1972, les enchaînant ensuite entre deux séjours en prison. Après plusieurs condamnations, il est acquitté, une fois, en juin 2004, pour l’attaque d’un bureau de change du magasin Le Printemps à Paris, le 24 novembre 1998. Deux suspects, dont Bonnal, avaient été arrêtés et libérés en décembre 2000 pour « prolongation de détention provisoire non motivée ». Bonnal est soupçonné d’avoir profité de cette libération pour commettre, le 6 octobre 2001, le  braquage du bar tabac Le Fontenoy où une serveuse de 24 ans et une femme de ménage de 38 ans sont tués d'une balle dans la tête par trois hommes venus cambrioler l'établissement. La fille des propriétaires, âgée de 9 ans, réussit à échapper à l'attention des agresseurs pour donner l'alerte. Son témoignage permet aux enquêteurs d'interpeller Hakim Bouhassoune, Brahim Titi et Jean-Claude Bonnal dans des hôtels du Val-de-Marne  Le premier reconnaît la participation à l'agression en compagnie de Bonnal et Titi qui, eux, nient.   et dix jours plus tard le 16 octobre 2001 au petit matin, un couple du Plessis-Trévise et leurs deux enfants d'une vingtaine d'années sont ligotés dans leur pavillon par cinq hommes qui recherchent des bijoux. Appelés discrètement par une nièce, dont les cambrioleurs ignorent la présence, des policiers arrivent rapidement sur les lieux. Au cours d'une fusillade, deux policiers seront tués et un troisième blessé.

    Les hommes de la police scientifique parviendront à identifier l'empreinte génétique de Brahim Titi sur une cagoule laissée sur les lieux tandis que l'ADN de Jean-Claude Bonnal sera relevé par son empreinte présente sur un gant retrouvé également sur les lieux.

     La cour d'assises du Val-de-Marne a reconnu ce délinquant multirécidiviste coupable de six meurtres commis en 2001. Il a été jugé en compagnie de cinq coaccusés. Jean-Claude Bonnal, surnommé "le Chinois", a été condamné dans la nuit du mardi 31 janvier au mercredi 1er février 2006 par la cour d'assises du Val-de-Marne à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté incompressible de vingt-deux ans, pour six meurtres commis à l'automne 2001. Après une quinzaine d'heures de délibération, la cour et les neuf jurés ont suivi l'avocat général, qui avait requis la semaine dernière cette peine, la plus lourde prévue par le code pénal.


  • Né d'une famille modeste le 10 octobre 1973 a Cassino. Ses parent émigrent en France avec ses six freres et soeurs au début des année 80 . Il grandit en banlieue Parisienne a Choisy-le-Roi dans le Val de Marne .

    Fiché au grand banditisme depuis le milieu des année 90 , il est soupçonné d'une quinzaine de braquage et d'une tentative de meutre.

    Ferrara est en cavale depuis 1998. En juillet 1999 il participe au braquage de la poste de Joinville-le-Pont. Il sera condamné pour ce braquage en février 2006 a onze ans de prison .

    Antonio Ferrara et Joseph Menconi sont soupçonné d'avoir participé le 26 decembre au braquage d'un forgon blindé de la Brink's près de la porte de Gentilly . Un commando d'une dizaine d'hommes a bord d'un camion et d'une Jeep bloque le forgon. Plusieurs hommes ouvrent le feu , puis place une charge explosive sur la porte du forgon et font explosé la porte . Puis ils embarques a bord de deux voiture avec des girophares.  Il dérobe alors la somme de 6 millions d'euros ( il n en sera retrouvé que le tiers ) .

    Le lendemain de l attaque ,la BRB ( briguade de repression du grand banditisme ) interpelle six hommes. Les policiers découvrent lors d'une perquisition un veritable arsenal de guerre : des fusil d'assaut , des pistolets mitralleurs , un lance roquette , 50 kilos de munition , un demi kilo d explosif mais aussi des gilets pare-balle et de faux papier . L'ADN de Ferrara et de Menconi seront retrouvé sur different objet saisi pendant la perquisition . Il sera condamné le 22 decembre 2006 a onze ans de reclusion .

    Le 13 juillet 2002 il sera arrété et emprisoné a la maison d arret de Fresne apres quatre année de cavale.

    Le 12 mars 2003 vers 5 heure du matin un commando lourdement armé et tres bien preparé font feux sur les miradors de la prison de Fresne , puis font explosé le mur et sorte Ferrara de la prison . Cette opération n aura pas pris plus de dix minutes.

    Le 10 juillet 2003 alors que Ferrara se trouve dans un bar du 12 eme arrondissement parisien avec deux pointure du grand banditisme dont un qui est en cavale depuis 1998 . 40 policiers sont mobilisé, Ferrara n aura pas le temps de sortir son arme de l étuit mais il etait déterminé a en découdre avec les forces de l ordre.

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