• « Le pasteur des pauvres » a fait des centaines de victimes

    L'AFFAIRE secoue les Dom-Tom depuis quelque temps. Marc Dehi, surnommé « le pasteur des pauvres» par ses supporteurs, a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée» et « exercice illégal de la profession de banquier » par un juge d'instruction de Fort-de-France (Martinique). L'homme et une de ses proches collaboratrices ont été placés en détention provisoire pendant six mois avant de recouvrer la liberté au début du mois de janvier dernier.

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    Marc Dehi a versé une caution de 150 000 € avant de sortir de prison.

    La justice lui reproche d'avoir mis sur pied un système de financement pyramidal : en échange d'un dépôt de 1 500 €, le souscripteur était sensé toucher, au bout de quatre mois, 400 € tous les mois pendant deux ans, soit 9 600 €. Le taux d'intérêt de l'investissement frisant les 600 % ! Mais beaucoup n'ont jamais récupéré leur mise...

    « En Guyane, ce sont des gens très pauvres qui se sont laissé séduire »

    « C'est du jamais-vu ! ironise un proche de l'affaire. Aucun établissement financier au monde ne peut proposer un tel retour sur investissement. Dans ce type d'escroquerie, les premiers clients sont payés avec l'argent des derniers souscripteurs. Cela s'appelle de la cavalerie. Pour l'heure, un peu plus d'un millier de victimes ont été recensées principalement en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Mais le système s'est étendu à l'île de Saint-Martin, à la Réunion, au Surinam et en métropole, notamment en région parisienne et dans la banlieue de Lyon. »

    Marc Dehi, citoyen américain, d'origine ivoirienne, pasteur au sein de l'Eglise évangélique de la Pentecôte basée aux Etats-Unis, est parvenu à ses fins après avoir mis en place un vaste réseau de « commerciaux ». Les victimes étaient séduites lors de conférences organisées dans de grands hôtels. « Certaines personnes ont souscrit plusieurs plans de 1 500 €. Un client a même été jusqu'à débourser 150 000 €. Beaucoup se sont endettés. En Guyane, ce sont des gens très pauvres qui se sont laissé séduire. En revanche, en Guadeloupe, des fonctionnaires, des chefs d'entreprise et même des banquiers sont tombés dans le panneau. »

    Au cours de leurs investigations, les policiers de la PJ des Antilles ont identifié deux sociétés, Omega Consulting et Neurotones, chargées de collecter les fonds. « Omega Consulting voulait promouvoir son système de souscription en sponsorisant le Tour cycliste de Guadeloupe, relate un enquêteur. Ses dirigeants avaient prévu 11 000 € pour faire de la pub sur le parcours du tour. »

    En épluchant les dossiers de la société Neurotones, les policiers ont également découvert l'existence de cinq plans de souscription baptisés « amélioration de la vie », « préretraite », « retraite », « accession à la propriété » et « spécial étudiants ».

    « En août 2007, des commerciaux ont été repérés en train de démarcher des étudiants sur le campus de l'université de Pointe-à-Pitre, relate un policier. Marc Dehi a été interpellé dans la foulée. Il s'est défendu en expliquant que son système était parfaitement viable. Il prétend se substituer aux banques en investissant l'argent récolté dans des achats divers en Afrique et en Europe. »

    Plusieurs commissions rogatoires internationales ont été délivrées par la justice afin de faire toute la lumière sur de nombreux transferts de fonds

    source : le parisien


  • Commentaires

    1
    visiteur_www.gedeonf
    Samedi 21 Juin 2008 à 02:34
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